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Le gouvernement hongrois veut interdire les études de genre à la fac

Temps de lecture : 2 min

Ce domaine de recherches va à l'encontre de l'idéologie chrétienne traditionnelle défendue par le gouvernement de Viktor Orban.

La coalition du premier ministre hongrois Viktor Orban a introduit une proposition de loi visant à interdire les études de genre à l'université à partir de 2019. Le gouvernement a déclaré que c'était une question économique, dans la mesure où les diplômés de ce domaine sont peu demandés sur le marché du travail. Mais les critiques de l'interdiction maintiennent qu'il s'agit surtout d'une décision idéologique.

Lorinc Nacsa, un député proche d'Orban avait écrit l'année dernière que ces études «détruisaient le mode de pensée fondé sur des valeurs qui est encore présent dans les pays d'Europe Centrale», et le Secrétaire d'État Bence Rétvári avait déclaré que ce domaine de recherche allait entièrement à l'encontre de ce que défend le gouvernement du parti populiste Fidesz.

Quant à Orban, il a récemment affirmé que son gouvernement était en train de créer une «démocratie chrétienne» qui protège «le modèle traditionnelle de famille avec un homme et une femme».

Seuls deux établissements - l'Université d'Europe Centrale et l'Université Eotvos Lorand - proposent des cours sur les questions de genre. Selon le site Hungarian Free Press, treize étudiants dans ces domaines seraient touchés par cette interdiction.

«Le gouvernement n'avait encore jamais tenté de légiférer au sujet du cursus des universités sans consulter les institutions universitaires, a expliqué la professeure Andrea Peto au Telegraph. C'est un précédent dangereux en matière d'intervention de l'État dans le choix des cours universitaires».

Peu après sa réelection en avril 2017, Orban avait fait passer une loi susceptible de mener à la fermeture de l'Université d'Europe Centrale, qui est financée par le milliardaire George Soros. Des milliers de manifestants étaient descendus dans la rue pour défendre l'établissement.

Slate.fr

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