Société / Tech & internet

Les «dumbphones» remplaceront-ils les smartphones?

Temps de lecture : 2 min

Les ventes de téléphones mobiles sans connexion à internet ont augmenté de 5% l’année dernière.

78% des britanniques estiment qu’ils ne peuvent pas vivre sans leur smartphone | Josep Lago / AFP
78% des britanniques estiment qu’ils ne peuvent pas vivre sans leur smartphone | Josep Lago / AFP

Après avoir été éclipsé par l’iPhone depuis 2007 et le développement de l’homo digitalis, le «dumbphone» –contraction des mots anglais dumb (idiot) et phone (téléphone), en opposition à smartphone (téléphone intelligent)– fait son retour sur la scène internationale. Ces appareils, non connectés à internet et qui permettent uniquement à leurs utilisateurs et utilisatrices de téléphoner et d’échanger des SMS, semblent regagner leurs lettres de noblesse.

Le quotidien britannique The Independent rapporte que si la vente de smartphones augmentait de 2% l’année dernière, celle des dumbphones gonflait de 5%. Ne nous emballons pas pour autant: les smartphones restent leader du marché, même si la tendance confirme la bonne progression des appareils vintage.

Une solution à notre addiction aux smartphones

Le phénomène n’étonne pas Tanya Goodin, autrice de Stop Staring at Screens [«Arrêtez de regarder vos écrans»]: «Depuis quelques années, j’observe un nombre croissant de personnes qui passent, au moins partiellement, aux dumbphones, afin d’avoir un peu de répit dans cette stimulation incessante du monde numérique.»

«Alors que les logiciels travaillent de plus en plus dur pour nous stimuler face à nos écrans et que notre volonté ne semble plus assez forte, il semble que nous sommes tous sensibilisés au fait qu’éteindre nos appareils est le seul moyen de décrocher», dénonce-t-elle.

Des statistiques récentes semblent nuancer cette prise de conscience collective. Deux personnes sur cinq ont pleinement conscience du fait qu’elles passent trop de temps sur leurs appareils. Des recherches ont montré que 78% des Britanniques estiment ne pas pouvoir vivre sans smartphone. Et selon l'Ofcom, l'autorité régulatrice des télécommunications au Royaume-Uni, 92% d’entre elles et eux pensent qu’avoir un téléphone connecté à internet est essentiel.

La psychologue Daria Kuss a décrypté ce phénomène pour Sky News: «[Les utilisateurs et utilisatrices de smartphone] ont pleine conscience du fait de beaucoup trop utiliser ces appareils, mais elles et ils ne peuvent pas s’en passer [...] et craignent de rater quelque chose sur leurs réseaux. C’est pourquoi elles et ils l’utilisent de manière compulsive».

Si vous vous sentez esclaves de votre smartphone, de nombreux types de téléphones basiques existent encore. L’un des plus populaires, le Nokia 3310, a été remis sur le marché par la marque. Tout est là pour que nous mettions cette addiction de côté, encore faut-il réussir à faire le pas.

Newsletters

Jean Vanier, la chute d'une icône

Jean Vanier, la chute d'une icône

Il était impossible d'imaginer que le créateur de l'Arche, accueillant les personnes handicapées mentales, puisse tenir de si beaux discours le jour et attoucher des femmes fragiles le soir.

Maureen, 23 ans: «Les gens s’attendent à voir une blanche»

Maureen, 23 ans: «Les gens s’attendent à voir une blanche»

On en a un, ou deux, ou plus. Ils sont communs, originaux, chargés d'histoire, hérités d'ancêtres, religieux, inventés. On les choisit rarement mais ils peuvent forger notre identité. Parfois, on veut en changer parce qu'on les déteste, parfois...

Kaël, 29 ans: «Mon père était un grand fan des comics DC»

Kaël, 29 ans: «Mon père était un grand fan des comics DC»

On en a un, ou deux, ou plus. Ils sont communs, originaux, chargés d'histoire, hérités d'ancêtres, religieux, inventés. On les choisit rarement mais ils peuvent forger notre identité. Parfois, on veut en changer parce qu'on les déteste, parfois...

Newsletters