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Comment Twitter est devenu le havre de paix des kikoolol

Temps de lecture : 2 min

Des utilisateurs et utilisatrices s'en servent comme de Facebook et Skyblog.

sava bi1? LOLILOL | Capture d'écran via @Quotespourado License by
sava bi1? LOLILOL | Capture d'écran via @Quotespourado License by

Il y a quelques années, Facebook était la plateforme préférée des ados kikoolol: statuts et posts pour exprimer leurs sentiments, pour parler de leur situation amoureuse et pour livrer des pensées comme «Je vis comme j’écris: vite et je fais beaucoup d’erreurs». Aujourd’hui, les jeunes boudent Facebook pour Twitter. Ce réseau social est composé de plusieurs groupes bien définis qui partagent un même langage: les LGBTQ+, les superfans aussi appelés stan, les politiques, les médias, les humoristes un peu chelous ou les «local Twitter».

The Atlantic décrit les locals comme des utilisatrices et utilisateurs blancs «basiques» vivants dans les zones pavillonnaires de banlieue. Ces dernières et derniers utilisent Twitter comme ils le feraient avec Facebook ou Skyblog: elles et ils discutent avec leurs amis et amies, tweetent à propos de leur vie de tous les jours –bals de promo et sorties aux magasins– et expriment leurs réflexions les plus fugaces.

Citations inspirantes et viralité

L’activité préférée des locals est de poster et/ou retweeter des citations inspirantes. Certains comptes cataloguant des citations sont suivis par des centaines de milliers d’abonnés et abonnées, et récoltent plusieurs centaines de like et de retweet à chacun de leur statut –aux États-Unis, quelques profils réunissent plusieurs millions de followers.

«Ce sont des personnes qui cherchent à bien faire mais elles sont toujours en retard sur l’actualité web: elles prennent connaissances des mèmes plusieurs mois après leur viralité. Il arrive aussi qu’elles partagent des histoires sans vérifier leur véracité. Les locals reproduisent, sans le vouloir, le comportement de leurs parents dont ils se moquent», écrit Taylor Lorenz, journaliste à The Atlantic. En somme: un local est un utilisateur ou une utilisatrice Twitter qui tweete comme le ferait une personne âgée.

Malgré tout, ces twittos «basiques» possèdent un grand pouvoir de viralité. De fait, ces utilisateurs et utilisatrices aiment et partagent les mêmes sujets, une histoire anodine peut très vite prendre des proportions importantes. Selon une enquête du Huffington Post, certains récents mèmes trouvent leur source dans le «local Twitter»: le «Yodeling Boy» et «Alex from Target» ont explosé grâce aux locals.

Comme l'explique The Atlantic, «la plupart des locals ne savent même pas qu'ils appartiennent à cette catégorie». Toutefois, là n'est pas la question. Faire partie des locals est bien plus qu'une histoire d'appartenance. Le «Twitter local» permet à ces twittos de s'exprimer librement et sans tabou: «C'est un endroit super, loin du monde réel où il est encore possible de parler avec des personnes que l'on connait dans la vraie vie. Les locals continueront d'exister pour encore longtemps», témoigne Alex, quinze ans.

Slate.fr

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