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Les tablettes sont particulièrement nocives pour la nuque des femmes

Temps de lecture : 2 min

La posture, et non le temps passé devant l'écran, est le premier facteur de ces troubles musculo-squelettiques d'un genre nouveau.

Tu me fais raidir la tête | ::: M @ X ::: via Flickr CC License by
Tu me fais raidir la tête | ::: M @ X ::: via Flickr CC License by

Vous souffrez de douleurs dans le cou et dans le haut des épaules depuis que vous avez fait l'acquisition d'une tablette? Vous n'êtes pas seul –et d'autant plus si vous êtes une femme.

Selon une étude menée par des physiothérapeutes et des chercheurs de l'université du Nevada à Las Vegas, les femmes ont plus de deux fois plus de risque de souffrir de troubles musculo-squelettiques liés à l'usage de la tablette. En cause leur stature en moyenne plus petite (des épaules plus étroites, des bras plus courts) que celle des hommes et la faiblesse relative des muscles du haut de leur corps. Des éléments rendant une mauvaise posture –l'appareil posé sur les genoux, le dos courbé sans assise, par exemple– particulièrement redoutable pour les femmes.

Genre et postures

«Nous avons été en mesure de quantifier précisément la fréquence de ces problèmes et les facteurs communs susceptibles d'y contribuer», explique Szu-Ping Lee, l'auteur principal de ce travail. Et la première cause du mal a surpris même les chercheurs: «Théoriquement, plus vous passez d'heures à vous pencher sur une tablette, plus vous souffrez de douleurs au cou et aux épaules, mais ce que nous avons constaté, c'est que ce facteur de risque n'est pas le plus important. Ce sont au contraire le genre et des postures précises».

Des résultats qui ne sont pas sans préoccuper les spécialistes, observant que ces troubles augmentent particulièrement vite chez les plus jeunes générations, habituées à utiliser leur tablette couché sur le côté ou le dos, d'autres postures dangereuses à moyen et long terme.

Sur les 412 personnes à avoir participé à l'étude (275 femmes et 135 hommes), la plupart (55%) n'ont signalé qu'une gêne modérée. Reste que pour 10% des volontaires, les symptômes étaient considérés comme graves, avec une altération du sommeil pour 15% des cobayes.

En matière de différences sexuelles, 70% des femmes interrogées déclaraient ressentir des symptômes, comparativement à un peu moins de 30% des hommes. Les femmes étaient aussi plus susceptibles (77%) d'utiliser leur tablette en position assise en tailleur par terre que les hommes (23%).

Mais pour seule une petite minorité (46%) des volontaires, les douleurs méritaient de mettre la pédale sur leur écran portatif.

Slate.fr

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