Santé / Sociéte

Il faut apprendre à être seul avec soi-même

Temps de lecture : 2 min

Et accepter l'ennui.

Enfin seul! | Simon Migaj via Unsplash License by
Enfin seul! | Simon Migaj via Unsplash License by

Nous vivons dans un monde hyper-connecté. La technologie nous rapproche des autres mais nous éloigne un peu plus de nous-même. En France, deux millions de jeunes souffrent de solitude. Ce mal est souvent qualifié de «maladie du siècle». Et si la solution était de se reconnecter avec soi-même?

La télévision, internet et les smartphones nous permetent d’être toujours plus proches du monde extérieur et des autres. Il suffit de quelques clics sur son ordinateur pour se «téléporter» dans un autre pays via Skype. Une recherche Google permet de se tenir au courant de l’actualité dans le monde entier.

Blaise Pascal écrivait que «tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre». Pour Zat Rana, journaliste à Fast Company, si nous sommes incapables de rester seul ou seule, c’est tout simplement parce que nous avons accès à une myriade de distractions. Pourquoi choisir d’être seul ou seule quand il est possible de ne plus jamais l’être?

Toutefois, il est important de souligner que si la technologie permet de se sentir plus connecté aux autres, cela ne veut pas dire que le sentiment de solitude disparaît. Selon Fast Company, le fait d’ignorer sa solitude crée une addiction aux nouvelles technologies car elles simulent une interaction humaine.

Ne pas fuir l'ennui

Selon Blaise Pascal, si nous fuyons la solitude c’est parce que nous fuyons l’ennui. En somme: notre addiction aux nouvelles technologies vient de notre souhait de ne jamais s’ennuyer. Si nous binge-watchons une série pendant des heures, c’est parce que nous craignons de nous retrouver seul ou seule avec notre ennui et donc nous-même.

«La peur de ne rien faire nous habite: on cherche constamment à se distraire et à ne pas se retrouver seuls. C'est pourquoi nous nous sentons seuls. On s'ignore et l'hyper-connexion aux autres ne suffit plus. Comme pour toute autre peur, pour la surpasser, il faut l'affronter», souligne Fast Company.

Si l'on accepte l'ennui, il devient une distraction: les moments de solitude et de calme permettent alors de mieux se familiariser avec son propre environnement. Même si ces moments d'introspection peuvent parfois conduire à des pensées négatives, il est important de les accepter pour mieux se rendre compte de qui nous sommes.

Le journaliste Zat Rana boucle la boucle: selon lui, pour mieux interagir et s’ouvrir au monde extérieur, «il faut d’abord se connaître soi-même. Personne ne nous apprend à être seuls. Pourtant, c'est essentiel. Si la solitude n'est pas la réponse à tout mais c'est un début».

Slate.fr

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