Monde

Un post Facebook viral mène au licenciement d'une manageuse américaine

Temps de lecture : 2 min

Une employée a partagé en public sur le réseau social ses échanges de textos avec sa boss.

Management pathogène: management par la peur, la menace, le chantage, le harcèlement / Montage Slate  |  via Pixabay et Facebook CC License by
Management pathogène: management par la peur, la menace, le chantage, le harcèlement / Montage Slate | via Pixabay et Facebook CC License by

Ah, le pouvoir des réseaux sociaux. Une femme a récemment été renvoyée après que ses échanges avec l'une de ses employées ont été postés sur Facebook.

Dans le Michigan, Crystal Reynolds Fisher travaille dans un magasin de station-essence. Alors que la vie de son fils est en danger et qu'il est sous assistance respiratoire depuis quelques jours, elle souhaite rester à ses côtés et avertit sa supérieur. On peut lire sur son compte Facebook: «Donc mon fils est sous respiration artificielle et je dis à ma boss 48 heures avant de travailler que je ne serai pas capable de me rendre au travail avant que mon fils n'aille mieux: voilà ce qu'elle m'a répondu:»

Suite à son premier message pour informer sa supérieure de la situation, la mère reçoit: «C'est pas comme ça qu'on fait les choses, j'accepte ta démission». L'employée tente de se défendre, explique qu'elle n'a aucunement intention de démissionner, mais sa boss lui signifie qu'elle ne peut plus accepter son comportement: «Je ne vais pas rentrer dans le sujet ici mais j'ai déjà été très arrangeante avec tes changements d'emploi du temps. Il n'y a aucune raison que tu ne puisses pas travailler et je ne vais pas tolérer de drame. Fin de la conversation. Si tu n'es pas au travail demain, j'en déduirais que tu démissionnes».

L'entreprise réagit... sur Facebook

Sauf que le post de l'employée avec les captures d'écran de la conversation a été partagé 83.500 fois sur Facebook et qu'une avalanche de commentaires déplore l'attitude de la manageuse et soutient l'employée.

C'est également par Facebook que la chaîne de magasins répond à la polémique. Elle se défend du mauvais procès qui lui est fait sur les réseaux sociaux en expliquant enquêter sur la situation. Quelques heures plus tard, le problème est résolu en public à travers ce post:

«On a enquêté et on a trouvé que la situation n'avait pas été gérée correctement, avec un manque de compassion, valeur que nous chérissons pourtant dans notre entreprise. Pour cela, nous sommes bien désolés. Nous avons pris une décision, la manageuse ne travaille plus chez nous. Nous continuons d'affirmer que notre employée peut prendre tout le temps qu'il faut pour traverser cette période difficile. On voudrait remercier le public pour ses préoccupations.»

Un bon moyen de se faire de la publicité, ce qu'a relevé une consommatrice avisée dans un commentaire: «D'autres ont été virés pour les mêmes histoires. Celle-là a bénéficié de la “sympathie de l'entreprise” parce que son post est devenu viral».

Quand les réseaux sociaux deviennent des tribunaux

Cette histoire se produit une semaine seulement après que «Permit Patty» a été forcée de démissionner à la suite d'une vidéo devenue virale. On la voyait menacer d'appeler la police pour dénoncer une jeune fille noire qui vendait des bouteilles d'eau dans la rue, sans permis.

En avril, un manager et deux employés d'une salle de gym s'étaient également fait licencier après qu'une vidéo postée sur les réseaux sociaux a prouvé leur attitude raciste envers des clients.

Slate.fr

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