Société

Procès Hélène Pastor: «On n’est pas aux marionnettes, on est aux assises, ici!»

Temps de lecture : 12 min

Au neuvième jour du procès de l'assassinat d'Hélène Pastor, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône assiste, incrédule, à la déposition de Wojciech Janowski, le commanditaire présumé.

Croquis de Wojciech Janowski devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, le 17 septembre 2018 | Benoit Peyrucq / AFP
Croquis de Wojciech Janowski devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, le 17 septembre 2018 | Benoit Peyrucq / AFP

Nice. Mai 2014. Un homme tire au fusil de chasse sur Hélène Pastor, riche héritière monégasque de 77 ans, et son chauffeur et homme de confiance, Mohamed Darwich, 64 ans. Depuis le 17 septembre 2018, dix personnes sont jugées par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence pour leur implication, à divers échelons, dans ce double assassinat.

Cet article est le troisième épisode du récit de ce procès. Retrouvez les précédents:
> «Cette idée grandissait en moi en voyant chaque soir ma femme détruite»
> «Oui, j’ai commandité ce meurtre. Mais ce n'était pas facile d’utiliser le mot “tuer”»
> «Ce “je t’aime” et “t'es nul à chier” va me faire vivre l’enfer»

C’était un soir dans la salle des pas perdus. Alors que l’audience se prolonge dans la soirée, deux policiers discutent.

- La fille de madame Pastor doute.
- C’est difficile de se dire qu’on s’est trompé pendant trente ans de sa vie.

Dans la cacophonie des versions entendues à la barre, Sylvia Ratkowski doit choisir entre deux: celle de son coach sportif, Pascal Dauriac («Je confirme la gravité de mes propos. Je plaide coupable»), ou bien celle de son ancien compagnon, Wojciech Janowski («Je suis innocent de tout. Je n’ai commis aucun crime»).

Le premier, qui lui dispensa des cours de gym pendant treize ans, accuse le second, avec qui elle est restée pendant vingt-huit ans, d’avoir commandité le meurtre de sa mère et de son chauffeur.

Si l’un dit la vérité, l’autre ment. Et Wojciech Janowski a déjà menti sur ses escroqueries; Sylvia a eu les chiffres sous les yeux. Mais là où certaines personnes verraient dans le mensonge de longue durée une preuve à charge, Sylvia trouve que ce serait peut-être trop pour un seul homme, et pour elle-même.

À la barre, elle dit pourtant: «Je ne pardonnerai jamais. [...] Si en plus il est le commanditaire…». Et puis il y a ses paroles dithyrambiques à l’égard de Pascal Dauriac, celles tirées de ses auditions de 2014 et relues devant la cour d’assises –«Cela fait plus de dix ans que je le connais, c’est quelqu’un de très doux, très aimable, très patient [...]. Un brave bougre, gentil, bien élevé»–, désormais ponctuées d’une nuance: «Oui, j’ai dit ça. À l’époque.»

Sylvia doute, et toute son incertitude tient en quelques mots: «J’ai perdu ma mère et j’ai perdu l’homme de ma vie.» Si la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, dont elle attend tant les réponses, prononce la culpabilité de Wojciech, alors cette expression, «l’homme de sa vie», n’aura plus aucun sens.

Mais Janowski lui-même ne fait pas sens.

«Il est avec nous comme il est au parloir»

Au matin du neuvième jour d’audience, il commence par déclarer: «J’essaierai d’être chronologique dans mes réponses.» Puis, dans sa logique propre, il crie: «La garde à vue a été falsifiée! [...] Dans le procès-verbal, c’est à la cote 7642, ils m’ont posé des questions sur les finances pendant une heure. Beaucoup de questions ont disparu; beaucoup de réponses ont disparu. Tous les policiers qui se sont présentés devant vous ont fait des erreurs!» «Madame Sylvia Ratkowski, ma compagne, reprend-il plus calmement, la seule chose qu’elle a oublié de mentionner, c’est que la maison à Londres a été signée devant un notaire.»

La procédure veut que l’accusé ne soit pas interrompu pendant sa déposition. «À propos de l’hypothèque de la maison… D’abord, pour les travaux, j’ai fait un prêt; c’était une maison sans sous-sol. Le deuxième prêt a été pour l’achat d’un bateau; c’était un cadeau pour Sylvia.»

Le malaise est palpable dans la cour d’assises. «Il y a eu un troisième prêt, pour un dernier bateau. Après la maladie de Sylvia, on a dû s’adapter. En fait, c’était un bateau en leasing…» Son avocat, Me Dupond-Moretti, le raisonne: «Monsieur Janowski, ça, pour tout ce qui est le volet financier, on verra plus tard.»

Alors Wojciech Janowski parle de son autre sujet favori: Sylvia. Il raconte qu’ils se sont rencontrés le 21 juillet 1986, qu'ils se sont recroisés par hasard au cinéma peu de temps après et comment, «à partir de ce moment-là, ça a été excessivement rapidement». Il explique que c’était «un amour comme [il] n’en avait pas connu auparavant», et que très vite, la mère de Sylvia a voulu le rencontrer.

«J’arrive et elle était là, avec Philippe Pastor.» Ses yeux se mettent à parcourir le banc des parties civiles. «Je ne sais pas s’il est là?» Il le voit enfin, assis sur une chaise du fond. «Ah, oui! Bonjour!» Il ne sait pas que la veille, Philippe Pastor –le cousin de Sylvia– lui donnait quelques noms d’oiseaux au micro de la radio locale.

Un jour, Sylvia annonce à Wojciech: «Nous sommes deux.» Il ne comprend pas de suite. Elle lui sort alors une photo de sa fille, Olivia. «Ça n'a pas changé grand-chose.» Dans le public, un homme tend un mouchoir à Olivia, qui essuie une larme sous le regard de son garde du corps.

«Monsieur Janowski. Écoutez-moi bien. On en est à la phase du procès où l’on vous demande de parler des faits que l’on vous reproche.»

Éric Dupond-Moretti, avocat de Wojciech Janowski

Mais de fait, Sylvia est liée à l’argent. «[Elle] m’a beaucoup aidé, elle m’a ouvert les portes pour ma société. Elle était adorée par les investisseurs.» Et Janowski de se perdre à nouveau dans des imbroglios financiers surréalistes.

Alors qu’il est en train de parler de la guerre Irak-Koweït et de ses conséquences sur le marché mondial, Me Dupond-Moretti se lève. Avec un sourire gêné, il s’adresse au président: «Monsieur Janowski, il est avec nous comme il est au parloir», puis se retourne vers son client. D’un ton ferme, il l’avertit: «Monsieur Janowski. Écoutez-moi bien. On en est à la phase du procès où l’on vous demande de parler des faits que l’on vous reproche.»

«Janowski, c’est un citron que j’ai pressé»

«Ici, à part Monsieur Dauriac, je connais ma nièce [Katarzyna Janowska], Monsieur Pointu…» Francis Pointu, bientôt 62 ans, a été le codétenu de Pascal Dauriac, avant d'être transféré dans la même prison que Wojciech Janowski. Là, Pointu lui fait croire que son ancien coach sportif lui a confié avoir «accusé à tort un Polonais». Janowski lui fait remettre, par l’intermédiaire de sa nièce Katarzyna Janowska, plusieurs enveloppes bourrées d’argent, afin qu’il livre son témoignage à la police.

À la barre, Pointu dira: «Pour moi, Janowski, c’est pas un Dieu: c’est un citron que j’ai pressé. Y'a pas de Dieu, pour moi!» Tout était faux, la combine a vite été découverte. Et aujourd’hui, Francis Pointu comparaît pour faux témoignage. Un jour où il pensait envoyer un texto sur le portable polonais de Katarzyna, il a envoyé: «J’ai bien reçu l’argent» au service client SFR.

Wojciech Janowski continue de discourir: «Les accusés, je ne les connais pas. Je ne connais pas leur adresse, où ils habitent, s’ils sont coupables ou pas coupables, je ne sais rien. J’ai découvert avec vous une partie de ma vie que je n'ai jamais connue. On pourrait écrire un livre ou un film, une tragédie qui tourne! Le seul moment où j’ai découvert que monsieur Dauriac avait fait quelque chose, c’était en garde à vue. Je ne lui ai donné aucun argent, sauf… Mais ça, on en parle maintenant?»

Voilà près de deux semaines que Katarzyna Janowska, la nièce de Janowski, écoute les débats en français, un interprète à ses côtés. Elle comparaît libre devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence pour subornation de témoin. De temps à autre, elle griffonne dans son carnet, un dossier ouvert sur les genoux.

Un soir, vers dix-neuf heures, on lui demande enfin de se lever. À la barre, elle raconte: «Je suis née en 1970 en Pologne. Il n’y avait rien, pratiquement rien à manger. Je me rappelle que mon oncle a quitté la Pologne en 1982, pendant les soulèvements. Il voulait faire venir sa mère, mais elle ne voulait pas. Il a réussi à s’échapper. Ensuite, il nous aidait sans arrêt, il envoyait des habits… Mon oncle a pris un rôle, en Pologne, celui de chef de famille. Ma famille, c’était ma mère, ma grand-mère et moi.»

De sa main, elle fait un geste au ras du sol, puis au-dessus de sa tête. Son interprète traduit: «Nous étions très bas, et eux à Monaco. Avec ma tante [Sylvia], ils étaient au sommet. Je suis allée le voir à Monaco. Je suis entrée à Decathlon et de voir tout ça… C’était le paradis. Ça n’existait pas.»

«Il a remplacé mon père pendant trente-sept ans, comment penser qu’il puisse me demander quelque chose d’illégal?»

Katarzyna Janowska, nièce de Wojciech Janowski

Janowska explique qu’en 2010, après ses études de droit, elle est devenue avocate en Pologne. «D’un seul coup, c’est moi qui suis devenue cheffe de famille. Quand l’affaire a commencé, tout s’est terminé. Je me suis trouvée là-dedans. Plus personne ne voulait me parler, après.»

Devant le juge d’instruction, elle s'est offusquée: «Il a remplacé mon père pendant trente-sept ans, comment penser qu’il puisse me demander quelque chose d’illégal?» Elle pensait que l’argent dans les enveloppes devait servir à rembourser une vieille dette à une femme. Elle n’a jamais rencontré Francis Pointu.

«Je ne pense pas que mon oncle a fait exprès de me mettre dans cette situation. Ce que je sais, c’est que c’est une personne unique qui a toujours subvenu aux besoins de sa famille», ajoute-t-elle devant la cour.

L’argent qu’elle a remis provient de ses fonds personnels. Si elle ne les avait pas eus, Janowski lui avait enjoint d’hypothéquer la maison de la grand-mère malade. Et puis il lui avait demandé autre chose. «Il voulait l’arbre généalogique de la famille, pour savoir si elle avait été importante dans le passé, du temps du royaume de la Pologne.»

«J’avais peur pour ma famille»

Si Janowski avoue avoir versé de l’argent à Dauriac, c’est, dit-il, pour protéger sa famille. Le coach sportif parlait constamment d’une menace qui pesait sur eux, qu’il valait mieux payer pour que rien ne leur arrive. Pendant ses cours de gym, Dauriac ne lui montrait que des exercices «qui faisaient démonstration de sa force».

Autrefois, la police monégasque les avaient alertés, Sylvia et lui, d’un risque de kidnapping pesant sur leurs filles. L’affaire s’était révélée être une fausse information, mais qu’importe: Janowski avait peur pour elles.

Devant les enquêteurs, Sylvia avait lancé: «Rien ne lui faisait peur. Il a toujours été quelqu’un qui ne craignait personne. Je pense que c’est son passé [...], la séparation de sa famille. Tout cela l’a endurci

«Je sais rester calme. Je ne pense pas que je suis coupable parce que je suis calme.»

Wojciech Janowski

Au micro du box des accusés, Janowski admettra lui-même, plus tard: «Vous savez, j’ai vécu en Pologne pendant vingt-et-un ans. Toutes les choses que ma famille possédait ont été nationalisées, on n’avait plus rien. Mon père a été torturé parce qu’il était pro-Pologne, contre le communisme. Donc je sais rester calme. [...] Je ne pense pas que je suis coupable parce que je suis calme.»

À la police, Sylvia a précisé que si Dauriac avait menacé son compagnon, «il l’aurait envoyé bouler en lui disant “espèce de sale con”». Qui est devenu le coach de qui, qui avait une emprise sur qui?

«Sylvia a tout à fait raison. Il n’y a pas grand-chose qui existe qui me ferait peur. Mais j’avais peur pour ma famille. Je le dirai jusqu’à la fin du procès. Pour ma famille, je ferai tout», consent Janowski devant la cour.

«Les menaces, c’était pas vers moi, c’était vers ma famille!, assène-t-il. Le 12 janvier 2012, Sylvia a eu son cancer horrible, il y a des gens ici qui savent ce que c’est d’avoir un cancer ou un cancer dans leur famille. Je restais à côté d’elle pendant les soins, je pleurais, je regardais ce poison entrer dans ses veines! C’est dans ce contexte que Dauriac me disait: “Votre famille est menacée.”»

Une jurée écrit furieusement sur son carnet de notes, en secouant la tête.

Quelqu’un demande alors à Janowski de confirmer une phrase dite en audition: «J'ai juste demandé [à Pascal Dauriac] de résoudre mon problème, car mon problème, c'était ma belle-mère.»

- Que vouliez-vous dire par «résoudre le problème»?
- La mère de Sylvia parlait en permanence en mal de Sylvia. Ma demande était seulement que monsieur Dauriac puisse parler à ses client en bien de nous
[...], pour qu’ils changent d’opinion à propos de nous.

«Excusez-moi, mes réponses ne vous plaisent pas?»

Janowski ne voit pas toujours ce qui se joue dans la salle d’audience, mais il est capable d’entendre l’agacement du président, de l’avocat général et des avocats des parties civiles. À la fin de ses réponses interminables, il ajoute régulièrement: «Excusez-moi, mes réponses ne vous plaisent pas?». Il tente d’avoir une longueur d’avance sur la stratégie des uns et des autres, en signalant d’un air satisfait: «Aaah, oui. Je vois où vous voulez en venir.» Il s’énerve à la moindre moue dubitative des avocats de la partie civile: «Vous tournez les bras, vous tournez la tête, qu’est-ce que vous insinuez?»; «On n’est pas aux marionnettes, on est aux assises, ici!»

À l’un d’entre eux, qui pense en avoir terminé avec lui, il vocifère: «Non maître, vous ne faites pas ça. Vous ne me tournez pas le dos pendant que je réponds à la question. Vous restez là!» L’avocat sourit: «Je repensais justement à votre relation avec Monsieur Dauriac

À plusieurs reprises, Janowski martèle: «Il n’y a aucune preuve contre moi, le dossier est vide!»

- Monsieur Dauriac…, reprend le président.
- Monsieur Dauriac, oui, félicitations, vous avez un très bon témoin, le coupe Janowski.
- Ce n’est pas un témoin, c’est un accusé qui risque aussi la réclusion criminelle à perpétuité.

Quand il ne noie pas les jurés sous des élucubrations sur la santé mentale d’Hélène Pastor ou la santé physique de Sylvia Ratkowski, Wojciech Janowski palabre sur les conditions de sa garde à vue. «La garde à vue, c’était quelque chose d’horrible. Je ne pensais même pas que ça existait. C’est en Afrique, peut-être, que ça existe.» Il parle des toilettes bouchées, de l’odeur des geôles, de la nourriture pire que celle que l'on donnerait à son chien.

«Je lui demande si Mohamed Darwich était une victime collatérale. Il m’a demandé ce que voulait dire collatéral.»

Catherine Messineo, enquêtrice

Après ses aveux en garde à vue, qu’il a ensuite réitérés à Sylvia devant les enquêteurs, Janowski s’est rétracté. Il dit avoir cru que Sylvia était toujours retenue, et pensait la faire libérer en s’accusant. Il prétend ne pas avoir pas compris le sens du mot «commanditer» dans la question: «Avez-vous commandité le double assassinat?»

«Pour l’anecdote, rapportait la commandante Catherine Messineo lors de sa déposition à la barre, au moment des aveux, je lui pose la question sur Mohamed Darwich. Je lui demande s’il a commandité le meurtre, il me dit que non, alors que pour celui d’Hélène Pastor, il a expliqué l’avoir bien commandité. Je lui demande donc si Mohamed Darwich était une victime collatérale. Il m’a demandé ce que voulait dire collatéral.»

Dans le box des accusés, le jour de son interrogatoire, Janowski se prend à imiter la commandante Messineo battant des bras: «Pauvre fille!»

«Il était à la fois faible et fort»

Parfois, son français est grossièrement rudimentaire –«Je dis vérité» mais le naturel revient vite au micro, où il emploie tour à tour des termes d’argot et locutions que seule une personne ayant passé trente ans en France utiliserait –«sale comme un peigne».

L’avocate générale se lève: «Quels adjectifs donneriez-vous à Monsieur Dauriac?»

- Grand, musclé, baraqué, intelligence moyenne, doux et exceptionnellement fort, répond Janowski.
- Doux et fort ? Vous avez une interprète, alors est-ce que vous pouvez le lui dire en polonais, pour qu’elle traduise précisément?

L’interprète approche son oreille du box des accusés et répète: «Il était à la fois faible et fort.»

À la fin de sa déposition, en ce neuvième jour de procès, Janowski conclut: «Pascal Dauriac, il a toujours eu tendance, comme tous les gens qui ont travaillé avec nous... Il arrivait, il pleurait, il pleurnichait, des problèmes avec sa mère, avec sa sœur, sa sœur elle a pas d’argent pour payer frigo, et ma voiture… Tout le temps! Du moment qu’il baissait la garde, il était faible.»

À l’issue de la deuxième semaine du procès Pastor, le poids de la solitude s’abat à nouveau sur Sylvia Ratkowski. Car tous les autres vivent déjà avec la certitude que l’amour, pas plus que l’argent, ne triomphe de tout.

Le verdict du procès sera prononcé le 19 octobre.

Elise Costa Chroniqueuse judiciaire

Newsletters

Le guide du jardinier punk

Le guide du jardinier punk

Pour répondre à l'urgence climatique et écologique, le paysagiste Éric Lenoir publie un livre qui résume son approche punk du jardinage.

Les États de l'Union européenne et les géants du web, main dans la main pour faciliter la censure

Les États de l'Union européenne et les géants du web, main dans la main pour faciliter la censure

Le texte européen le plus liberticide de cette décennie est en approche.

Un homme bloqué deux jours dans la ventilation d’un restaurant chinois

Un homme bloqué deux jours dans la ventilation d’un restaurant chinois

Attention si vous êtes claustrophobe, n’allez pas plus loin, cet article est votre pire cauchemar.

Newsletters