L'homophobie, nouveaux cas d'école
Une association s'en prend en France à un film d'animation à destination des élèves de CM1 et CM2.
- -
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, s'est opposé le 3 janvier à l'utilisation en classes de CM1 et CM2 d'un court-métrage pédagogique sur l'homosexualité, «Le Baiser de la lune», suscitant ainsi les critiques d'une grande partie du monde éducatif et d'associations de lutte contre l'homophobie. «Je dis oui à la lutte contre l'homophobie, oui à la lutte contre les discriminations, oui à la sensibilisation de nos lycéens et de nos collégiens, mais je pense que traiter ces sujets en primaire, ça me semble prématuré», a-t-il déclaré.
***
Certes, il y a des bonnes nouvelles. Le Portugal vient d'autoriser le mariage gay, il y a des avancées en Chine, alors qu'en 2001 l'homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale par Pékin. Dans notre vie de tous les jours, surtout quand on est un citadin, on pourrait penser que l'homosexualité n'est plus un problème, qu'elle est désormais presque totalement acceptée. Mais, hasard, bousculade dans le calendrier, l'homosexualité a été sévèrement attaquée dans le monde depuis le début de l'année, que ce soit dans les pays où elle a toujours été menacée, notamment en Afrique, mais aussi là où on s'y attendrait moins, en Europe. Dans notre cher continent, ce sont souvent des attaques en biais.
«Jusqu'à quelle perversion?»
En France, il semble ainsi compliqué d'enseigner le respect de l'homosexualité à l'école. Une société de production rennaise tente ainsi de produire un film d'animation, le Baiser de la Lune, à destination des CM1 et CM2 pour parler d'amour entre deux personnes du même sexe, comme l'explique Têtu. Mais une pétition a été lancée par l'association les 4 vérités (qui se dit de «droite libérale») pour protester contre «une incitation à l'homosexualité à destination des enfants de 9 à 10 ans, avec le soutien du ministère de l'Education nationale».
Les 4 vérités n'approuvent pas que de nombreuses collectivités institutionnelles soient partenaires. Selon eux, il faut agir contre ce genre d'initiative car «ce sont nos enfants qu'il s'agit de défendre, c'est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique!» Et d'en rajouter une couche: «Les parents français sont fondés à refuser que la propagande pernicieuse et l'idéologie du lobby homosexuel pénètrent dans les écoles et jusque dans les classes de leurs enfants.»
Dans la centaine de commentaires sous leur pétition, cela débat activement entre les défenseurs de l'homosexualité et les autres. Parfois cela dérape comme mqtl qui estime: «Mais juqu'à quelle perversion vont-ils aller? Non content de pouvoir danser tout nu sur son char, l'homo veut que mon gosse accepte son concept de l'amour en lui distillant des images subliminales et ce, jusque dans sa classe de cours. Retirez vos enfants de cette école qui ne remplit plus son rôle!!! Halte à la dissolution des moeurs!!! Non à un enseignement influencé par des trous du cul dilatés!!!» Du haut niveau.
Mais ce qui devait n'être qu'une pétition anonyme sur le net -des forums où des gens s'insultent en parlant d'homosexualité (ou d'autres sujets), il y en a des centaines- a eu un certain retentissement. Si l'académie, la ville de Rennes ou la région Bretagne soutiennent toujours le projet, le ministère de l'Education nationale et celui de la Jeunesse et des Sports ont demandé à ce que leur logo soit retiré du site du film. Pour le réalisateur, Sébastien Watel, intérrogé par Têtu, «il y a dû avoir des pressions pour que l'Etat n'apparaisse pas».
Etrange de la part de l'Etat français de se désolidariser d'un projet qui «s'adresse à un public enfant, afin de lutter contre l'homophobie survenant à l'adolescence», après la plainte d'un groupe plutôt anonyme.
L'homosexualité, une maladie comme l'anorexie?
On le voit, les 4 vérités ne remettent pas directement en cause la pratique de l'homosexualité, ils dénoncent son «prosélytisme». Une autre tactique habituelle est de l'assimiler à une maladie. En Belgique, dimanche 24 janvier, Monseigneur Léonard, le chef de l'Eglise catholique belge, a ainsi comparé l'homosexualité à l'anorexie. Invité sur le plateau d'une émission télé de RTL, il était interrogé sur ses positions sur l'homosexualité qui avaient déjà fait polémique. L'ecclésiastique explique qu'il ne condamne pas les pratiquants mais la pratique. Il a un «jugement philosophique sur une tendance, un comportement(...) Je prends une comparaison pour éclairer, comparaison qui ne signifie pas que j'identifie les deux situations. Je pense que anthropologiquement l'anorexie est un développement qui n'entre pas dans la logique de l'appétit (...), mais je ne dirai jamais que les anorexiques sont des anormaux». L'ancien président du Centre d'action laïque, Philippe Grollet, a immédiatement réagi sur le plateau et a jugé ces propos «scandaleux». «Quand on fait une comparaison entre l'homosexualité et l'anorexie, quelque part, on insinue que l'homosexualité est une maladie».
Là aussi, comme pour la pétition des 4 véritiés, on ne se permet pas d'attaquer directement les homosexuels. On condamne en biais.
Dans le sport et le show-bizz
Dans le sport, l'homosexualité reste un problème en occident, comme en témoigne le documentaire récent de Canal+ Sports et homosexualités: c'est quoi le problème? Le plus souvent pour des questions d'image, il est demandé au sportif de cacher son homosexualité. De faire semblant. De s'afficher avec des filles (ou des hommes pour les femmes). «Le racisme, tout le monde est contre. L'homophobie, il y a des gens qui ne comprennent même pas pourquoi on travaille dessus», raconte ainsi Pascal Brèthes, président du Paris Foot Gay. Dans le monde du foot, il n'est pas rare de voir un entraîneur ou un président déraper, tel Louis Nicollin, patron du Montpellier FC, qui est le spécialiste du genre.
Dans le monde du show-bizz, où l'on pourrait penser que c'est plus facile, c'est aussi compliqué de dévoiler son homosexualité. Le chanteur Emmanuel Moire a fait son coming-out dans Têtu pour éviter les rumeurs des magazines people. Mais alors que ces derniers auraient dû, au mieux, ne pas s'interroger sur le sujet ou s'en réjouir, ils préfèrent aborder la question différemment. Un article du site Voici.com de la semaine dernière est assez édifiant. Il titre ainsi: «Pourquoi a-t-il avoué son homosexualité?» et en sous-titre «Le chanteur Emmanuel Moire est revenu pour la première fois sur son coming-out. Alors, des regrets?»
Car oui, explique le site internet, avouer son homosexualité, c'est «pour un chanteur, c'est prendre le risque de faire fuir le public féminin». Pourtant, pour le chanteur, «La tournée a commencé en novembre et les nanas qui me suivaient avant sont toujours là et elles crient toujours mon nom aussi fort. Je l'ai vu, ça n'a rien changé. Par contre, j'ai attiré un autre public qui s'intéresse vraiment à l'artiste que je suis. C'est plutôt positif, je n'ai aucun regret.» Un non-problème. Mais ça n'empêche pas Voici de le poser, de supposer que l'homosexualité est forcément associée aux regrets. Pendant combien d'années encore verra-t-on ce genre de titres?
Certes, en France et dans nos pays de l'Union européenne, il n'y pas (plus) mort d'hommes. C'est parfois bien pire ailleurs. En Russie, le maire de Moscou assimile la Gay Pride à «l'œuvre de Satan» et estime que qu'il faudrait traiter les homos «avec le fouet». Dans deux tiers des pays africains, l'homosexualité reste condamnée par la loi. L'Ouganda veut appliquer la peine de mort pour les homosexuels récidivistes. Au point que cette volonté a fait déraper en décembre le site de la BBC qui, dans ses programmes à destinations de l'Afrique, a posé la question suivante: « A vous la parole: faut-il exécuter les homosexuels?», créant une vive polémique chez les internautes anglophones.
Mais ces situations critiques ne doivent pas nous faire croire que chez nous, tout va pour le mieux.
Quentin Girard
Image de une: Jose Maria Di Bello et Alex Freyre, le premier couple homosexuel marié d'Amérique latine, à Buenos Aires, le 25 novembre 2009. REUTERS/Marcos Brindicci
Mis à jour le 04/02/2010 à 14h31









































Bonjour, je ne peux que répliquer vertement au mélange des genres opéré dans votre article.
Pour ceux qui ne savent pas, le projet du film d'animation "Le baiser de la lune" (dont des collectivités publiques sont partenaires) est d'être diffusé dans les classes de CM1/CM2. Ce film se définit comme un "court-métrage d'animation poétique pour aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe."
Vous faites donc un amalgame éhonté, faisant fi de tout professionnalisme journalistique, entre l'homophobie (rejet à l'égard des homosexuels) et le refus des parents face au projet "Le baiser de la lune".
Je suis moi-même père de famille et comme je l'explique dans un article écrit sur mon blog (http://unraleurdeplus.blogspot.com/) il est hors de question pour moi que l'école aborde ce genre de thème avec mes enfants. Ce n'est pas son rôle mais celui des parents ! Mes enfants n'ont pas fait le tour de ce qu'est la sexualité humaine qu'on veut leur expliquer l'amour entre personnes de même sexe !
Mes propos, vous en conviendrez, n'ont rien d'homophobe.
Effectivement la pétition "les 4 vérités" dénonce plutôt le "prosélytisme du lobby homosexuel" qui n'est d'après moi qu'un fantasme. Alors, oui bien sûr il y a des insultes sur le net et des dérapages verbaux. Mais cette pétition à au moins le mérite de s'opposer à une dérive de la fonction première de l'école : celle-ci n'a pas à se substituer à l'éducation parentale.
Désolée de vous décevoir, mais vos propos, votre raisonnement et vos conclusions sont homophobes. Mais, comme beaucoup de racistes ou autres intolérants, vous ne vous en rendez même pas compte.
Votre discours est dangereux. J'ai lu votre blog et je vous cite : "Sous prétexte d'égalité et de tolérance on fait de la discrimination positive et on parle de pratiques sexuelles minoritaires à des gosses de 8 et 9 ans avant qu'ils aient eux-même fait le tour de ce qu'est la sexualité humaine ! Pourquoi ne pas leur parler du bondage, du voyeurisme, du fétichisme, des trans, des bi, des pratiques SM, du fist-fucking...???"
Voilà, tout est dit, vous confondez parler d'amour et parler "cul". Savez-vous par ailleurs que bien des hétéros pratiquent le fétichisme ou le SM ? Dans ce cas il faudrait peut être ne jamais parler d'hétérosexualité aux enfants ? Trop dangereux !
Pour info "bi" et "trans", ne sont pas des pratiques sexuelles.
Vous me faites de la peine quand vous vous sentez obligé d'écrire ensuite : " Je précise que je ne suis pas homophobe" . Vous faites bien de préciser parce que tout votre discours va dans ce sens.
Et d'enchainer : " et je me reconnais dans une majorité d'individus qui ne laisseront pas l'éducation nationale pourrir nos gosses avec leurs salades éducatives complètement connes. S'il faut que j'en parle à mon gamin, je le ferais avec mes termes, quand je l'aurais choisi."
Vous avez raison sur 1 point : Vous pouvez vous reconnaitre dans une majorité d'individus. Mais si j'étais vous, je n'en serais pas fier.
J'espère pour votre gamin qu'il ne se posera pas trop de questions sur son orientation sexuelle. S'il s'en pose, j'espère qu'il saura trouver ailleurs une écoute attentive et des réponses sages.
Je ne souhaite nullement vous agresser, mais seulement vous faire réfléchir et peut être vous amener à voir les incohérences de vos propos et les contradictions qu'ils contiennent.
On ne le répètera jamais assez : Parler d'homosexualité, c'est parler d'amour. Et parler d'amour à un enfant, ça ne lui a jamais fait de mal, au contraire.
Blan
Lorsque je cite "Pourquoi ne pas leur parler du bondage, du voyeurisme, du fétichisme, des trans, des bi, des pratiques SM, du fist-fucking...???"
Vous dites que je confond amour et pratique sexuel.
Où avez-vous vu cet amalgame ?
Je m'oppose à ce que l'école éduque mon enfant de 8 ans sur :
- des pratiques sexuelles
- l'amour entre personnes du même sexe
Vous voyez je distingue bien les 2.
Par ailleurs, merci, je sais que le fétichisme et les pratiques SM ne sont pas liés à l'orientation sexuelle !
Pour AUTANT, quand bien même pratiqués par des hétéros, je n'en parlerai pas à mon enfant de 8 ans !
C'est comme Pierre Péan qui est antisémite sans le savoir...
Non, rien dans ce que ce papa dit n'est "homophobe". Je ne suis pas dans sa tête, mais ce qu'il est exprime est rationnel, certes son style est "énergique", mais nullement dérogatoire à l'égard des homosexuels. Vous êtes paranoïde, peut être un peu militant aussi.
Je suis pour le "mariage gay" et l'adoption par des couples gays, mais je désire garder le contrôle de l'éducation sexuelle de mes enfants et trouve que CM1 et CM2 est trop tôt pour aborder ces sujets complexes. De plus, dans le contexte de l'éducation en général, avec la laïcité et les religions qui s'affrontent à l'école nous devons être prudent.
Qu'on le veuille ou non, la découverte de l'homosexualité est peut être difficile dans certaines famille. Je ne parle même pas de la découverte de sa propre homosexualité, événement particulièrement troublant pour un enfant, et qui, de plus, se passe justement à l'age où ils ou elles sont en CM1 ou CM2. Donc, prudence.
C’est un raccourci malhonnête d’associer cette pétition à de l’homophobie (facile de relever les commentaires les plus caricaturaux), et carrément faire une comparaison avec des propos véritablement homophobes. Ou alors il faut vraiment avoir la vue courte.
Les opposants à la diffusion de ce film ne sont pas nécessairement des homophobes mais estiment que ce n’est pas le rôle de l’école mais le leur d’inculquer ce genre de valeurs à des enfants, et à eux de décider comment et quand le faire. Je suppose qu’on n’a pas forcément envie que la sexualité, peu importe la tendance, soit expliquée à son enfant de 10 ans à l’école.
Par ailleurs c’est bien gentil de nous formater des petits bien-pensants, mais une fois accompli, ça serait bien que l’école s’attaque aussi à la grammaire et l’orthographe, là il y a du boulot si j’en juge les correspondances de la jeune génération.
Mais réfléchissez vraiment bon sang !
"Les opposants à la diffusion de ce film ne sont pas nécessairement des homophobes". SI, SI et RE-SI. Quand bien même vous ne vous en rendez pas compte.
"Je suppose qu’on n’a pas forcément envie que la sexualité, peu importe la tendance, soit expliquée à son enfant de 10 ans à l’école."
Supposez autant que vous le voulez, mais ne présupposez pas pour les autres. Les gamins parlent sexualité bien plus tôt que vous ne le pensez. Vous n'avez jamais entendu parler de Titeuf ? Vous ne voyez pas le rapport ? Vous pensez qu'en CM1 on n'a pas encore de zizi ?
Et ensuite, et encore, parler homosexualité, c'est comme parler hétérosexualité, c'est parler de l'amour, de la vie, de tout ce que ces gamins ont envie d'entendre.
Quant à votre dernière réflexion sur la grammaire et l'orthographe, je ne vois pas ce qu'elle vient faire là ! Les taux de suicides sont élevés chez les jeunes homos et vous voudriez nous faire croire qu'il est plus important de savoir écrire que de vivre ? Même si j'attache beaucoup d'importance à l'orthographe, je ne vois pas la pertinence ici d'une telle remarque.
Amicalement,
blan
"Quant à votre dernière réflexion sur la grammaire et l'orthographe, je ne vois pas ce qu'elle vient faire là !"
Parce que le rôle de l'école n'est pas d'être une assistante sociale, ni d'éduquer sur ce qui relève de l'intime, mais de transmettre le savoir. L'homosexualité et l'homophobie peuvent tout à fait être étudiées dans le cadre de l'Histoire ou de la littérature par des élèves en âge de comprendre, c'est incohérent et peu pertinent de l'apprendre à des enfants de 9/10 ans dans le cadre de "l'amour". Ca va juste provoquer des blagues de mauvais gout à la récré et flatter la mièvre bonne conscience des adultes qui diffusent ce film mais c'est tout. L’école, c’est l’école du savoir, pas l’école de la vie.
Il y a d'autres espaces pour combattre l'homophobie.
Et la tolérance c'est très bien, meme si je préfère le respect, mais dans ce cas comme beaucoup je constate que ceux qui la prônent en font peu preuve quand ils traitent systématiquement de vieux cons réactionnaires ceux qui ne partagent pas leur opinion.
Amicalement aussi
Entièrement d'accord.
J'ajouterais que les avis sont loin d'être unanimes concernant la pertinence de ce projet y compris dans la communauté homo.
Par contre parler du respect de l'autre, je suis archi pour, ce sont des valeurs universelles qu'il faut inculquer aux bambins. Mais il y a d'autres moyens pour lutter contre l'homophobie et semble-t-il plus en adéquation avec l'âge des enfants.
Justement ce projet à pour but de combattre l'homophobie (dont les 4 vérités semble se faire l'étendard) en montrant aux enfants que cela n'est pas mal. Il y a toujours énormément d'homophobie plus ou moins assumée et latente en France, mais aussi en Europe et surement dans le reste du monde en général. Sans influer sur la sexualité même de ceux qui ne la connaissent pas encore, d'ailleurs sans même leur parler de sexe à cette âge la, on peut tout de même tenter d'améliorer le point de vue des générations futures.
Je le redis encore mais je doute fortement que cette vidéo parle ou mette en scène des gens faisant l'amour, mais tente plutôt de montrer que les homos sont normaux, comme vous et moi, que ce n'est pas une maladie mentale et que être gay e n'est pas être pédophile.
Je ne suis pas d'accord avec @lestat-75 ni @deamon7 et d'accord avec @Cookies évidemment.
L'enjeu ce n'est pas de comprendre ce que c'est l'homosexualité (les enfant le savent très bien, ils le savent dès le début de la primaire, ils ne sont pas idiots), mais plutôt l'apprentissage de la tolérance de l'homosexualité, le fait comme dit @Cookies "que les homos sont normaux, comme vous et moi, que ce n'est pas une maladie mentale et que être gay ce n'est pas être pédophile" Car la tolérance s'apprend par les parents et par l'école et sur les questions de sexualité, l'école est globalement absente.
A lire les commentaires, il faudrait aussi réaliser un film sur « L’apprentissage de la tolérance » d’une manière générale…Personne ne peut se poser la question de savoir, à quel moment la présentation de ce film (je ne juge pas le film, je ne l’ai pas vu) sera la plus utile et la plus efficace, sans se risquer à subir les foudres d’autrui.
Est-ce en CE1/CE2, CM1/CM2, au collège ou au lycée ? A quel âge ? Pourquoi cela ne s’inscrit pas dans un sujet qui traite de la « tolérance » en générale plutôt que sur un sujet spécifique ? (Ce ne sont que des questions)
Vous dites : « L'enjeu ce n'est pas de comprendre ce que c'est l'homosexualité (les enfant(s) le savent très bien, ils le savent dès le début de la primaire, ils ne sont pas idiots), mais plutôt l'apprentissage de la tolérance de l'homosexualité, […] »
C’est une vision très affirmée de ce qui est, et de ce qui n’est pas de la compréhension d’un enfant sur un sujet donné. Cela me laisse pantois devant une telle certitude…
Tous les enfants ne sont pas des clones ! Tous les enfants n’évoluent pas aux mêmes rythmes, certains restent naïfs plus longtemps que d’autres. Tous les enfants ne sont pas au fait de l’Amour qu’il peut exister entre deux personnes de sexe opposé ou du même sexe. Et tous les enfants n’ont pas des parents incapables de leur répondre/expliquer que l’on a le droit d’aimer une personne quelle qu’elle soit, lorsqu’ils nous posent la question.
Certains parents ont-ils « encore le droit » de conserver cette part de naïveté qui caractérise l’enfance ? (Ce n’est qu’une question)
@ Lestat-75, si l'on suit votre raisonnement, un film animé pour lutter contre le racisme serait en fait de l'incitation pour que votre fils ait des amis noirs ?
@ youyouyou
Absolument pas.
Un enfant de 8 ans n'a pas construit son identité sexuelle. Il a encore plein de zones d'ombres qui se dévoileront au fur et à mesure de sa croissance. Je n'ai en AUCUN cas dit que la diffusion de ce film serait une incitation à telle ou telle orientation sexuelle. Relisez mes propos.
Faire l'amagamme entre l'homosexualité et l'apartenance ethnique est malhonnête et réducteur. La révélation de son homosexualité ("coming out") est une option dont ne dispose pas, par exemple, un noir concernant la couleur de sa peau.
A mon sens, l'homosexualité est du ressort de la vie privée, au même titre que la pratique religieuse ou philosophique. Dans ce sens, la laïcité s'applique également à l'homosexualité.
Si l'homosexualité et la sexualité en général sont clairement du ressort de la vie privée, à l'inverse de la pratique religieuse ou philosophique, elle est indépendante de sa propre volonté. La science semble confirmer que l'on est homosexuel de la même manière que l'on est gaucher ou rouquin. Ce n'est pas un choix, du moins moi je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui m'ait dit " tiens, j'en ai marre de l'hétérosexualité, maintenant je passe à l'homosexualité".
Cela s'apparente à la différence ethnique et l'homophobie est donc similaire au racisme. A ce titre il me semble donc plutôt souhaitable que la loi et l'éducation s'en mêle.
Si je conçoit que l'idée de faire accepter l'homosexualité par les jeunes est bonne, je ne suis pas d'accord avec le moyen. Je crois CM1 c'est beaucoup trop jeune, il faudrait attendre la 3ème.
A ma connaissance il n'y a pas d'action spécifique à l'école primaire pour lutter contre le racisme ou l'antisémitisme. Il n'y a même pas de présentation des religions. Pourquoi devrait-elle expliquer l'homosexualité à nos enfants ? D'ailleurs, les homosexuels qui défendent cette initiative n'ont même pas d'enfant, et pour cause. Et puis dire que l'on parle d'amour pas de sexualité, c'est trop court, il y a bien le mot sexualité dans le mot homosexualité. Ma fille qui est en CM2 a bien compris qu'il y a de la sexualité et de l'amour dans la vie, mais elle fait son chemin, et ce n'est pas à sa maîtresse de lui expliquer ce qui est bien ou pas bien sur le sujet.
Simple et efficace... ce n'est pas parce qu'on est pas pressé de leur en parler que l'on ne veut pas leur en parler. Chaque chose en son temps. Merci...
C'est un très bon article, qui dit leurs "4 vérités" aux homophobes: C'est pas parce qu'on se dit pas homophobe qu'on ne l'est pas. C'est même plutôt le contraire: si vous avez besoin de le préciser...
Ce que je préfère chez les homophobes (et ceux qui utilisent leur enfans pour justifier leur vues) c'est leur complète hypocrisie. Et/ou leur complète naïveté (qui borde sur le dangereux) quant à la supposité ignorance de leurs enfants. Vos enfants savent très bien ce qu'est l'homosexualité. Ils savent sûrement ce qu'est le SM aussi d'ailleurs (au moins vaguement). Et même si ce n'était pas le cas, faut-il bannir tous les films avec les noirs et leur interdir de sortir dans la rue parce que vous avez le droit de choisir le moment où vous leur parlerez des noirs? Ou pire, de leur expliquer qu'il y a des gens de différentes religions que la vôtre?
La vérité c'est que vous êtes soit tellement naïf que vous êtes un parent dangereux, soit complètement hypocrite car vous savez très bien que vos arguments ne sont qu'une couverture à des revendications plus extrêmes.
***
Juste une remarque sur la fin de l'article:
"Certes, en France et dans nos pays de l'Union européenne, il n'y pas (plus) mort d'hommes."
Malheureusement, les statistiques disent le contraire. Chaque année en France il y a plusieurs cas de meurtre d'homosexuels et des centaines de cas de mise à tabac. Je ne parle pas des milliers et milliers de cas d'insultes/harcèlement puisque là on ne parle plus de "mort d'homme".
@ Stanislas
Ainsi donc :
- Si j'ai besoin de préciser que je ne suis pas homophobe, je le SUIS (dixit) : vous faites un fin psychologue
- J'UTILISE mon enfant pour justifier mes vues
- Mon enfant SAIT à 8 ans ce qu'est l'homosexualité : vous le lui avez demandé ?
- Vous me supposez naïf donc un parent DANGEREUX
Cher Stanislas, qu'attendez-vous alors pour appeler les services sociaux, alerter la DDASS, saisir un juge pour enfants et prévenir le MRAP, la HALDE,...porter plainte à la cour européenne des droits de l'homme voire le tribunal international de la Haye.
Que ne suis-je monstrueux pour n'être qu'un PARENT soucieux que l'éducation de ses enfant soit faite en temps et en heure par ses propres soins et à un âge que j'estime plus adéquat.
"- Si j'ai besoin de préciser que je ne suis pas homophobe, je le SUIS (dixit) : vous faites un fin psychologue"
Et bien oui. Si vous avez besoin de le préciser, c'est que ce que vous dites fait penser le contraire... Et si ce que vous dites fait penser le contraire aux gens qui vous lisent, il y a peut-être un problème non?
"- Mon enfant SAIT à 8 ans ce qu'est l'homosexualité : vous le lui avez demandé ?"
Non. Mais j'ai 22 ans, et je me rappelle encore assez de mon enfance pour vous dire qu'à 10 ans (le film dont on parle a été monré aux CM2, pas CE2) dans mon école, tout le monde savait très bien ce qu'était l'homosexualité.
"- Vous me supposez naïf donc un parent DANGEREUX"
Oui, un parent naïf est forcément dangereux, puisque non seulement manipulable (comme ici par exemple, par des groupes de droite chrétiens extrêmistes) mais aussi parce qu'en pensant que votre enfant est plus bête qu'il ne l'est, ou plus innocent qu'il ne l'est, vous lui refusez de l'information qui pourrait sauver sa vie.
faire des cours de tolérance pour le primaire comme nous, leurs parents ou grands-parents,, recevions des cours de morale, c'est parfait et je vote pour!
mais ensuite, bien sûr, pour aller un peu plus loin, on peut faire un cours sur la tolérance vis-à-vis des homosexuels (pb de sexualité), un autre sur la tolérance à l'égard des noirs (pb de race), un autre concernant les musulmans (pb de religion), un autre concernant les nains (pb de différence physique), un autre concernant les personnes âgées (pb d'âge), un autre concernant les personnes mentalement handicapées (pb de différence psychique), ....
bien sûr, on peut se contenter d'un seul cours sur la tolérance, mais les associations de défense des gays, des Noirs, des musulmans, des nains, des vieux , des handicapés mentaux vont se sentir lésées et faire des papiers incendiaires dans slate.com!!
Alors où allons nous?
J'oubliais, le primaire, ça sert aussi (accessoirement semble-t-il) à acquérir les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter), s'il reste un peu de temps , bien sûr!!
Certes il y a maintenant mariage gay au Portugal mais quant à la Chine ( et à l'article que vous mettez en lien), il faut vraiment n'y avoir jamais été pour écrire qu'il y a des progrès en matière d'acceptation de l'homosexualité. Passons.
Le problème que vous n'abordez que très peu c'est le rôle de l'école et des enseignants. Est-ce à l'école et aux instits de cm1 et de cm2 que d'expliquer ce qu'est l'homosexualité à des enfants de 7/10 ans. Voila le problème que soulève cette petite polémique à propos de ce film. Point barre.
Quant à l'association 4 vérités ( tendance conservatrice voire réac, un brin homophobe ), sa pétition est en soi perverse car elle condamne moins le film en question qu'un supposé lobby gay ultra puissant qui ferait de l'entrisme dans les écoles et dans l'esprit des bambins.
Apprendre la tolérance et le respect des différences en cm1 et cm2, why not mais que l'on apprennent au préalable aux enfants à écrire, à compter, à lire correctement. Les profs n'ont-ils pas pour métier avant tout d'enseigner, surtout en cm1 et cm2, les fondamentaux qui permettront un peu plus tard aux têtes blondes d'acquerir l'esprit critique. Chacun a sa place, chacun son boulot: éducation aux parents, enseignement aux profs.
Soyons réalistes et les pieds sur terre,ce mini-film, au demeurant pas terrible techniquement, s'adresse à des gamins de 7/10 ans ! A chaque âge de la vie ses découvertes.
De plus, si ce film était justifié, ce dont je doute, tout homo que je suis, ce n'est pas à mon avis aux collectivités locales d'en payer une partie.
Enfin, Mr Girard, d'un cas spécifique ( de la justification de diffuser ce film à des gamins, véritable sujet interessant ), vous passez au thème de l'homophobie. Et là, dans votre article, rien de nouveau, vraiment rien qu'on n'ait déjà lu ailleurs y compris sur Slate il y a quelques temps...
Donc, selon moi, article décevant car n'abordant pas les question que le "baiser de lune " pose...
Cordialement
Je suis un vieux Bobo et je tiens à le rester. Quand j'étais un jeune adulte, j'ai bienfait la fête. C'était dans les années 70 avant le SIDA. Donc, méga teuf! Avec mon pote Juif, que j'ai retrouvé récemment sur Facebook, on allait au 7, le club gay de Fabrice Emaer d'avant Le Palace, rue Saint Anne. Petit détail: nous ne sommes pas homos... au delà du fait que se secouer en écoutant Sylvester ou Donna Summer, était super, les plus belles filles de Paris se donnaient rendez vous dans ce club, en croyant être à l'abri des dragueurs... erreur! Comme je travaillais la nuit dans les music hall, des gays, j'en fréquentais tout le temps et ils faisaient parti du paysage. On rigolais bien en fumant des pétards et on sortait teufer toute la nuit. Jamais l'un d'entre eux n'a été "relou" avec moi.
Depuis il y a eut un mouvement pour les droits des homos, des noirs etc... j'en suis très content. Le mariage et l'adoption me semblent cohérent dans notre monde. Par contre, je suis un peu déçu par des gens dans les minorités qui se sentent obligés d'être particulièrement militants pour leur "cause". Il n'existent qu'à travers elle. Ça me prend le chou de voir des noirs, des gays, des musulmans, des juifs ( la liste est trop longue) qui assument que le reste du monde leur en veut.. je leur dit de se relaxer... si je comprend complétement pourquoi ils ne sont pas content, je n'aime pas être mis dans le même sac que ces crétins étroits d'esprit: je n'ai pas besoin d'être rééduqué, et les gens que je fréquente sont assez tolérants.
Petite anecdote: j'ai écumé le Marais longtemps avant qu'il soit le territoire des garçons. Récemment, ma femme et moi, qui avons pris quelque kilos depuis que nous étions ces jeunes beaux et insolents, sommes revenus à Paris. On a loué des Vélibs ( génial le Maire Gay de Paris!). On pédale vers la rue de Turenne, on passe devant un bar de garçons, certains, à la terrasse se sentent obligés de faire des remarques désobligeantes concernant le poids de mon épouse en imitant le beuglement d'une vache. Certes très amusant, mais quand même assez désagréable. Conclusion: les gays sont comme tout le monde, eux aussi peuvent être sectaires...
Ah, au fait, j'ai été sur le blog Coaryo74, super, je recommande. Merci.
Votre remarque est juste et mon raccourci était surement un peu facile.
Cepdendant, avoir le choix de faire son coming out, ou non, n'a jamais empeché certains adolescents honteux de se suicider.
Je pense malheureusement que le débat est tronqué par l'idéologie de l'association qui l'a fait emmerger.
Un certain nombre d'enfants sont élevés dans des couples homosexuels et il est peut-être souhaitable qu'ils ne soient pas regardés comme des monstres par leurs petits camarades qui au demeurant sont capable d' entendre que deux personnes du même sexe peuvent s'aimer.
Si l'école ne prenait pas en charge un certain nombre de thématiques je doute fort que les parents le fasse: combien de mères ont fait ce travail correctement quand leurs filles ont eu leurs règles, parle-t-on du sida et de sa prévention dans le cercle familial, les pères n'ont-ils pas souvent que des propos dégradants en parlant des homosexuels ( tapettes, tarlouzes, fiottes...)?
Mon cercle familial n'a pas été bien terrible sur tous ces sujets, et le vôtre?
Je trouve donc qu'il est bon que l'école se charge d'un minimum d'éducation pour former une société plus tolérante: quand on voit d'où vient cette pétition on ne peut qu'en être instantanément convaincu.
J'approuve donc la diffusion de ce film.
Je suis scié! Je suis hétéro et père de famille. Le parrain de ma fille est Gay (comme le curé catholique qui l'a baptisée) et Juif ( pas comme le curé). Je suis de tout cœurs avec les gays pour qu'ils puissent se marier et adopter des enfants. Jamais je n'ai fait référence à Uncle Neil ( c'est comme ça qu'on l'appelle ) dans de pareilles terme ( voir le titre) . Comment pouvez vous penser que les papa hétéros soient aussi étroit d'esprit. Cela tient du préjugé.
Je paye l'école pour que les instits leur apprennent à lire et à écrire, le reste ma femme et moi nous en chargeons. En ce qui concerne respecter les différences des autres nous n'avons pas eut besoin de l'assistance des hussards noirs de la république.
Quand j'y réfléchis, je réalise que ma fille à toujours connu Uncle Neil avec ou sans son compagnon du moment, cela ne l'a même jamais faite réfléchir. C'était naturel... le dimanche aprés midi, à la maison, il y avait des gays, des juifs, des noirs, des obéses, etc... ma fille ne s'est jamais posé de question, pour elle le monde est comme ça... on a pas eut à lui passer un petit film éducatif...
@ Spiroute Zantafiotte
Je comprends et approuve pleinement votre position et j'irai même un peu plus loin. Je suis persuadé que le rôle de l'école reste fondamentalement l'instruction publique et que vouloir faire de l'éducation nationale est une impasse qui se manifeste chaque jour davantage. A force de mélanger les genres, on ne fait bien ni l'instruction, qui est trop souvent réduite à la portion congrue, ni l'éducation, qui consiste souvent à inculquer aux élèves la bienpensance du moment et qui reste prioritairement sous le contrôle et la responsabilité des parents. Il y aurait lieu de réfléchir sur l'inefficacité de ces petits films éducatifs qui ne satisfont que ceux qui les projettent et leur donnent bonne conscience facilement Payons nous nos impôts pour que l'Éducation Nationale (première consommatrice de l'argent public) cherche à nous remplacer dans l'éducation de nos enfants? Sûrement pas!
comme Zantafiotte, montrer le monde est une des obligations d'éducation des parents. Je suis hétéro, mes enfants ont eu la chance d'avoir vécu des années à l'étranger d'avoir pu jouer avec leurs petits copains des pays ,ils ont également l'avantage de voir que nous invitons des amis homos à la maison, nos enfants n'ont pas de tabou. Mon épouse et moi même avons eu des parents ouverts ce qui veut dire que l'éducation sur la Société passe avant tout par les parents et non par l'éducation nationale à qui ont demande trop, souvent d'être la famille en lieu et place des parents.
Vrai ou faux ?
- Il coûte plus cher de transporter un passager de cent cinquante kilos
qu'un autre de soixante-quinze kilos dans un avion.
- Il est plus malaisé de reconnaître qui est caché sous un voile intégral
que qui a le visage découvert.
- Il est souvent plus facile de se couler dans un moule que de s'en écarter.
- Il existe des différences visibles, d'autres, non, et il en est même
qui sont de vrais handicaps, d'autres, non.
- Il est mieux vécu de se distinguer par la réussite, argent, talent, courage, honneur,
que par l'échec.
- Il est d'autant plus stupide de nier une différence qu'elle est plus visible.
- Il est curieux d'insister sur une différence pour mieux revendiquer son oubli ensuite.
- Une différence sur un plan n'efface pas forcément des similitudes sur les autres.
- L'acceptation d'une différence demande de l'intelligence de part et d'autre.
- La voie de l'acceptation n'est pas acquise d'emblée ni éternellement.
- La reconnaissance mutuelle durable résulte d'un effort soutenu
qui en appelle à la volonté individuelle de se discipliner,
non à la contrainte ; parfois néanmoins à la nécessité collective de vivre ensemble.
. . .
Après, que l'on continue à en imposer ou à les subir, une société
est toujours bâtie sur des standards qu'elle révise lentement avec le temps
et auxquels elle permet un certain degré de débordement dérogatoire.
Quiconque en profite en bonne entente participe à l'évolution progressiste
de la dite société mais quiconque les exploite à l'excès cultive le germe
de son propre rejet.
Intégralement.
- les progressistes ("on tombe amoureux et on couche avec qui on veut, homme ou femme c'est pareil et si tous les enfants apprenaient cela, le monde serait tellement plus beau et tolérant")
- les homophobes rentrés ("je ne suis pas homophobe mais être hétéro c'est quand même mieux, et je ne veux pas que qui que ce soit explique autre chose que cela à mes enfants. Faudrait pas qu'ils deviennent pédés, quand même.")
Pour ma part, je ne vois pas en quoi des enfants ne seraient pas en mesure d'entendre parler d'homosexualité. C'est pas à 15 ans, quand leur sexualité est déjà dessinée et les préjugés avec qu'on va leur balancer un dessin animé pédagogique. Au contraire, c'est au début de leur éducation qu'il faut leur confirmer l'idée de l'égalité. Si la famille est sans doute le lieu privilégié pour cela, c'est aussi la mission de l'école que d'éduquer à la citoyenneté.