Monde / Économie

En Iran, le tourisme s'écrase avant même d'avoir pu vraiment décoller

Temps de lecture : 2 min

Plusieurs compagnies aériennes étrangères abandonnent cette destination.

Revirement des compagnies aériennes vis-à-vis de l’Iran | Stringer / AFP
Revirement des compagnies aériennes vis-à-vis de l’Iran | Stringer / AFP

Si vous désirez visiter Téhéran, dépêchez-vous car Air France-KLM et British Airways vont suspendre leur vol à destination de l’Iran. Reuters rapporte que ces mesures ont été prises à la suite des nouvelles sanctions américaines, qui ne rendent pas ces vols commercialement viables.

Plus de six millions de visiteurs depuis la réouverture

La compagnie franco-hollandaise stoppera toutes ses liaisons vers l’Iran d’ici septembre 2018. Principale raison avancée: «De faibles résultats commerciaux». Aucune des deux compagnies aériennes n’a directement lié l’arrêt de son activité vers l’Iran aux sanctions américaines, mais pour Melissa Locker de Fast Company, il est très clair que ces deux événements sont liés.

British Airways assurera ses derniers vols Londres-Téhéran le 22 septembre. L’ambassadeur iranien au Royaume-Uni, Hamid Baeidinejad, a répondu qu’il était en désaccord avec la décision de la compagnie aérienne.

Après plus d’une année de boom touristique et plus de six millions de visiteuses et visiteurs étrangers, c’est un volte-face des plus dramatiques qui touche actuellement le tourisme iranien.

Entre les ouvertures d’hôtels et l’arrivée des circuits touristiques des tour-opérateurs dans les anciennes villes d'Ispahan, Chiraz et sur le site de Persepolis classé au patrimoine mondial de l’Unesco, l’État iranien espérait attirait plus de vingt millions de touristes d’ici 2025.

L’abandon des sanctions auprès de l’Iran dans le cadre de l’accord sur la non prolifération nucléaire a volé en éclats en mai dernier à cause de Donald Trump. Les premières sanctions ont été remises en place au début du mois dernier, une seconde vague est censée s’écraser sur l’Iran en novembre prochain.

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