Tech & internet / Économie

Uber pédale dans la semoule: le vélo est-il la solution?

Temps de lecture : 2 min

L’entreprise américaine change de stratégie.

«Nous sommes capable de modeler l’attitude des consommateurs de telle sorte que cela soit favorable à l’utilisateur et à la ville.» | Jewel Samad / AFP
«Nous sommes capable de modeler l’attitude des consommateurs de telle sorte que cela soit favorable à l’utilisateur et à la ville.» | Jewel Samad / AFP

Dans un entretien au Financial Times, Dara Khosrowshahi confirme sa volonté de faire évoluer l'entreprise. Le PDG d’Uber a annoncé qu’il allait élargir ses activités vers les vélos et les scooters pour les trajets courts. «Pendant les heures de pointes, c’est très inefficace pour un véhicule de déplacer une personne de quelques pâtés de maison.»

Pour Khosrowshahi, qui célèbre sa première année à la tête du géant, la mise en place de ce service est doublement bénéfique: «Nous sommes capable de modeler l’attitude des consommateurs de telle sorte que cela soit favorable à l’utilisateur et à la ville».

Plus tôt dans l’année Uber a acquis Jump Bikes, une start-up de Brooklyn qui propose des vélos en libre-service. Ce service est déjà en place dans bon nombres de villes américaines comme Chicago, Austin, San Francisco et Washington DC. Ces vélos ont un verrou intégré, coûtent quelques euros par demi-heure d'utilisation et sont disponibles via l’application Uber.

De son côté, son rival Lyft semble aussi emprunter ce chemin là, à travers l’acquisition de Motivate, une entreprise similaire à Jump Bikes.

Une stratégie risquée

Dans son interview au Financial Times, Khosrowshahi concède que ces courts trajets en vélo seront moins lucratifs que les courses des véhicules Uber. Néanmoins, d'après ses conversations avec des chauffeurs, il affirme que ces derniers sont plus intéressés par des courses plus longues –donc plus chères– que par celles bloquées dans les bouchons.

L’élargissement de ses activités vers une méthode de transports plus fluide a aussi pour objectif de d’améliorer la cohabitation avec les villes dans lesquelles Uber opère. En juillet dernier, la ville de New York avait annoncé qu’elle allait mettre en place un plafond concernant le nombre de véhicules Uber dans ses rues.

La manœuvre reste périlleuse pour l’entreprise américaine actuellement en difficulté financière. Khosrowshahi en est conscient mais relativise: «À court terme ce n’est pas profitable financièrement pour nous mais stratégiquement, à long terme, nous sommes convaincu que c’est exactement ce vers quoi nous voulons aller».

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