Monde

Il faut préserver le camp d'Auschwitz

Temps de lecture : 2 min

Il y a 65 ans, le 27 janvier 1945, le camp d'extermination d'Auschwitz Birkenau, symbole des camps nazis, était libéré par les soldats de l'Armée rouge. Entre 1940 à 1945, un million de Juifs ont été tués dans ce camp installé par l'Allemagne nazie en Pologne occupée.

Le président et le Premier ministre polonais, Lech Kaczynski et Donald Tusk, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, seront les seuls chefs d'Etat ou de gouvernement à faire le déplacement. Le président russe Dmitri Medvedev, dont le pays libéra le camp, a décliné l'invitation.

Une centaine d'anciens prisonniers d'Auschwitz seront également présents. Chaque année, le groupe des survivants se réduit. Il y a encore cinq ans, ils étaient 5.000 à participer aux cérémonies.

L'ancien camp, qui peut aujourd'hui être visité, se dégrade de plus en plus. En décembre 2009, l'inscription qui surplombait la porte d'entrée, énonçant «Arbeit Macht Frei» («le travail rend libre») avait même été volée.

Se pose ainsi la question de l'entretien de l'ancien camp —visité chaque année par plus d'un million de personnes qui viennent se recueillir et apprendre. Sur France Info, Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des «Fils et filles de déportés juifs» expliquait ce 26 janvier que la restauration du site était fondamentale.

Laisser tomber en ruines le symbole le plus criant de l'holocauste serait selon lui une faute. Il appelle donc à répondre positivement au polonais qui a fait appel à l'aide européenne, ne pouvant plus continuer seul à supporter financièrement l'entretien. Il faudrait environ «5 ou 6 millions d'euros par an» pour la conservation du camp, et ce sur plusieurs années. Il faudrait ainsi un capital de 120 millions d'euros.

«Les bâtiments en bois étaient prévus pour quelques années; les Allemands ne voulaient pas en faire un musée; il y a des valises, il y a des objets, des barraques en brise aussi qu'il faut restaurer, aménager, une nouvelle exposition à monter; tout ça doit être préservé. (...) La préservation montre que l'on n'a pas oublié les victimes.»

Le site de l'INA met aujourd'hui en avant des témoignages et reportages sur Auschwitz: l'extrait d'un film tourné par une équipe juive sous les ordres SS, intitulé «Le Führer fait don d'une ville aux juifs,» ou des reportages tournés par les correspondants de guerre Français et Alliés sur 8 camps de concentration situés en Allemagne.

retrouver ce média sur www.ina.fr

[Ecouter l'interview complète sur France Info]

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Image de une: wikipedia, CC arbeit mach frei à Aushwitz

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