Égalités / Culture

Comment les Britanniques voient les femmes françaises

Temps de lecture : 2 min

Les femmes idéales, façon image d'Épinal.

Jane Birkin sur le port de Nice, Mai 1969 | UPI / AFP
Jane Birkin sur le port de Nice, Mai 1969 | UPI / AFP

Pour de nombreux téléspectateurs et téléspectatrices de la finale de la Coupe du monde, Brigitte Macron n’était pas la star du soir. Néanmoins pour une minorité de personnes influencées par la mode, elle faisait l'objet de tous les regards. Selon le quotidien The Guardian, son pantalon slim noir, sa veste légèrement trop grande et ses cheveux volontairement décoiffés, faisaient d’elle «la femme française typique». Ce soir-là une «gauloise sans filtre, un café et une discussion autour de Simone de Beauvoir» auraient parfaitement complété la panoplie de la première dame. Comment expliquer cette interprétation du quotidien britannique?


La «femme française», une notion intemporelle

«La femme française» est un concept qui suscite un fort intérêt auprès de nos voisins, de nombreux livres, articles, blogs et comptes sur les réseaux sociaux y sont consacrée, au risque de promouvoir une image d'Épinal. À titre d’exemple, le hastag #frenchgirl accompagne plus de quatre millions de publications sur Instagram.

Les Britanniques voient «la femme française» comme un modèle qui met de côté des poses faussement naturelles et opte plutôt pour un sourire insouciant, les cheveux au vent. Elle se trouverait sur la côte d’Azur, flanant sur les pavés avec un panier en osier rempli de brie. Autant dire que nos amis d’outre-Manche ont gardé Brigitte Bardot, Françoise Hardy, Juliette Gréco ou Catherine Deneuve –symboles de la féminité des années 1960– comme modèle.

Les marques françaises comme Sandro, Maje et Sezane profitent de cette tendance. De nombreuses marques étrangères essaient de revendiquer elles-aussi une identité française pour en profiter, sauf qu'elles n'ont rien de français. Être Cécile, par exemple, a été fondée par deux Australiens vivant à Londres; French Girl Organics vend des soins de la peau depuis Seattle.

The Guardian clôture son analyse en citant la fondatrice de la marque Sézane, Morgane Sézalory: «Toute femme parisienne veut faire croire aux autres qu’elle vient juste de se réveiller et qu’elle est élégante sans effort en dix minutes». Avant de conclure: «Bien sûr, ce n’est pas vrai».

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