Société

Les personnes non-monogames seraient tout aussi heureuses que les autres

Temps de lecture : 2 min

Si la relation non-monogame est consentie et réciproque.

Les chiens de Navarre dans le film Apnée  | Capture d'écran via Youtube CC
Les chiens de Navarre dans le film Apnée | Capture d'écran via Youtube CC

Selon une étude parue dans le Journal des relations sociales et personnelles aux États-Unis, réalisée par des chercheuses et chercheurs de l'Université de Guelph au Canada, entre 3 et 7% des personnes en Amérique du Nord sont dans une relation non-monogame consentie –c'est-à-dire que l'ensemble des partenaires s'engagent dans des relations sexuelles et affectives multiples. Visiblement, cela ne change pas grand-chose à l'épanouissement des unes et des autres.

En interrogeant 348 personnes non-monogames et 200 couples monogames, les scientifiques ont trouvé «que les personnes dans une relation consentie, non-monogame ont le même niveau de satisfaction relationnelle, de bien-être psychologique et sexuel que les monogames», a expliqué Jessica Wood, l'une des chercheuses.

Pour elle, «cela déconstruit l'idée que la monogamie est la structure idéale d'une relation». À une époque où l'on attend toujours plus de nos partenaires, où «on veut avoir des relations sexuelles épanouies et excitantes mais aussi du soutien financier et émotionnel», essayer de répondre à tout cela en même temps accentue parfois la pression sur une relation, rendant certains et certaines plus enclines essayer les relations libres.

Satisfaction égale

Les chercheurs et chercheuses ont interrogé les participants et participantes sur différents sujets: leur façon d'envisager une rupture, leur niveau de confiance envers leur partenaire, leur niveau de bonheur, leurs satisfactions sexuelle et sentimentale. Les personnes en relation libre répondaient essentiellement en se basant sur leur relation avec leur partenaire principal.

Selon Jessica Woods, les relations libres sont encore perçues comme immorales ou moins satisfaisantes. «Les gens pensent que dans ce genre de relation, les personnes ont des relations sexuelles avec tout le monde, tout le temps. Elles sont pointées du doigt et perçues comme des mauvaises personnes empêtrées dans des relations toxiques, mais ce n'est pas le cas», explique-t-elle.

Dans les deux types de relations, les personnes sont plus souvent satisfaites quand elles ont des relations sexuelles pour être proches de leur partenaire ou répondre à leurs besoins, beaucoup plus que pour éviter un conflit. Finalement, la conclusion des scientifiques c'est que le bonheur n'est pas lié au schéma de relation nouée, mais à la relation en elle-même.

Slate.fr

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