Égalités / Monde

La première femme noire reporter à la Maison-Blanche a sa statue au musée du journalisme américain

Temps de lecture : 2 min

Alice Allison Dunnigan a été confrontée à de nombreux actes de racisme et de sexisme durant sa vie.

Alice Allison Dunnigan | Schlesinger Library on the History of Women in America via Flickr | Aucune restriction de droits d'auteur
Alice Allison Dunnigan | Schlesinger Library on the History of Women in America via Flickr | Aucune restriction de droits d'auteur

À l’image des journalistes stationnés en permanence à l’Élysée, le White House Press Corps est un groupe de journalistes et de correspondants qui couvrent tous les événements qui impliquent le président du pays. Le 21 septembre, la première femme noire accréditée à ce groupe a été honorée au Newseum, le musée américain du journalisme et de l’information, avec une statue grandeur nature, raconte The Root.

Cette journaliste s’appelle Alice Allison Dunnigan. Elle rentre dans l’histoire en commençant son accréditation en 1947, puis lorsqu’elle couvre la campagne de réélection du président Harry Truman en 1948. Son rôle lui a permis d’écrire au sujet du gouvernement et de la politique américaine pour 112 journaux noirs, car elle était chef de «l’Associated Negro Press».

Sa position, au coeur d’une période marquée par la ségrégation raciale et le mouvement des droits civiques aux États-Unis, ne l’a pas épargné du racisme et du sexisme. En 1953, elle est empêchée d’assister à un discours du président Eisenhower, car le théâtre où ça se passait était réservé aux Blancs. Une autre fois, elle a dû s'asseoir avec les serviteurs pour couvrir les funérailles d’un sénateur de l’Ohio. En plus de cela, elle était payée moins que ses collègues, même dans la presse noire. «La race et le sexe étaient des attaques jumelles contre moi. Je ne suis pas sûr de ce qui a été le plus difficile à casser», avait-elle déclaré. Elle est morte en 1983.

«Les monuments nous informent de notre passé, mais ils nous guident également vers notre avenir», a déclaré Amanda Matthews, la réalisatrice de la statue. «Alice Dunnigan envisageait un avenir d'égalité et elle a consacré sa vie à cette vision en tant que professeur, journaliste, éditrice et championne des droits civiques et des femmes. Elle est la raison pour laquelle nous sommes tous ici aujourd'hui pour continuer à soutenir cette vision.»

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