Life

Le 1er février, restez chez vous c'est "Sickie Day"

Slate.fr, mis à jour le 01.02.2010 à 18 h 40

Vous êtes au bureau et vous êtes frais et dispo ? Pas de fièvre ni de gorge qui gratte à l'horizon? Bravo, vous faites partie des quelques rescapés du «Sickie day», le jour où l'on est malade. Car il se pourrait bien que vos collègues n'aient pas cette chance, et ne soient pas venu travailler ce lundi.

En effet, le premier lundi de février est, selon une étude, le jour qui connaît le plus grand pic d'employés désertant leur bureau pour cause de maladie. Selon le Times, les causes de cet absentéisme record sont simples: dehors il fait un froid glacial, il fait sombre, les gens manquent cruellement de lumière, l'excès de dépenses de Noël se fait encore ressentir, Pâques est loin...

Il faut savoir que le plus souvent en ce 1er février, les maladies sont feintes. En Angleterre, le nombre d'absence pour fausse maladie s'élèverait à 12%. Et ce nombre augmente doucement à 20% les jours de compétitions sportives majeures. Et le pourcentage augmente dans la fonction publique. Le personnel hospitalier prend en moyenne 12 jours de congés maladie par an et les policiers moins de 10 (en comparaison, les restaurateurs, dans le secteur privé, prennent moins de 5 jours par an).

Pour se faire porter pâle, mieux vaut choisir un lundi ou un vendredi. Ces deux jours sont les plus populaires pour se déclarer malade auprès de son employeur (et rester sous sa couette). Ce qui montre un cruel manque d'imagination. Il semblerait d'ailleurs que plus le travail est monotone et répétitif, plus la société qui emploie est conséquente, plus ce genre d'absentéisme truandé arrive.

Cette année, il semble que les employés préfèrent annoncer leur absence par texto ou par email. Une manière d'éviter les questions embarrassantes sur vos symptômes. Cela permet également à votre employeur de ne pas avoir à faire semblant de vous croire, ou même de s'inquiéter de votre sort. Tout le monde y trouve son compte.

Cette journée «de la maladie» rappelle celle du troisième lundi de janvier, journée décrétée la plus déprimante de l'année par des spécialistes. Le «Blue Monday» était causé par les même symptômes et provoquait lui aussi une dangereuse poussée d'absentéisme dans les entreprises.

[Lire l'article complet sur le Times]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de une: Galerie Flickr de Ben+Sam

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte