Monde

En conférence de presse, Trump a appelé un journaliste kurde «Monsieur Kurde»

Temps de lecture : 2 min

Il a aussi dit que la Chine «avait du respect pour son très très gros cerveau».

Donald Turmp lors de sa conférence de presse du 26 septembre 2018 à New York. | John Moore / AP
Donald Turmp lors de sa conférence de presse du 26 septembre 2018 à New York. | John Moore / AP

En marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, le président Donald Trump a répondu aux questions des journalistes pendant environ quatre-vingt-dix minutes, de façon décousue et parfois étrange.

Il a dit, faussement, que les femmes qui l'avaient accusé d'agressions sexuelles avaient été payées «beaucoup d'argent». Et lorsqu'une journaliste de Sky News a tenté de lui demander s'il ne s'inquiétait pas du message envoyé aux femmes lorsqu'il refusait de prendre au sérieux les accusations faites à l'encontre du juge Brett Kavanaugh, il n'a cessé de l'interrompre en disant que c'était une «grosse arnaque», puis en faisant une longue digression sur l'affaire russe (une autre «grosse arnaque»).

Il a aussi demandé à un journaliste du New York Times de dire «merci à M. Trump», jugeant que c'était grâce à lui si le quotidien se vendait si bien. Lorsqu'un journaliste de Kurdistan TV a levé la main pour poser une question, le président américain a dit: «Oui allez-y M. Kurde».

À la question de savoir quelles seraient les relations des États-Unis avec les Kurdes après la chute de l'organisation État islamique, le président a dit, entre autres: «Nous essayons de bien nous entendre –nous nous entendons très bien avec les Kurdes. Nous essayons de les aider. N'oubliez pas, c'est leur territoire. Nous devons les aider. Je veux les aider.»

Le reporter en question, Rahim Rashidi, a ensuite dit au New York Times qu'il avait adoré cette phrase. Un autre reporter kurde présent à la conférence a écrit sur Twitter qu'être appelé «Monsieur Kurde» était un compliment.

À un autre moment, le président américain s'est lancé dans une tirade sur la Chine, qu'il a récemment accusée (sans preuve) d'ingérence dans les élections de mi-mandat. Il a tenté de citer un expert pour montrer que les leaders chinois étaient impressionnés par Trump:
«J'aime la Chine et j'aime beaucoup le président Xi. Je pense que c'est un ami. Ce n'est peut être plus un ami mais je crois qu'il a probablement du respect –d'après ce que j'entends, si vous regardez M. Pillsbury, une autorité sur la Chine. Il était récemment dans une émission télé, je ne dirai pas laquelle, et il a dit que la Chine avait un respect total pour Donald Trump et pour le très très gros cerveau de Donald Trump.»

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