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Si la Chine déclarait la guerre à Taïwan, l'issue pourrait bien la surprendre

Temps de lecture : 14 min

Pékin prétend pouvoir s’emparer de l’île facilement, mais l’armée chinoise a de bonnes raisons de se méfier.

Exercice de débarquement de l'armée chinoise sur la côte près de Taïwan, le 10 septembre 1999 | STR / Xinhua / AFP
Exercice de débarquement de l'armée chinoise sur la côte près de Taïwan, le 10 septembre 1999 | STR / Xinhua / AFP

Lorsque le président chinois Xi Jinping a évoqué en 2017, face au 19e Congrès du Parti, l’avenir de Taïwan, son message était menaçant et sans équivoque: «Nous avons une volonté ferme, une confiance complète et les capacités suffisantes pour vaincre toute forme de complot sécessionniste ou indépendantiste de la part de Taïwan. Nous n’autoriserons jamais personne, aucune organisation, aucun parti politique à séparer de la Chine quelque partie du territoire chinois que ce soit, jamais et sous aucune forme.»

Cette remarque avait suscité les applaudissements les plus nourris de son discours de trois heures, mais cela n’a rien de nouveau. L’invincibilité des armes chinoises face aux «séparatistes» taïwanais et l’inévitabilité de la réunification sont des thèmes constamment avancés par le Parti communiste chinois.

À la base de la menace prononcée par Xi, on retrouve la conviction que l’armée de libération du peuple a la puissance de feu nécessaire pour vaincre l’armée de Taïwan et détruire sa démocratie, si nécessaire par la force. Xi sait bien quelles seraient les conséquences d’un échec. «Nous avons la détermination, la capacité et la préparation nécessaires pour faire face à l’indépendance de Taïwan, déclarait-il en 2016, et si nous ne nous en occupons pas, nous serons renversés.»

La Chine multiplie les actions de pression économique et diplomatique sur l’île depuis l’élection de Tsai Ing-wen et du Parti démocratique progressiste, favorable à l’indépendance.

Les rodomontades chinoises dans le détroit de Taïwan sont monnaie courante, mais la Chine n’est peut-être pas capable de mettre ses menaces répétées à exécution. Malgré la grande différence de taille entre les deux pays, il est bien possible que Taïwan soit capable de repousser une attaque chinoise, même sans l’aide des États-Unis.

Le scénario espéré par la Chine

Deux études récentes, l’une par Michael Beckley, politiste à l'Université Tufts, l’autre par Ian Easton, chercheur pour l'Institut Projet 2049 et auteur de The Chinese Invasion Threat: Taiwan’s Defense and American Strategy, nous fournissent une vue claire de ce à quoi pourrait ressembler une guerre entre Taïwan et la Chine.

S’appuyant sur des statistiques, des manuels, des documents de stratégie de l’armée chinoise elle-même ainsi que sur des simulations et des études menées par le département de la Défense des États-Unis et le ministère taïwanais de la Défense nationale, ces recherches révèlent une image du potentiel conflit bien différente des annonces officielles du Parti.

Le commandement militaire chinois craint de se trouver piégé dans un conflit armé face à un ennemi mieux entraîné, plus motivé et davantage préparé aux rigueurs de la guerre que les forces que l’armée chinoise pourrait envoyer face à lui. Une guerre ressemblerait bien moins à une inévitable victoire de la Chine qu’à un pari extraordinairement risqué.

Des avions de combat J-15 sur le porte-avions chinois le Liaoning, le 24 avril 2018 en mer de Chine orientale | AFP

Des documents de l’armée chinoise révèlent que celle-ci imagine que ce pari commencera avec des missiles. Pendant des mois, l’armée de libération du peuple aura préparé cette salve initiale; de la première seconde de la guerre jusqu’au jour du début l’invasion, ces missiles siffleront en direction de la côte taïwanaise, en vue de toucher les pistes de décollage, les centres de communication, les équipements radar, les carrefours de transport et autres bureaux gouvernementaux.

Dans le même temps, des agents secrets et des forces spéciales convoyées discrètement jusqu’à l’île débuteront une campagne d’assassinats ciblés visant la présidente et son cabinet, les autres responsables du Parti démocratique progressiste, les hauts fonctionnaires clés de l’administration, des personnalités médiatiques de premier plan, des scientifiques et ingénieurs importants, ainsi que leurs familles.

Le but visé est double. Dans le sens tactique le plus étroit, l’armée chinoise espère détruire la plus grande partie possible de l’armée de l’air taïwanaise et, à partir de là, rendre les choses suffisamment chaotiques au sol pour l’empêcher de décoller assez rapidement pour s’opposer au contrôle des airs par la Chine.

Le deuxième objectif de la campagne de bombardement est plus simple: il s’agit de paralyser. Si la présidente est éliminée et le pouvoir politique muet, les communications bloquées et les déplacements impossibles, les forces taïwanaises se trouveront sans direction, démoralisées et désorientées.

C’est sur cette campagne de «choc et terreur» que sera fondée l’invasion elle-même. Cette invasion sera la plus grande opération militaire amphibie de l’histoire. Des dizaines de milliers de navires, dont la plupart auront été empruntés à la marine marchande chinoise, seront réunis pour transporter un million de soldats chinois sur la rive orientale du détroit, en deux vagues. Leur débarquement sera précédé par une furie de missiles et de roquettes lancées depuis les unités de lancement de Fujian, par des bombardiers de l’armée de l’air chinoise volant au-dessus du détroit et par la flotte d’escorte elle-même.

Isolées et dépassées, les forces taïwanaises qui auront survécu jusque-là seront bientôt privées de ressources et contraintes d’abandonner les plages. Lorsque les têtes de pont auront été sécurisées, le processus reprendra: maîtresse des airs, la Chine pourra choisir ses cibles, le commandement taïwanais sera détruit et ses unités seront balayées par la progression de l’armée de libération du peuple.

En une semaine, elle marchera sur Taipei; en deux semaines, elle aura mis en place une loi martiale draconienne, de façon à transformer l’île en base avancée improvisée, que l’armée chinoise devra défendre face à la contre-attaque à laquelle on peut s’attendre de la part du Japon et des États-Unis.

Il s'agit du meilleur scénario possible pour l’armée chinoise, mais il est loin d’être certain que l’île pourrait être défaite et rendue docile deux mois après le débarquement.

La préparation de l'armée taïwanaise

L'un des obstacles principaux tient au fait que l'offensive de l'armée de libération du peuple ne bénéficierait d'aucun élement de surprise. L’invasion ne peut avoir lieu qu'en avril ou en octobre. En raison des défis posés par la météo dans le détroit, une flotte de transport ne pourrait le traverser que pendant l’une de ces deux fenêtres de quatre semaines. L’invasion serait d’une telle ampleur que la surprise stratégique ne sera guère possible –notamment si l’on considère la pénétration mutuelle de chaque camp par les agences de renseignement de l’autre bord.

Les conditions piégeuses du détroit de Taïwan

* Le brouillard est un facteur opérationnel majeur du 15 février au 15 juin, le pire brouillard étant présent le matin en avril et mai, avec une visibilité moyenne de deux kilomètres au printemps, quatre kilomètres en hiver et dix kilomètres en été.
** Le vent et la houle sont fortes début mars et s'affaiblissent au fil du mois. Le phénomène est inversé au mois d’octobre.
*** Dans le détroit, les courants sont forts en été, et faibles en hiver.
Source: Ian Easton, The Chinese Invasion Threat: Taiwan's Defense and American Strategy in Asia, p. 172.

Easton estime que les dirigeants taïwanais, américains et japonais seront avertis que l’armée chinoise prépare une guerre de l’autre côté du détroit plus de soixante jours avant que les hostilités ne commencent. Et ils sauront avec certitude qu’une invasion va avoir lieu plus de trente jours avant la mise à feu des premiers missiles.

Cela donnera à Taïwan le temps nécessaire pour déplacer ses infrastructures de commandement et de surveillance dans des tunnels de montagne blindés, éloigner sa flotte des ports vulnérables, arrêter les individus suspectés d’être des agents de renseignement, remplir l’océan de mines, disperser et camoufler des unités de l’armée partout dans le pays, mettre l’économie nationale sur le sentier de la guerre et distribuer des armes à ses quelque 2,5 millions de réservistes.

Entraînement annuel des soldats taïwanais à une invasion, le 30 janvier 2018 à la base militaire de Hualien | Mandy Cheng / AFP

Il n’y a sur la côte ouest de Taïwan que treize plages où l’armée chinoise pourrait débarquer. Toutes ont été préparées à un potentiel conflit. De long tunnels recelant des dépôts souterrains font face aux sites de débarquement. Le bord surplombant chaque plage est déjà couvert de plantes pleines d’épines. Et les usines de traitement chimique sont monnaie courante dans les villes littorales, ce qui signifie que l'ennemi chinois devra se préparer à faire face à des nuages de gaz toxique que tout bombardement indiscriminé de leur part pourra libérer.

Voilà ce qu’il en est en temps de paix. Mais à mesure que la guerre approchera, chaque plage sera transformée en un musée de l’horreur. Les routes entre les sites éventuels de débarquement et la capitale ont été méthodiquement cartographiées. Dès que l’état d’urgence aura été déclaré, chaque étape du trajet sera rendue encore plus difficile à parcourir, ou piégée.

Les manuels de l’armée chinoise avertissent les soldats que les immeubles et les escarpements seront connectés par des câbles d’acier, pour surprendre les hélicoptères. Les tunnels, les ponts et les cols seront piégés avec des munitions destinées à exploser à la toute dernière minute. Bâtiment après bâtiment, tout le noyau urbain de Taïwan sera transformé en un archipel de petites redoutes destinées à attirer les troupes chinoises dans des combats urbains.

Ce que risque de vivre un soldat chinois

Pour saisir la force réelle de ces défenses, imaginez la façon dont un troufion de base de l’armée chinoise en fera l’expérience. Comme la plupart des simples soldats, c’est un petit gars de la campagne, issu d’une province pauvre. On lui a dit toute sa vie que Taïwan a été totalement et irrémédiablement assujetti à la puissance chinoise. Il aura a cœur de remettre les séparatistes à leur place. Pourtant, les choses ne se passeront pas comme il l’avait imaginé. Dans les semaines précédant la guerre, il découvrira que l’aînée de ses cousines, qui envoie de l’argent pour soutenir leurs grands-parents dans la province de Anhui, a perdu son emploi à Shanghai. Tous les virements depuis Taipei auront cessé, et les millions de Chinois et Chinoises qui travaillent pour des entreprises taïwanaises auront cessé de recevoir leur paie.

Notre soldat célèbre le début des hostilités à Shanwei, où il entame une formation de trois semaines sur les techniques de combat dans les jungles fétides et hostiles du sud de la Chine.

Des soldats chinois s'entraînent à utiliser des skis anti-boue, le 3 juin 2003 à Taizhou | Ho / AFP

L’armée chinoise le prive d’informations, mais les rumeurs courent: on dit que le retard de dix heures du trajet en train de la veille n’avait rien à voir avec la saturation du réseau, mais plutôt avec des saboteurs taïwanais. Les bruits de couloir d’aujourd’hui rapportent que le commandant en chef de la première brigade marine à Zhanjiang aurait été assassiné. Demain, les hommes se demanderont si les coupures d’électricité régulières ne sont vraiment qu’une tentative d’économiser l’énergie pour l’effort de guerre.

Mais au moment où il arrive à l’étape du rassemblement à Fuzhou, le mythe de l’invincibilité de la Chine a été détruit par davantage que des rumeurs. Les ruines grises des bureaux de l’armée à Fuzhou sont son introduction à la terreur d’une attaque au missile. Il se rassure peut-être en pensant que les tirs depuis Taïwan ne sont pas aussi nombreux que les tirs vers Taïwan, mais de telles réflexions ne peuvent pas grand-chose pour soulager ses nerfs mis à rude épreuve, et il n’a pas le temps de s’acclimater au choc. Explosion après explosion, sa confiance dans la capacité de l’armée chinoise à le protéger s’effrite.

La dernière et plus terrible étape survient alors qu’il fait partie des chanceux à embarquer dans un véritable bateau de combat amphibie, et non un navire civil converti à un usage militaire à la dernière minute. Les horreurs commencent.

Certains bâtiments de transport sont coulés par les torpilles taïwanaises tirées depuis des sous-marins gardés spécialement en réserve pour ce jour fatidique. Des missiles Harpoon tirés par des F-16, sortis pour la première fois depuis le début de la guerre de bunkers anti-atomiques cachés sous les montagnes, en détruiront d’autres. Mais ce sont les mines navales qui feront le plus de victimes. La flotille devra traverser champ de mines après champ de mines, certains larges de plus de dix kilomètres.

Des officiers de la marine taïwanaise examinent des mines navales lors de l'exercice annuel de simulation de guerre, le 22 août 2016. | Ho / Military News Agency / AFP

Souffrant du mal de mer à cause des rudes vagues du détroit, notre jeune soldat n’a plus qu’à prier pour que son navire parvienne à traverser. Tandis qu’il se rapproche de la terre, la pression psychologique s’intensifie. Le premier bâtiment à arriver à terre fera face, comme le montrent les recherches publiées par Easton, à un soudain mur de flammes s’élevant depuis les kilomètres de pipeline remplis de pétrole et immergés sous la surface.

Quand son navire parvient à traverser le feu (il est chanceux, car d’autres sont éperonnés ou pris dans des pièges), il se retrouve face à ce qu’Easton décrit comme un kilomètre de «filets tranchants comme des lames de rasoir, des panneaux hérissés de crochets, des planches arrachant la peau, des palissades en fils barbelés, des obstacles en câbles, des tapis de clous, des mines, des murs et des obstacles anti-tanks [...], des bambous pointus, des arbres à terre, des containers et des épaves de voitures».

À ce stade, la sécurité de notre soldat dépend largement de la capacité de son armée de l’air à distinguer les véritables pièces d’artillerie des centaines de fausses cibles et d’équipements-leurres que la Chine sait avoir été préparés par l’armée taïwanaise.

Les chiffres sont contre lui: comme le note Beckley dans une étude publiée à l’automne 2017, lors de la guerre du Golfe, les 88.500 tonnes de munitions bombardées par la coalition menée par les États-Unis n’ont pas détruit un seul lance-missile mobile irakien. La campagne de l’OTAN de soixante-dix-huit jours contre les défenses aériennes serbes n’est parvenue à détruire que trois des vingt-deux batteries de missiles mobiles ennemis. Il n’y a pas lieu de penser que les forces aériennes chinoises auront un meilleur taux de succès en ciblant l’artillerie mobile et les batteries de missiles taïwanaises.

Entraînement annuel de l'armée taïwanaise à une invasion chinoise, le 10 septembre 2015 à Hsinchu | Sam Yeh / AFP

Et si notre troufion parvient à survivre aux premiers obstacles qu’il aura rencontrés sur la plage, il devra alors faire face aux principaux groupes de l’armée taïwanaise –2,5 millions de réservistes armés dispersés dans les denses agglomérations et jungles de Taïwan–, avancer parmi des kilomètres de mines, de pièges et de débris.

C’est énormément demander à un simple soldat qui n’a pas d’expérience directe de la guerre. C’est bien plus encore à demander à un simple soldat qui croyait naïvement à l’invincibilité de l’armée de son pays.

En finir avec le défaitisme de Taïwan

Ce scénario fictif illustre le profond sentiment d’anxiété qu’exprime le manuel des officiers de l’armée chinoise: ceux-ci savent qu’une guerre serait un terrible pari, même s’ils ne l’admettent qu’entre eux. Mais ce manuel explique également les violentes réactions du Parti communiste chinois face à la moindre vente d’armes à Taïwan. Leur virulence trahit l’angoisse des dirigeants chinois: ils comprennent ce que ne perçoivent pas les Occidentaux les plus alarmistes.

Les analystes américains utilisent des termes comme «régime de frappe de précision avancée» ou «guerre anti-accès et d’exclusion de zone» pour décrire les tendances technologiques rendant extrêmement difficile toute tentative de projeter des forces navales et aériennes près de rivages ennemis. Les coûts associés favorisent la défense: il est bien plus facile de fabriquer un missile qui détruira un navire de guerre que de fabriquer ledit navire.

Mais si cela signifie que l’armée chinoise pourrait s'opposer à la projection de forces américaines pour une fraction de ce que cela coûterait aux États-Unis, cela signifie également que les démocraties impliquées en Asie orientale pourraient faire face à d’éventuelles agressions chinoises pour une fraction de ce que cela coûterait à l’armée de libération du peuple. Dans une période favorisant la défense, des petites nations comme Taïwan n’ont pas besoin d’un budget aussi importante que celui de l’armée chinoise pour la maintenir à distance.

Personne plus que Taïwan n’a besoin d’entendre ce message. Lors de mes voyages sur l'île, j’ai tâché de m’entretenir avec des réservistes comme avec des soldats de métier. Leur pessimisme est palpable. La crise du moral des troupes reflète partiellement la mauvaise gestion par Taïwan de son système de conscription, qui a rendu les plus patriotes déçus de leur expérience militaire.

Plus importante encore est l’absence de connaissance que les citoyennes et citoyens ordinaires ont de la force des défenses de leur île. Un sondage récent a montré que 65% de la population taïwanaise «n'a pas confiance» en la capacité de son armée à faire face à celle chinoise. Sans une campagne vigoureuse pour éduquer le public sur les réelles chances d’une résistance militaire, elle jugera la sécurité de son île avec de mauvais indices, tels que la diminution du nombre de pays maintenant des relations officielles avec Taipei plutôt qu’avec Pékin.

Des dragueurs de mines de la marine taïwanaise lors de l'exercice annuel de simulation d'invasion, le 31 janvier 2018 à la base navale de Kaohsiung | Mandy Cheng / AFP

La campagne projetée par l’armée chinoise est conçue spécifiquement pour dépasser et terrifier une armée taïwanaise démoralisée. Les cœurs et les esprits des Taïwanais et Taïwanaises sont peut-être le champ de bataille le plus important pour le pays. Le défaitisme est pour la démocratie taïwanaise une menace plus dangereuse que toutes les armées de l’arsenal chinois.

L'Occident et Taïwan devraient être plus optimistes au sujet des défenses de l'île. Oui, l’armée taïwanaise prévoit de ne pouvoir repousser son ennemi que deux semaines après un débarquement, mais l’armée chinoise prévoit également qu’elle perdra la guerre si elle ne peut vaincre les forces taïwanaises en moins de deux semaines. Oui, les disparités entre les budgets militaires des deux camps sont grandes et toujours croissantes, mais Taïwan n’a pas besoin d’une égalité de moyens pour repousser une agression.

Tout ce dont l'île a besoin, c’est de la liberté d’acquérir les armes qui pourraient rendre une invasion impossible. Si cette bataille politique peut être résolue dans les couloirs de Washingtons, le Parti communiste chinois n’aura pas le pouvoir de menacer Taïwan de débarquer sur ses plages.

Tanner Green Chercheur spécialiste de la géopolitique en Asie de l'Est

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