Monde

Les entreprises privées à la conquête de la Lune

Temps de lecture : 2 min

De plus en plus d’entreprises privées veulent envoyer des missions se poser sur le satellite de la Terre.

Objectif profits |Todd Diemer via Unsplash CC License by
Objectif profits |Todd Diemer via Unsplash CC License by

Dans l’imaginaire collectif, l’espace a longtemps été la frontière ultime, sur laquelle l’humanité n’a pas de prise. Lorsque cette frontière a finalement été franchie, l’effort sur-humain nécéssaire n'a été réalisable que par des super puissances étatiques. Les États-Unis, l'URSS et plus tard la République Populaire de Chine sont à ce jour les seuls à avoir effectué un alunissage en douceur sur le sol lunaire. Cette situation pourrait vite changer.

Maintenant que le secteur privé est désormais bien installé dans le marché du lancement de fusées, son prochain objectif est de conquérir à son tour la Lune. L’année dernière, Astrobotic, une entreprise américaine, a annoncé qu’elle y enverrait un module lunaire avec la fusée de l’United Alliance Rocket. En juillet, Blue Origin, une société créée par Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, a déclaré préparer un alunissage pour 2023. Encore plus récemment, ispace, une société japonaise a signé un contrat avec Space X pour rien de moins que deux missions lunaires.

Nouveau marché

Pour ces entreprises, il n’est pas question de trouvailles scientifiques ou de fierté nationale. La Lune est un marché. L’objectif est de trouver des clients qui paieront pour des travaux de minage de ressources, ou pour faire de l’import-export entre la Lune et la Terre.

Sur son site, ispace exprime clairement son ambition: «Créer un monde où la Lune et la Terre font parti du même système, qui repose sur une économie spatiale». Un projet qui ressemble à s’y méprendre avec le futur dystopique de Totall Recall, mais avec moins d’Autrichiens bodybuildés. Aaron Sorenson, le directeur de la communication de l’entreprise, préfère l’expliquer en ces termes: «On ne peut pas simplement être une start-up excitée à l’idée d’aller sur la Lune. Nous avons besoin d’un business durable».

Inscrivez-vous à la newsletter de SlateInscrivez-vous à la newsletter de Slate

Cette orientation est à prendre au sérieux puisque la NASA elle-même tend en ce moment à encourager ces initiatives. Jim Bridenstine, le directeur de la NASA (un climato-sceptique récemment nommé par Donald Trump) a récemment annulé une mission lunaire en précisant que les instruments développés pour la préparer pourraient servir à des missions commerciales. Il a aussi précisé qu’il voulait que ce genre de missions en partenariat avec la NASA puissent atteindre la Lune dès 2019.

Newsletters

Comment la Corée du Nord a atteint 1,2 million de cas de Covid-19 en trois jours

Comment la Corée du Nord a atteint 1,2 million de cas de Covid-19 en trois jours

Après avoir nié la présence du virus SARS-CoV-2 sur son territoire pendant près de deux ans, Pyongyang a fait état d'une explosion des contaminations.

Les «fermes de sang» islandaises, nouvelle polémique de maltraitance animale

Les «fermes de sang» islandaises, nouvelle polémique de maltraitance animale

L'extraction d'hormones à des juments enceintes est dans le viseur de l'Union européenne.

Derrière les paillettes de l'Eurovision, l'autre guerre entre l'Ukraine et la Russie

Derrière les paillettes de l'Eurovision, l'autre guerre entre l'Ukraine et la Russie

La large victoire des candidats ukrainiens de Kalush Orchestra à l'Eurovision 2022 marque une étape importante dans l'affrontement que se livrent les deux pays en matière d'influence depuis 2004.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio