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Finalement, Facebook n’est plus invincible

Temps de lecture : 2 min

L’increvable géant des réseaux sociaux est sous pression.

Mark Zuckerberg en pleine conférence | JD Lasica via Flickr CC License by
Mark Zuckerberg en pleine conférence | JD Lasica via Flickr CC License by

Le réseau social aux 2,2 milliards d’utilisateurs et utilisatrices est en perte de vitesse. On a appris ce 25 juillet que les revenus du deuxième trimestre étaient bien inférieurs aux attentes. Un résultat auquel Wall Street n’était pas préparé.

Le PDG Mark Zuckerberg a déclaré que les revenus de la société allaient faire face à un fléchissement. En cause, les sommes mobilisées pour modérer le flux de fausses informations et transformer le fil d’actualité avec plus de contenus interactifs entre amis.

Ses scandales font chuter l’action de Facebook

L’action de la société américaine s’est effondrée après la fermeture du marché selon un rapport journalier. L’action avait déjà chutée de 10% à la fermeture, décrochant jusqu’à 217,40$ [soit 185,61 euros].

Durant les semaines précédentes, Facebook a été très vivement critiqué pour son incapacité à reléguer de sa plateforme des contenus violents ou de désinformation.

Lors de la conférence bilan devant la presse et les investisseurs, le directeur financier de l’entreprise, David Wehner, a indiqué que les scandales autour de Facebook, auront très sûrement «un impact négatif sur la croissance du revenu» de l’entreprise dans les trimestres prochains.

«Nous nous attendons à ce que le taux de croissance de notre revenu diminue d’un peu moins de 10% par rapport aux précédents trimestres. Cette baisse se fera de manière séquentielle au troisième et quatrième trimestre», ajoute Wehner.

Les commentaires du directeur financier de Facebook ont précipité la baisse de l’action à environ 170$ [soit 145,10 euros], ou 23% de moins que son cours de clôture. La croissance des revenus a donc baissé en dépit d’une solide hausse de 42% des revenus par rapport à la même période l’année dernière.

Une perte de vitesse (relative) ressentie dans le nombre d’utilisateurs et utilisatrices

Plus de 2,23 milliards d’utilisateurs et utilisatrices se pressent sur la plateforme chaque mois, contre 2,25 selon les prévisions des analystes. «Jusqu’ici les dommages fondamentaux ont été très contenus selon nous», écrit Daniel Ives, analyste chez GBH Insights, dans une note aux investisseurs éditée avant la conférence bilan et en référence au scandale Facebook-Cambridge Analytica. Il a qualifié le trimestre de «respectable», par rapport aux résultats records de Facebook dans le passé.

Le nombre d’utilisatrices et utilisateurs journaliers de la plateforme aux États-Unis, le marché le plus rentable de Facebook, reste stable, après avoir décru pour la première fois durant le dernier trimestre de 2017. En Europe, durant ce trimestre, trois millions d’utilisateurs et utilisatrices de moins ce sont inscrites sur Facebook par rapport au trimestre précédent. Cela fait sans doute suite à la mise en œuvre du règlement général sur la protection des données (RGPD) par l’Union européenne en mai dernier.

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