Frêche: une polémique sans objet en Israël
En Israël, la controverse autour des propos de Georges Frêche semble ridicule quand les véritables comportements antisémites ne sont même pas relevés.
- georges-freche -
En Israël, on s'étonne beaucoup que traiter en France un juif de juif soit une insulte et fasse couler autant d'encre. En revanche, l'utilisation manifeste d'un éventuel «dérapage» à des fins politiciennes trouble.
Le Parti socialiste, suivi par les médias, semble vouloir sauter sur l'occasion de la plaisanterie déplacée de Georges Frêche pour régler son problème avec la liste Languedoc-Roussillon aux élections régionales et non pas pour s'élever contre la banalisation des propos anti-juifs. Rappelons qu'en France, 631 incidents antisémites ont été répertoriés en 2009 par les autorités sans que l'opinion publique et les politiques, les socialistes en particulier, manifestent leur désapprobation devant ce qui devient une constante acceptée. Les atteintes verbales contre les juifs sont monnaie courante et n'inquiètent pas outre mesure la communauté qui est plutôt sensible aux actes de violences, à l'incendie des synagogues, aux tags sur les tombes juives et aux souillures du mémorial de l'Holocauste.
Il y a pourtant beaucoup d'autres cas où cette soudaine sensiblerie n'a pas fonctionné avec efficacité. Les Israéliens n'ont pas apprécié le silence planétaire devant le dernier rapport de l'ONU sur la guerre à Gaza qu'ils jugent clairement antisémite. Pour eux, les rédacteurs du rapport Goldstone ont utilisé deux stylos. L'un pour le Hamas et l'autre pour Israël. Le thème fondamental de l'accusation est la notion d'intention qui n'est pas sans rappeler la vulgate historique antisémite, les juifs étant l'incarnation du mal. Ainsi, Israël a commis des meurtres en ciblant «intentionnellement» des civils innocents, des hôpitaux et des centres de l'ONU dans une action planifiée au plus haut niveau de l'Etat. En revanche, le Hamas n'avait rien d'intentionnel quand ses combattants s'habillaient de vêtements civils pour envoyer des roquettes et des obus de mortier à destination des villes du sud d'Israël à partir de zones densément peuplées et quand des populations arabes servaient de boucliers humains selon les propres termes du rapport.
Peu de médias non israéliens ont même noté l'extraordinaire action de l'armée israélienne à Haïti qui a été la première à installer en vingt quatre heures un hôpital complet. Les Israéliens répugnent aussi à rappeler au député arabe Ahmed Tibi que, quand il compare de la tribune de la Knesset les victimes de l'opération «plomb durci» à celles de la Shoah, il banalise des faits indicibles. Enfin, lorsque l'évêque de Cracovie, Tadeusz Pieronek, confirme le 28 janvier à un journal italien que la Shoah est une «pure invention juive», les Israéliens doutent de la volonté occidentale de faire taire les brebis galeuses qui parviennent à semer le doute dans les esprits faibles.
Alors, au sujet de Georges Frêche, les Israéliens pensent, sans chercher à s'immiscer dans le débat politique français, que «l'injure» faite à Laurent Fabius d'avoir une «tronche pas catholique» relève plus de la provocation que de la volonté de nuire aux juifs.
Jacques Benillouche
Image de Une: Georges Frêche Reuters
Mis à jour le 29/01/2010 à 21h20











































Extraordinaire! Frêche sauvé par la Kabbale! De l'humour juif probablement - ne pas hésiter à doubler la dose avec le dernier opus des frères Coen: (Fabius) a serious man.
De quelles sources vous faites-vous l'echo quand vous parlez de l'opinion du peuple israëlien dans sa globalité? Qui est ce "on"?
Citez des sources, ou exprimez une opinion personnelle, mais indiquez-le, sinon on pourra vous accuser de faire ce que vous dénoncez : de la propagande déguisée en information.
Cet article, aussi intéressant soit-il, manque de rigueur à mon avis.
J’ai souvent écrit que mon opinion personnelle ne comptait pas et n’intéressait personne. Sans dévoiler mes méthodes de travail, j’ai, comme d’autres collègues d’ailleurs, d’excellentes sources. J’obtiens deux réunions par mois avec les représentants de Tsahal. Les officiels israéliens sont à notre disposition au centre des journalistes de Tel-Aviv. Le gouvernement nous distribue des analyses et des commentaires à user à notre guise. J’ai par ailleurs de nombreux dîners (maladie française!) ou réunions avec de hautes personnalités et pour ne citer que quelques unes : l’historien Michael Bar Zohar, les anciens ambassadeurs en France Nessim Zvili et Meir Rosen, le sociologue Claude Sitbon...
En ce qui concerne précisément mon article j’ai eu l’avantage d’être invité, en tant que journaliste encarté, à la réception organisée par le gouvernement à l’aéroport de Ben Gourion à l’occasion du retour d’Haïti de la mission militaire.
Les officiels et les journalistes étaient invités le 28 janvier à 7h45 tandis que les avions ont atterri à 9h00. Cela nous a donc laissé beaucoup de temps pour converser avec des membres du corps diplomatique, des ministres, des journalistes israéliens et des officiers supérieurs qui, contrairement à ce que l’on imagine, sont très ouverts, surtout lorsqu’il s’agit de journalistes étrangers, français de surcroit. Ces personnalités m’ont aidé à la rédaction de cet article sans qu’il soit nécessaire de citer intégralement leurs propos au mot à mot.
J'ai été invité à m'exprimer au grand journal télévisé du soir du 28 janvier pour analyser la conférence de Londres sur l'Afghanistan et j'ai pu échanger avec mes collègues journalistes leur impression sur le sujet Frêche.
Voila en ce qui concerne les "on" de mon article.
Je me souviens précisément en revanche des phrases du sociologue franco-israélien, Claude Sitbon, qui a propos de George Frêche, estime « l’incident un peu exagéré par les médias. Cependant, la chose juive et la Shoa sont des thèmes ultrasensibles qui ne permettent pas la moindre critique et encore moins l’humour le plus noir. Il faut vraiment reconnaitre et aussi accepter que la plaisanterie sur certains sujets doit être proscrite car, selon le proverbe chinois, quand le doigt montre la lune, l’imbécile ne regarde que le doigt »
Cordialement
Mr Benillouche, je suis parfaitement en accord avec votre article, mais dans la réponse vous soulevez un vrai problème qu'il me semble nécessaire d'approfondir. En effet, vous dites: "Il faut vraiment reconnaitre et aussi accepter que la plaisanterie sur certains sujets doit être proscrite". Je comprends que vous faites directement et justement allusion à la Shoah comme étant "un thème ultrasensible", mais votre affirmation ne s'applique-t-elle qu'à cette référence? Ne pourrait-on pas l'appliquer à d'autres religions, aux homosexuels, aux "gens de couleur" et bien d'autres catégories? N'y a-t-il pas un risque avec cette censure d'ouvrir une boite de Pandore? Je sais bien que la loi interdit et donc censure toute expression de toute opinion antisémite, raciste, homophobe etc mais n'y a-t-il pas un risque de voir discréditer tout adversaire en le qualifiant d'antisémite,de raciste, d'homophobe selon les besoins immédiats comme ce fut le cas avec G. Frêche? Surtout quand on sait, par exemple, que l'on peut afficher des opinions soviétiques ou maoïstes qui ont tué directement des dizaines de millions de personnes et qui continuent à le faire, sans encourir le moindre problème judiciaire ou médiatique?
En conclusion, pourriez-vous nous dire, selon vous, les sujets ou les thèmes pour lesquels la plaisanterie devrait être proscrite?
Je n'ai pas une passion pour Frèche (et pas davantage pour les hommes politiques en général). Mais s'il y a bien quelqu'un qui a toujours donné et à gogo des gages à Israël, c'est bien lui : par antisémitisme, vous croyez ?
Quant à la définition de l'antisémitisme par les israléiens, chacun sait qu'il suffit de critique Israël, et de dire haut et fort qu'il viole au quotidien les droits de l'homme et la loi internationale pour être taxé d'antisémite. Même quand on est juif, et c'est mon cas.
A l'instant j'entends que T. Blair a déclaré qu'il avait décidé la guerre contre l'Irak parce Sadam Hussein violait lesr ésolutions de l'ONU.
On rêve : combien de résolutions onusiennes violées en permanence par Israël ?
Oui, décidément, je déteste la politique et les politiciens
"Pas très catholique"
Signification : Peu conforme à la morale, sujet à caution, douteux.
Les hommes politiques n'ont plus le droit d'employer des expressions françaises ?
Faut-il que chaque mot soit pris dans son sens premier ? Alors, doit-on supprimer toute les expressions du même genre « Tête de turc », « broyer du noir » etc… ?
Faut arrêter un peu. Fabius dit que s’il était en Languedoc, il ne voterait pas pour Frêche car il n’a pas les mêmes idées, et la réponse parait claire. « Moi idem, parce que c’est qqun de louche » !
Faut arrêter de voir des racistes partout !
Demander l'avis d'Israéliens sur une expression francaise alors qu'en France visiblement, certains ont déjà du mal... j'ai du mal à voir l'avancée
Assez d'accord avec testatio.
En certaines contrées outre-atlantiques, on dit d'ailleurs "It's not kosher" pour dire "Ce n'est pas très catholique".
Et l'on traduira littéralement pas "Ce n'est pas très casher".
Comme quoi, à chacun l'archétype de ce qui est conforme ou pas !
Je suis très sensible aux tendances antisémites nauséabondes, mais je suis aussi très sensible et agacée par le politiquement correct à tout crin... récupéré par les politiques.
Pour le PS, il est plus intolérable de traiter Fabius de "tronche pas très catholique" que de traiter des harkis de "sous-hommes": on sent que les élections ne sont pas loin et que les nerfs lâchent ou alors les valeurs socialistes ont bien changé de contenu!
Pour eux, les rédacteurs du rapport Goldstone ont utilisé deux stylos. L'un pour le Hamas et l'autre pour Israël.
Qu'en est-il en fait:
"Publié en septembre dernier, le rapport Goldstone, un document de 575 pages commissionné par l'ONU, accuse Israël et le Hamas de «crimes de guerre» voire de «crimes contre l'humanité» durant la guerre de Gaza."
http://www.liberation.fr/monde/0101616393-quel-avenir-pour-le-rapport-goldstone
Le thème fondamental de l'accusation est la notion d'intention qui n'est pas sans rappeler la vulgate historique antisémite, les juifs étant l'incarnation du mal. Ainsi, Israël a commis des meurtres en ciblant «intentionnellement» des civils innocents, des hôpitaux et des centres de l'ONU dans une action planifiée au plus haut niveau de l'Etat. En revanche, le Hamas n'avait rien d'intentionnel quand ses combattants s'habillaient de vêtements civils pour envoyer des roquettes et des obus de mortier à destination des villes du sud d'Israël à partir de zones densément peuplées et quand des populations arabes servaient de boucliers humains selon les propres termes du rapport.
Le bilan de l'opération plomb durci est parlant me semble-t-il:
"Le bilan de l'opération «Plomb durci» s'était soldé par plus de 1400 morts côté palestinien, en majorité des civils, et 13 côté israélien."
http://www.liberation.fr/monde/0101616393-quel-avenir-pour-le-rapport-goldstone
Qu'aurait-on dit si ça avait été l'inverse ? L'argumentation même des israéliens au regard du bilan ne justifie t'elle pas amplement ces commissions d'enquête à moins de considérer que la position de victime ne pardonnerait tous les crimes? Raisonnement que d'ailleurs le Hamas a fait sien.
Les Israéliens répugnent aussi à rappeler au député arabe Ahmed Tibi que, quand il compare de la tribune de la Knesset les victimes de l'opération «plomb durci» à celles de la Shoah, il banalise des faits indicibles.
Sur ce point les israéliens ont raison. Mais comment qualifier le fait qu'Israël qualifie systématiquement d'antisémite toute critique de sa politique dans les territoires occupées ?
En Israël, on s'étonne beaucoup que traiter en France un juif de juif soit une insulte et fasse couler autant d'encre. En revanche, l'utilisation manifeste d'un éventuel «dérapage» à des fins politiciennes trouble. Si ça avait été Fabius lui-même qui avait fait cette vanne, elle m'aurait peut-être arrachée un sourire. Mais là nous sommes en présence d'un provocteur certes, mais récidiviste. Je partage d'ailleurs l'indignation des Harkis qui trouvent que Le parti Socialiste a été bien long à réagir.
" « Décidément, le comportement de Madame Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, dans le cadre de l'affaire Georges Frêche, est sans honneur ». « Il aura fallu que l'un des siens se fasse insulter par Monsieur Frêche pour que Madame Aubry tente de retrouver le sens de l'honneur ! Décidément, Madame Aubry a une capacité d'indignation bien sélective », ajoute l'association, en rappelant que Georges Frêche avait qualifié les Harkis de « sous-hommes » en 2006."
http://www.midilibre.com/articles/2010/01/28/A-LA-UNE-Freche-a-propos-de-Fabius-selon-les-Harkis-Martine-Aubry-aurait-une-capacite-d-indignation-bien-selective-1089992.php5
Les provocations de Georges Frêche viennent s'ajouter aux "dérapages" d'autres hommes et femmes politiques autour du débat sur l'identité nationale. Alors c'est vrai que c'est moins grave qu'une ratonnade ou que l'incendie de lieux de culte, mais ça finit par provoquer la nausée. Et c'est sans doute le meilleur moyen pour créer un climat favorable à toutes les agressions racistes.
Les médias n'ont pas relevé l'efficacité de l'intervention israélienne en Haiti, et n'ont pas non plus relevé l'absence de solidarité de pays riches comme l'Arabie Saoudite (qui a envoyé...0 $ en aide à Haiti), les Emirats Arabes Unis (100 000 $ à Haiti...) ou la Syrie.
L'idéologie globale des médias serait-elle en train de changer de camp ? Est-elle trop soumise au politiquement correct ?
MrGabble, vous avez raison, l'Arabie saoudite n'a pas semble-t-il apporté sa cote part à l'entraide en faveur de Haïti.
L'Arabie saoudite n'a sans doute pas besoin de se refaire par tous les moyens une image un peu plus présentable au regard du monde !
Certes, Israël y est allé de sa "solidarité", un argument bien utile.
Reste que quand il s'agit des droits fondamentaux des Palestiniens, Israël est aux abonnés absents, et pire encore, Israël viole au quotidien les droits de l'Homme et les lois internationales !!
La politique, c'est la politique, n'est-ce pas, on n'y échappe pas. Et ce n'est décidément pas glorieux.
le politiquement correct s'enrichit tous les jours: le comble du ridicule étant que seuls les socialistes non-juifs ont vu une attaque antisémite là où beaucoup ont vu une plaisanterie sans envergure! mais à l'avenir évitez de parler de religion, de race, de couleur, de défauts physiques ou psychologiques, de différences, de politique bien sûr, reste la météo qui est effectivement le premier sujet de conversation au café du commerce, sans doute pour ces mêmes raisons!
M. Fréche a dérapé en ce qui concerne les Harkis mais que dire des politiques qui ont promis monts et merveilles à ses français parkés par ses politiques dans des camps insalubres RIEN et quà fait le PS à l'époque du dérapage de "militant" RIEN sur le fond de peur de perdre la règion.
M. Frèche a dérapé concernant notre équipe de France mais qu'ont fait les politiques , lors des "auvergnats" de M. Hortefeux ou de la "pub" de l'UMP sur la délinquance, pub où seul des noirs apparaissent.
M. Fréche homme politique est un personnage dont les dérapages sont courants mais est-il seul dans ce cas avec le triste M. Le Pen certainement pas
Par contre dans l'affaire du "pas très catholique" on frise l'absurde car je ne crois qu'il y est un lien avec les origines lointaines de M. Fabius que je l'espère est assez intelligent et NON politique pour l'admettre.
Je relève quelques inexactitudes dans votre article, qui laissent planer un soupçon de parti-pris :
- "Rappelons qu'en France, 631 incidents antisémites ont été répertoriés en 2009 par les autorités sans que l'opinion publique et les politiques, les socialistes en particulier, manifestent leur désapprobation devant ce qui devient une constante acceptée." Pour un journaliste, vous semblez bien mal informé ; les actes antisémites graves de ces dernières années ont tous fait l'objet de condamnations fermes et immédiates des "autorités" et des "politiques" toutes tendances confondues ou presque, au point même d'en oublier parfois toute prudence quant à la nécessaire vérification préalable de la véracité des faits, comme en témoignent les affaires de la pseudo-agression antisémite du RER et celle de la prétendue agression du rabbin de la rue Myrrha (toutes deux inventées de toutes pièces par les "victimes"). D'autre part, balancer ce chiffre sans le rapporter au total des crimes et délits racistes n'a guère de sens si l'on prétend s'en servir pour démontrer que la communauté juive est particulièrement visée par le racisme...
- "Peu de médias non israéliens ont même noté l'extraordinaire action de l'armée israélienne à Haïti qui a été la première à installer en vingt quatre heures un hôpital complet."
C'est peut-être parce qu'il se disent que les Israéliens auraient pu employer ce formidable savoir faire humanitaire pour secourir les civils de la bande de Gaza victimes par milliers des bombardements israéliens de la dernière guerre, et de la poursuite actuelle du blocus qui empêche des centaines de Gazaouis gravement malades d'avoir accès aux soins que nécessite leur état ; sans parler des centaines de milliers d'autres contraints de consommer une eau malsaine faute de matériel pour réparer les infrastructures civiles, entre autres exemples d'urgence humanitaire dans ce territoire. Se servir du drame haïtien pour tenter de masquer ces faits irréfutables, ça fait un peu tartuffe, non ?
Au final, cet article me déçoit, parce que manifestement de parti-pris, alors que dans d'autres vous paraissiez faire preuve d'une certaine objectivité concernant ce conflit. Là, vous semblez reprendre à votre compte sans aucun recul la propagande officielle israélienne.
Je réponds avec plaisir à votre question.
Au risque d’être taxé de rabat-joie ou de personne coincée, je pense que les hommes politiques, et dans une certaine mesure les journalistes politiques, ne doivent pas s’adonner à la plaisanterie ou au "bon mot". Ils doivent laisser cette activité aux saltimbanques et aux humoristes qui parfois, cependant, en font trop.
Si l’on mélange les genres, on déconsidère à la fois la politique et le milieu politique car nul n’est capable de définir une limite objective. Les électeurs ont du mal à s’intéresser à la politique et ce n’est pas le « bon mot » qui les convaincra de s’en rapprocher.
Un site communautaire juif en France a d’ailleurs licencié son Webmaster, en décembre 2009, parce qu’une caricature anti islamique, censée faire rire, jaune peut-être, avait été publiée en première page.
Cette sanction est peut-être sévère à l'encontre d'un collègue mais on ne défend pas ses convictions avec de la haine et de l’humour douteux.
Cordialement
Frêche n'est pas plus antisémite que raciste : Frêche EST. Et pour l'être et le rester, tout est bon : démagogie, veulerie, flagornerie, vulgarité, grossièreté, mépris...
Frêche n’est certes pas une exception.
En Languedoc-Roussillon, pour les uns, le soleil se lève et se couche avec lui ; pour les autres, il est tout ce dont on ne cessera jamais de désespérer pour peu que l’on ait eu un jour la naïveté de penser que des individus tels que Frêche n’avaient aucun avenir en politique.
Aussi…
A charge pour nous d’apprendre à désespérer la tête haute.
Mais ça, on sait faire ! Et c’est heureux.