Santé

Les anti-vaccins sont victimes d'un biais cognitif, c'est la science qui le dit

Temps de lecture : 2 min

Beaucoup sont convaincus que leur raisonnement est le bon, contrairement aux faits établis.

Hôpitaux universitaires de Genève via Flickr CC License by
Hôpitaux universitaires de Genève via Flickr CC License by

Les individus opposés à la vaccination constituent une minorité bruyante. Ils s’opposent au consensus scientifique global qui affirme que cette pratique est sans danger et qu’elle n’est pas facteur d’autisme. Malgré les dizaines d'études démontrant les propos précédents, les anti-vaccins campent sur leurs positions.

Ce refus est notamment dû à l’effet Dunning-Kruger. Une théorie formulée en 1999 par deux scientifiques qui lui ont donné leur nom. Selon eux, les individus un peu renseignés sur un sujet ont tendance à croire qu’ils sont plus informés que les experts eux-mêmes. ≪Le cadre de l’ignorance des gens leur est souvent invisible», explique David Dunning.

Un constat soutenu par la science

Dans une étude conduite par le centre de politique publique de l’Université de Pennsylvanie, le post doctorant Matt Motta affirme que les individus ≪peu sensibles à l’autisme» et qui manquent de connaissances sur les faits basiques sont plus enclins à croire qu’ils ont plus de connaissance que les experts. Cet excès de confiance rend les anti-vaccins méfiants par rapport aux professionnels du secteur. Cette étude réalisée sur 1.310 adultes a démontré que 34% de l’échantillon estimait en savoir plus que les scientifiques sur les causes possibles de l'autisme. Ce chiffre atteint 36% pour ceux et celles qui pensent en savoir plus que les médecins.

L’équipe de Matt Motta démontre ainsi que les personnes les moins informées sont celles qui ont le degré de confiance le plus important et qui sont les plus susceptibles de soutenir les personnes inexpérimentées, telles que les célébrités.

Penser que le mouvement anti-vaccin ne représente pas grand-chose est une erreur. Les conséquences de cette attitude sont réelles: cette minorité anti-vaccins croît à vue d’oeil et est plus encline à contracter des maladies pour lesquelles elle refuse de se vacciner. À titre d’exemple, selon le docteur Peter Hotezn, doyen de la faculté de médecine de Baylor: «Un mouvement social d’opposition à la vaccination a crû aux États-Unis ces dernières années. À la suite de ce dernier, on a observé une augmentation des épidémies de rougeole».

Slate.fr

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