Sociéte / Monde

En Australie, les immigrés vont plus à l'université que les locaux

Temps de lecture : 2 min

Une situation qui bouscule nos clichés.

Des étudiants d'origine chinoise après leur remise de diplôme de l'université de Sydney, le 12 octobre 2017. | William West / AFP
Des étudiants d'origine chinoise après leur remise de diplôme de l'université de Sydney, le 12 octobre 2017. | William West / AFP

L’Australie est l’un des pays où la population immigrée fait face à des critiques sur son supposé manque d'assimilation. La droite au pouvoir avec Malcolm Turnbull, Premier ministre australien, adopte actuellement une politique d’immigration restrictive. Des mesures telles que des tests d'aptitude en anglais ou de «valeurs australiennes» ont été mis en place pour complexifier l’accès au territoire et à la citoyenneté.

Le ministre de la citoyenneté et des affaires multiculturelles se plaint que les immigrées et immigrés vivent entre eux dans une «bulle culturelle» et qu’ils ne parlent pas anglais. Les étudiantes et étudiants immigrés lui prouvent l’inverse. Elles et ils prennent au contraire la route la plus rapide vers l’assimilation culturelle et la contribution économique en allant à l’université.

Un contraste marquant

Selon une analyse de Andrew Norton du «Grattan Institute», un think tank de Melbourne, les immigrées, immigrés et leur enfants sont en moyenne plus diplômés que les Australiens et Australiennes natives d'Australie.

Ces données sont basées sur le taux de présence des étudiantes et étudiants de 18 à 20 ans, selon la langue parlée dans le foyer familial. C’est un outil représentatif pour les enfants des migrants et migrantes de première génération car en moyenne, à partir de la troisième génération, ces derniers ne parlent plus le langage de leur ascendant. Pour rendre l’étude plus pertinente, Andrew Norton a exclu les étudiantes et étudiants internationaux de sa base de données.

Le résultat est frappant. Pour le groupe d’Australiennes et Australiens qui parlent anglais à la maison, le taux d’accès à l’université est de 33,4%. C'est faible par rapport à tous les autres groupes qui parlent une langue étrangère dans leur foyer: 47,3% pour celles et ceux qui parlent arabe; 78,9% pour celles et ceux qui parlent une langue d’Asie de l’Est.

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