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Les compagnies d’assurance veulent vous voir vivre vieux (pour gagner plus d'argent)

Temps de lecture : 2 min

L’une d’entre elles pousse sa clientèle à lui fournir les données recueillies par les bracelets connectés et les applis de santé.

Les assurés peuvent fournir leurs données santé en échange de cadeaux | Rawpixel via Unsplash CC License by
Les assurés peuvent fournir leurs données santé en échange de cadeaux | Rawpixel via Unsplash CC License by

John Hancock, une compagnie d’assurance américaine, veut arrêter de vendre des assurances-vie classiques pour des contrats d’assurances s'appuyant sur les données fitness et santé rassemblées par les smartphones et les objets connectés.

L’entreprise, qui existe depuis plus de 150 ans, accompagne désormais toutes ses assurances-vie d’un programme appelé Vitality. Ce dernier offre des avantages en nature lorsque l'adhérent ou adhérente fait du sport régulièrement ou achète de la nourriture saine. La personne gagne alors le droit de faire tourner une roue qui lui attribue un cadeau, des réductions sur des bracelets connectés ou des bons cadeau Amazon par exemple.

Le programme n’est pas obligatoire, mais pour avoir accès à ce qui est présenté comme un mini-jeu sur smartphone, il faut forcément autoriser la collecte de ses données par John Hancock.

Nos vies valent leurs profits

Lorsque les titulaires d'assurance-vie meurent, leur compagnie doit payer une forte somme d’argent aux familles. Il est donc dans l’intérêt de l’assurance que sa clientèle vive le plus longtemps possible puisque de son vivant, elle lui paye des primes. Pour reprendre les mots de Brooks Tingle: «Plus longtemps les gens vivent, plus on gagne d’argent. Si on peut aider notre clientèle à vivre plus longtemps, c’est avantageux pour nous».

Cette décision fait écho à de récents développements dans les technologies utilisées par John Hancock. Apple a annoncé le 12 septembre que de nouvelles fonctionnalités de e-santé étaient ajoutées à l'Apple Watch, sa montre connectée. Notamment la possibilité de prendre un électrocardiogramme. Une fonctionnalité qui n’est pas tellement utile au quotidien mais qui pourrait intéresser, au hasard, une assurance. Fitbit, le plus gros vendeur de bracelets de sport connectés, a quant à lui lancé un programme destiné aux employeurs et aux programmes de santé, qui peuvent mettre plusieurs personnes en compétition et les coacher pour leur faire perdre du poids ou arrêter de fumer. Bien évidemment, l’Apple Watch et le Fitbit font parti des produits offerts ou soldés avec le programme Vitality.

Ce programme est très récent mais une question reste évidemment en suspens: pour l’instant, les plus sportifs gagnent des cadeaux, mais si un jour tout le monde rend ses données disponibles, les assurances ne risquent-elles pas au contraire de faire payer davantage ses clients dont le mode de vie serait moins sain?

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