Tech & internet / Économie

Domino's propose des pizzas en échange d'un tatouage (et ce n'est pas une première)

Temps de lecture : 3 min

Dans la série tatouages, il y a les traditionnels tribaux, l'infini, la carpe coye, le signe du zodiac. Il faut maintenant ajouter le domino, arboré par près de 400 personnes.

Non, rien de rien.  | The French Travel Photographer via Flickr CC License by
Non, rien de rien. | The French Travel Photographer via Flickr CC License by

Après les fans de Harley qui se font tatouer leur moto préférée et ceux d'Apple qui s'offrent le dessin d'une pomme dans la peau, voici le domino rouge et bleu.

La branche russe de Dominos's pizza s'est vu quelque peu dépassée par sa promotion «Cent pizzas par an pendant cent ans». Le principe? Se faire tatouer le logo de la marque, prendre en photo ce tatouage et partager l'image sur les réseaux sociaux, agrémentée du hastag #DominosForever; en échange de quoi la personne pourra bénéficier gratuitement d'une centaine de pizzas par an (pendant cent ans, donc). La promotion qui devait durer deux mois a été avortée au bout de quatre jours, en raison de son succès, laissant tout de même le temps à 381 personnes de se faire tatouer. Ce n'est pas tant par amour de la marque que par besoin économique que des Russes ont sauté le pas, rapporte le Wall Street Journal, le salaire moyen dans le pays étant estimé à environ 550 euros mensuels.

Domino's n'est pas le premier

L'un des premiers commerçants à avoir lancé ce type de promotion est la propriétaire d'un restaurant mexicain basé à San Francisco. En 1999, elle offre à sa clientèle de la nourriture gratuite à vie en échange d'un tatouage du logo de son établissement –un enfant avec un sombrero à califourchon sur un épis de maïs géant en forme de fusée. La promotion s'arrête à cinquante volontaires. La restauratrice fait rapidement le calcul: huit dollars par jour offerts à cinquante personnes pendant cinquante ans revient à céder gratuitement 5,8 millions de dollars de nourriture.

Ailleurs aux États-Unis, et notamment dans l'Ohio, 800 personnes se sont faites tatouer le logo de la chaîne de sandwich Melt en échange d'une réduction de 25% à vie sur la nourriture et les boisons. Le logo en question? Un sandwich dégoulinant de fromage. On retrouve le même principe en Australie, pour un tatouage de burger à quatre étages, grandeur nature.

Dans les années 2000, certaines personnes sont même allées jusqu'à vendre des parties de leur corps aux enchères et sont devenues des panneaux publicitaires vivants. La plus connue est une femme américaine qui avait vendu son front pour 10.000 dollars où s'affiche dorénavant GOLDEN PALACE.COM. Si Golden Palace existe encore, beaucoup de panneaux d'affichage humains portent aujourd'hui des tatouages de marques qui n'existent même plus.

Le plus beau tour de force vient peut-être du club de sport américain Anytime Fitness qui a réussi à ce que 4.000 personnes employées et membres du club se tatouent un «running-man» violet pour se voir rembourser uniquement le prix du tatouage.

Marketing dans la peau

«Quand les gens se voient offrir quelque chose de gratuit, ils ont cette réaction extrêmement positive qui obscurcit leur jugement. Ils sont prêt à oublier les options qui sont, rationnellement, meilleures pour eux», expliquait un professionnel du marketing à Pacific Standard en 2015. Pour les Russes qui voulaient de la pizza, c'est presqu'un acte désespéré, l'investissement d'un tatouage à trente dollars contre une vie de pizzas gratuites semblant tout à fait judicieux dans l'économie actuelle.

Parfois, les personnes sont vraiment accrochées à ce que signifie leur tatouages, les membres de Anytime Fitness témoignant par exemple de leur combat contre l'obésité, du chemin qu'ils et elles ont parcouru, considérant l'entreprise «comme une famille». Oubliant très certainement au passage que c'est en réalité l'entreprise qui bénéficie de la manoeuvre.

Si l'on n'aime plus la pizza, qu'on reprend tout le poids perdu au club de gym, ou qu'on revient sur notre décision, enlever un tatouage demande en général une dizaine de séances de traitement au laser, coûtant chacune entre quatre-vingts et 300 euros.

Slate.fr

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