Sciences

Psychologie: le problème du tramway a-t-il un problème?

Temps de lecture : 13 min

Et si votre réponse à une question aussi absurde que théorique ne disait rien de vos comportements réels?

Un tramway, un choix | Daniel Olah via Unsplash License by
Un tramway, un choix | Daniel Olah via Unsplash License by

Imaginez la situation suivante: vous êtes en première année de philosophie et votre prof vous demande de vous représenter un tramway fou parti tout droit pour écraser cinq individus. La seule manière de les sauver, vous explique votre prof, consiste à actionner un levier d'aiguillage pour dévier le tramway vers une autre voie, où il ne tuera qu'une seule personne. À vous de décider: est-ce que soupeser ce dilemme vous éclaire la lanterne d'une quelconque manière que ce soit?

Si je demande, c'est parce que l'expérience de pensée décrite ci-dessus, soit le fameux «problème du tramway» –et sa question-apothéose: «À vos yeux, serait-il moralement admissible d'actionner le levier?»– est devenue un passage obligé de tout un pan de recherches en psychologie.

La «tramwayologie» et son application de terrain

Différentes versions du «tuer cinq ou tuer un seul», reformulées et recontextualisées pour ajouter toujours plus de nuances, sont utilisées par les scientifiques comme expérience standard pour décrypter les rouages de notre esprit moral.

Par exemple, le corpus de données produit par cette «tramwayologie» nous apprend que les hommes sont visiblement plus enclins que les femmes à sacrifier une personne pour en sauver cinq, idem pour les jeunes par rapport aux personnes plus âgées –saletés de millennials avec leur paradigme conséquentialiste!

Ces études nous disent aussi que nous aurions davantage tendance à préférer le bien d'un groupe aux droits de quelques-uns lorsque nous lisons en langue étrangère, sentons des effluves de parmesan, écoutons des bruits de pets ou regardons des extraits du «Saturday Night Live» –entre autres subtiles et cocasses variations de facteurs moraux en laboratoire.

Mais si cette méthode est des plus populaires, peu ont pris la peine d'examiner si elle avait un lien quelconque avec nos jugements moraux dans la vie de tous les jours. Est-ce que vos réponses à ces histoires de tramway indiquent quelles seront vos réactions si jamais un vrai train fou était lancé sur de vrais rails et que vous aviez vraiment le pouvoir de modifier sa course?

C'est ce qu'a fait Dries Bostyn, doctorant en psychologie sociale à l'université de Gand (Belgique) en novembre 2016, dans ce qui s'avère être la première application de terrain du dilemme du tramway. En lieu et place d'un aiguillage et d'humains, Bostyn s'est servi d'une machine à électrochocs, d'une colonie de souris et d'une question plus du tout théorique: ses étudiantes et étudiants sont-ils prêts à appuyer sur un bouton pour électrocuter un rongeur en chair et en os, si cela évite à cinq autres petites bêtes de souffrir le martyre?

«À mon avis, à peu près tout le monde dans ce domaine a voulu mener cette expérience sur le terrain, mais pour une raison quelconque, personne n'y est parvenu», explique Bostyn, dont les résultats ont été publiés en mai. Sa conclusion: les pensées des individus sur des tramways imaginaires et autres sacrifices hypothétiques ne prédisent rien de leurs attitudes avec des souris.

Le résultat est déconcertant et semble –du moins à première vue– jeter un bon gros rocher sur les rails académiques. Jusqu'à présent, les scientifiques avaient à leur disposition diverses sondes mentales simples et bon marché («Actionnerez-vous le levier?») pour jauger du jugement moral. Mais si les réponses à ces questions ne sont pas associées à de réels comportements, où exactement nous mènent ces histoires de tramway fou?

«Levier» contre «pont»

Commençons par le début. Dans sa forme actuelle, cette expérience de pensée est arrivée dans la philosophie morale grâce à Philippa Foot: en 1967, elle a demandé à son lectorat d'imaginer un «tramway hors de contrôle» susceptible de dévier de sa course où cinq personnes étaient promises au trépas, pour n'en tuer plus qu'une.

Une autre philosophe, Judith Jarvis Thomson, a approfondi la chose avec un ensemble plus vaste d'hypothèses. Le lecteur ou la lectrice, alors désignée à la seconde personne, était désormais confrontée à deux versions du dilemme.

Dans la variante «levier», le cobaye mental devait dire s'il acceptait d'orienter le tramway sur une autre voie –il s'agit du scénario décrit au début de cet article. Mais dans la version du «pont», il devait s'imaginer sur une passerelle donnant sur les voies où le tramway suivait sa course folle: le seul moyen de l'arrêter et de sauver les cinq personnes consistait à jeter sous ses roues une personne obèse passant par là. Nouvelle question: est-il moralement admissible de précipiter un individu vers une mort certaine pour en épargner cinq autres?

En présentant ces scénarios côte à côte, les philosophes cherchaient à arbitrer entre deux théories morales concurrentes –l'une accentuant la promotion du plus grand bien et l'autre le respect des règles préservant des préjudices.

La juxtaposition se révélera édifiante, vu que la plupart des gens semblent osciller dans leurs réflexes moraux quand le dommage gagne en proximité personnelle: on accepte d'actionner le levier, mais pas de jeter le gros sur les rails –même si le rapport personnes tuées/personnes sauvées reste strictement identique.

Les spécialistes de l'éthique se sont appuyés sur ces ajustements, et sur d'autres conclusions tirées de dilemmes similaires, pour dire de quelle manière une personne devait effectuer ses jugements moraux dans la vraie vie.

Pertinence incertaine en dehors du laboratoire

Ce qui avait commencé sur un plan rhétorique pour alimenter des débats philosophiques s'est poursuivi en laboratoire. Au début des années 2000, un doctorant de Princeton, Joshua Greene, installe des cobayes dans un scanner (IRMf) et leur fait réfléchir à des dilemmes moraux de type «levier» contre «pont», pour voir comment tout cela se goupille dans leur cerveau.

Sur la base –entre autres– de ces études, il avance avec son équipe que les deux variantes du raisonnement moral relèvent de deux structures anatomiques différentes. Selon Greene, il existerait d'un côté un processus de décision relativement lent et lié à la théorie du plus grand bien –quand les gens acceptent d'actionner le levier– et d'un autre un second, plus intuitif et émotionnel, qui nous pousserait à refuser par principe de nuire à autrui –quand les gens disent qu'ils ne pousseront jamais l'obèse sur les rails.

«Même des philosophes se sont plaints des philosophes qui accordaient trop d'attention au problème du tramway.»

Joshua Greene

Depuis sa publication, le premier article de Greene sur le sujet a été cité des milliers de fois, ce qui a permis la conception d'un nouveau modèle expérimental, avec les dilemmes moraux servant à cibler différents circuits dans le cerveau ou, a minima, diverses façons de penser.

Par la suite, des recherches ont exploité les réponses à des dilemmes théoriques, et notamment des scénarios comportant des tramways fous, pour comprendre la nature des processus mentaux et la manière dont les jugements moraux sont susceptibles d'être conçus et modifiés.

«Les gens me demandent parfois pourquoi je m'embête avec tous ces étranges dilemmes moraux, écrivait Greene en 2009, alors qu'il venait de rejoindre le département de psychologie de Harvard. À mes yeux, ces dilemmes sont à mes travaux ce que les drosophiles sont à ceux des spécialistes de la génétique. Ce sont des objets suffisamment maniables dans le cadre restreint et contrôlé du laboratoire pour saisir des choses intéressantes sur le vaste et sauvage monde extérieur.»

Sauf que dès le départ, on s'inquiétait que ces dilemmes ne puissent pas voler hors du laboratoire. «Même des philosophes se sont plaints des philosophes qui accordaient trop d'attention au problème du tramway», déclarait Greene dans une interview récente.

Déjà parce que le scénario était absurde –pourquoi ne pas plutôt crier pour alerter les gens sur les voies? Comment être certain que le corps de l'obèse sera suffisant pour stopper le wagon? Qui circule encore en tramway de nos jours?, et ainsi de suite.

Ensuite, il semblait un peu étrange que ces dilemmes soient posés dans des termes amusants voire humoristiques, alors que les vrais problèmes moraux sont loin d'être rigolos dans la vraie vie.

Et on ne comprenait pas vraiment quel lien il pouvait y avoir entre ces scénarios et la réalité. Si les mouches du fruit sont efficaces en tant qu'organismes modèles, c'est parce qu'elles offrent un moyen bon marché, flexible et reproductible de mener des expériences et de collecter des données. On peut dire la même chose du dilemme du tramway, mais cela ne raconte que la moitié de l'histoire de sa pertinence à l'extérieur du laboratoire. Lorsqu'ils travaillent sur des drosophiles, les chercheurs et chercheuses savent que les insectes partagent plus de 50% de gènes analogues aux êtres humains. Pour reprendre la formule de Greene, il est certain que les mouches du fruit nous permettent de «saisir des choses intéressantes sur le vaste et sauvage monde extérieur». Mais peut-on en dire autant du tramway fou?

Version réelle du dilemme

C'est ce que Bostyn a voulu comprendre en Belgique. Au début, sur le modèle de celle de Milgram, il envisage une expérience avec de vrais gens: est-ce que vous laisserez cinq personnes se prendre une décharge si vous avez la possibilité d'appuyer sur un bouton pour n'en électrocuter qu'une seule?

Sauf que Bostyn se dit que ses cobayes vont sentir l'entourloupe: les réglementations éthiques étant aujourd'hui ce qu'elles sont, ils sauront que tout le monde a dû donner son accord et la significativité de l'expérience risquait d'en pâtir. Le chercheur se rabat donc sur des animaux.

«Tout le monde m'a demandé pourquoi on n'avait pas pris des chiots ou des chatons», explique-t-il. Après tout, plein de gens tuent des souris chez eux sans le moindre état d'âme. Sauf qu'une expérience avec des chiots ou des chatons aurait été plus onéreuse à mettre en place. Les rats de laboratoire sont omniprésents sur les campus et ils sont devenus les animaux par défaut de toutes sortes de recherches –ils sont en quelque sorte les dilemmes du tramway de la biomédecine. Finalement, pour des raisons pratiques, Bostyn se servira d'un fameux modèle de laboratoire pour en analyser un autre.

Pour éviter que les rumeurs ne se propagent, il bosse aussi vite que possible. Il réussit à rameuter plusieurs centaines de personnes dans son laboratoire en une semaine. Chaque expérience débute par dix dilemmes de tramwayologie, y compris le scénario classique de la personne obèse passant sur la passerelle.

Ensuite, une partie des participantes et participants sont invités à réfléchir à une autre hypothèse: «Imaginez la situation suivante, peuvent-ils lire. Vous participez à une expérience dans le cadre d'un cours de psychologie sociale. On vient de vous demander de répondre à plusieurs dilemmes moraux, un peu comme ceux qui vous ont été présentés. Vous êtes conduit vers le laboratoire, la porte s'ouvre et vous voyez deux cages contenant des souris: une cage avec une seule souris, une cage avec cinq souris. Un électrochoc est relié aux deux cages. L'expérimentateur vous dit qu'après une minuterie de vingt secondes, un choc électrique sera administré à la cage contenant les cinq souris, mais que vous pouvez appuyer sur un bouton pour rediriger ce choc vers la cage contenant la souris seule. Les chocs sont très douloureux mais non mortels. Souhaitez-vous appuyer sur le bouton?». Deux tiers des sujets de Bostyn ont répondu que oui, ils appuieraient sur le bouton dans un tel scénario.

Les autres volontaires ont été soumises à la version réelle du dilemme de la souris. Dans le laboratoire, il y avait effectivement deux cages avec un couvercle en plastique rouge, une machine à électrochocs et un ordinateur portable affichant un minuteur programmé sur vingt secondes. À zéro, l'expérience était terminée. Aucun choc électrique n'était administré aux animaux, mais l'ordinateur avait enregistré le choix des participantes et participants. Les cobayes allaient voir que leur décision n'était pas suivie d'effet, mais seulement après avoir fait leur choix.

Environ cinq sixièmes des sujets ont pressé le bouton, ce qui laisse entendre qu'ils étaient plus enclins à électrocuter la souris seule en pratique qu'en théorie. En outre, leurs réponses aux dix dilemmes du début de l'expérience –est-ce qu'ils s'imaginaient pousser la personne obèse du pont et tutti quanti– ne permettaient pas de prédire de manière significative leurs choix face aux vraies souris, même si celles et ceux qui semblaient davantage orientés vers le plus grand bien dans les scénarios ont pressé le bouton plus vite et semblaient plus en paix avec leur décision a posteriori.

Réalisme et pragmatisme

Au moins l'une des observations de Bostyn, celle selon laquelle les gens ont plus tendance à sacrifier un individu au bénéfice du groupe lorsqu'on leur présente un scénario plus réaliste, est cohérente avec des recherches antérieures.

À l'automne 2016, juste avant qu'il ne monte son expérience, une équipe de psychologues de l'université de Plymouth (Royaume-Uni) dirigés par Kathryn Francis publiait une étude comparant d'un côté les réponses de volontaires à des scénarios écrits et de l'autre leurs comportements dans un environnement de réalité virtuelle.

Dans une variante «pont» du dilemme du tramway, les participantes et participants devaient consigner leur choix par écrit ou le «vivre» grâce à un casque Oculus Rift. À un moment, dans la réalité virtuelle, ils entendaient une voix leur dire: «Je suis trop loin, mais si tu veux sauver ces gens, tu peux pousser cette grosse personne sur les voies pour faire dérailler le wagon. Si tu veux le pousser, fais-le maintenant, c'est ton choix».

L'échantillon était limité, mais Francis et ses collègues ont trouvé que les gens étaient plus susceptibles de précipiter une personne inconnue sur les voies d'un coup de joystick que lors d'une expérience de pensée plus classique.

Dans les deux expériences, celle des souris et celle de la réalité virtuelle, des situations plus réalistes incitent visiblement les sujets à être plus pragmatiques dans leurs jugements moraux.

Bostyn se demande si dans le cas de dilemmes du tramway classiques, les gens ne seraient pas biaisés dans leurs réponses parce qu'ils craignent pour leur réputation –comme s'ils pensaient qu'en disant qu'ils étaient prêts à actionner le levier ou à pousser la personne obèse, ils courraient le risque de passer pour froids ou calculateurs. Pour l'éviter, ils pourraient orienter leurs réponses dans la direction opposée. À l'inverse, dans une situation réaliste aux enjeux réels, les gens pourraient plus facilement dépasser leur anxiété sociale et appliquer un jugement moral plus authentique et utilitariste.

Perception de l'objectif

Si les réponses à un dilemme du tramway ne correspondent pas à un comportement dans une version réelle –ou plus réaliste– de ces dilemmes, cela veut-il dire que la tramwayologie déraille? La réponse à cette question dépend de la manière dont vous appréhendez l'objectif de ces expériences de pensée.

Peut-être qu'elles ne prédisent pas des actions réelles, effectivement. Mais peut-être qu'elles sont utiles pour comprendre des actions réelles. Après tout, le jeu en laboratoire reflète une expérience commune, dans laquelle nous entendons qu'untel a fait telle chose –mis en place une politique, commis un délit, etc.– et devons juger après coup du caractère éthique de ce comportement.

Si les dilemmes du tramway peuvent éclairer les processus mentaux à l’œuvre quand nous lisons un scénario et effectuons un jugement moral, alors peut-être que ces histoires de Belges et de souris faussement électrocutées devraient nous laisser indifférents.

Il se pourrait encore que les dilemmes du tramway n'aient même pas à modéliser des situations réelles, en aidant simplement à comprendre comment les gens jugent la manière dont ils devraient ou voudraient agir –qu'importe que cela corresponde à leurs agissements en pratique.

«Je ne conteste pas les implications directes des recherches [de Bostyn], commente Greene. Vous ne pouvez pas poser une question théorique à des gens, surtout quand elle concerne des situations extravagantes aux enjeux relativement élevés, et vous dire que leur réponse correspond à ce qu'ils feraient effectivement. C'est important et cela mérite d'être souligné.»

«La conclusion la plus sensée, c'est que nous soyons face à différents points faiblement connectés dans une chaîne complexe de multiples facteurs.»

Joshua Greene

Mais en même temps, il estime que les données de Bostyn ne permettent pas de conclure à l’inutilité ou à l’absurdité des réponses aux dilemmes du tramway. Après tout, dans l'étude aux souris, les réponses des volontaires aux dilemmes théoriques ont effectivement prédit leur degré de malaise vis-à-vis de leur choix. Et si ce malaise ne se traduit pas toujours par un comportement réel, cela ne veut pas dire qu'il est incongru en matière de jugement moral. «La conclusion la plus sensée, ajoute Greene, c'est que nous soyons face à différents points faiblement connectés dans une chaîne complexe de multiples facteurs.»

Si c'est le ce cas, alors les histoires de tramway pourraient signaler et même amplifier des aspects de notre cognition auxquels nous avons difficilement accès dans la vie de tous les jours. De fait, Greene rappelle que ces dilemmes n'ont jamais été censés incarner des «substituts bon marché» de réactions réelles de gens confrontés à de vrais dilemmes: «À mes yeux, cela n'a jamais été un objectif».

Ces dilemmes se rapprochent davantage de stimulations artificielles. Il les compare aux damiers clignotants dont se servent les spécialistes de la vision pour orienter des réactions neuronales dans la rétine et le cortex. Dans notre quotidien, nous ne croisons pas beaucoup de ces appareils, mais cette stimulation permet effectivement d'activer le cerveau de façon fiable et instructive. La même logique s'applique au problème du tramway, se défend Greene: même s'il n'a que peu de lien avec la réalité, il reste utile en tant qu'outil scientifique.

Raisons de douter

Sauf que les souris de Bostyn ne sont pas les seules raisons de douter de la pertinence des tramways fous. Déjà, dans le cadre d'un récent projet international visant à reproduire quarante études réputées en philosophie expérimentale, deux études de Greene ont pris du plomb dans l'aile: elles n'ont pas été répliquées.

Ensuite, il y a le fait que les dilemmes du tramway sont souvent interprétés comme une mesure valide de la tendance d'une personne ou d'une population à privilégier une approche utilitariste –comme on le voit dans les études montrant que les hommes sont plus utilitaristes que les femmes, et la génération Y davantage que la X.

Mais d'autres études, plus récentes, estiment que ces hypothèses ne mesurent qu'un seul élément du jugement moral utilitariste, à savoir la propension à infliger un dommage sacrificiel, et ne disent rien d'autres pièces de ce cadre moral, comme le respect du plus grand bien ou l'investissement positif dans le bien-être d'autrui. Ce qui explique que les psychopathes puissent être qualifiés d'utilitaristes, malgré leurs défaillances morales évidentes –croyez-le ou non, les psychopathes n'ont en général pas trop de mal à vouloir jeter des inconnus d'un pont.

En fin de compte, il est possible que la valeur du dilemme du tramway comme outil de recherche ne dépende pas de sa cohérence avec les réactions des gens dans la vraie vie. Mais vu son omniprésence, et ses imperfections reconnues, l'hypothèse aurait été plus heureuse si les résultats de Bostyn avaient pris un autre aiguillage.

Daniel Engber Journaliste

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