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Pourquoi les prédictions météo sont-elles aussi différentes d’une application à une autre?

Temps de lecture : 2 min

Pour enfin savoir comment s’habiller.

Comme un soleil de juillet | 
Natasha Kasim via Unsplash License by
Comme un soleil de juillet | Natasha Kasim via Unsplash License by

La révolution numérique a transformé notre façon de recevoir et appréhender la météo. Fini depuis l'arrivée des smartphones, les grands rendez-vous pré et post JT et l'attente angoissée du bulletin de Joël Collado. Les applications météo sur smartphone font désormais la pluie et le beau temps: le store Android en propose plus de 8.000, on en trouve 2.500 sur celui d'Apple. Toutes permettent de recevoir des prédictions localisées, mises à jour en temps réel.

Comment devinent-elles le temps qu’il va faire? Les prévisions météorologiques sont fondées sur l’observation et la simulation. Des stations météo (satellites, ballons, bateaux) sont chargées de collecter différents types de données: pression atmosphérique, température, vitesse du vent, degré d’humidité. Des ordinateurs calculent ensuite des modèles météorologiques et simulent l’évolution prévisible du temps.

Des applications au beau fixe?

Le Guardian explique que chaque service météorologique n’utilise pas les mêmes données pour prédire le temps. En 2017, ForecastWatch.com a comparé la précision de six services météorologiques internationaux –AccuWeather, the Weather Channel, Weather Underground, Foreca, Intellicast et Dark Sky. Les résultats de l'étude ont montré que chaque service est plus performant dans un domaine qu'un autre: AccuWeather domine en matière de prédictions de températures élevées alors que Weather Channel et Weather Underground reignent en ce qui concerne les basses températures.

Il est important de préciser que l'utilisation de différentes données brutes par chaque appli n'est pas la seule explication à ces différences. Chaque service a recours à des algorithmes et à des modèles météorologiques différents pour ses prédictions: même s'ils utilisaient les mêmes données, les prévisions continueraient à varier.

«Nous intégrons de nouveaux jeux de données constamment et nous cherchons à améliorer nos algorithmes. Nos météorologues humains sont là pour fournir une expertise supplémentaire, si besoin», explique Jonathan Porter, vice-président de AccuWeather.

Plus surprenant, les prédictions varient d'une application à une autre selon le degré d'optimisme ou de pessimisme des services météo. L'application de la BBC a pour habitude de prévoir «de la pluie» même si le risque est moindre: «On se met à la place du consommateur. Il vaut mieux prévoir un parapluie plutôt que de finir trempé. Il est vrai que certains services ont tendance à exagérer les prédictions de précipitations», explique Eric Floehr co-fondateur de ForecastWatch.

D'autres applications ne se mouillent pas et fournissent des informations comme le «risque de pluie: 70%». Un pourcentage un peu lâche pour éviter de dire vraiment s'il va pleuvoir ou non. Ainsi, l'utilisateur jugera, par lui-même, s'il est bon ou non de prévoir un parapluie.

Slate.fr

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