Sociéte / Économie

Adopte un mode de vie.com ou la recherche d’une autre façon de vivre à l’ère des réseaux sociaux

Temps de lecture : 12 min

Perdus dans le système capitaliste, de plus en plus de Françaises et Français décident de changer leur façon de vivre.

En Espagne, le contraste saisissant entre une parcelle labourée et un champ d'herbe. | elizabeth lies via Unsplash License by

«Vous trouvez ça normal qu’il neige comme ça un 17 mars?» Derrière son stand du salon Vivre autrement, Sandrine, cheveux longs tombant sur son pull noir, montre d’un geste de la main la neige qui tombe abondamment sur le Parc floral de Paris, en plein cœur du bois de Vincennes. «Cela participe à la prise de conscience du changement climatique», juge la gérante d’Alterrenat Presse, un site de vente en ligne de livres et de magazines, présent sur le salon depuis vingt-cinq ans.

Pour elle, il n’y a pas de doute: les événements climatiques extrêmes, associés aux scandales alimentaires et sanitaires récents (vache folle, Mediator, etc.) font que «de plus en plus de gens recherchent des modes de vie davantage écologiques et respectueux de l’humain». Pour démontrer son propos, Sandrine dispose d’un argument massue. «Depuis dix ans, les ventes de mes livres traitant des alternatives (agriculture bio, habitat sain, éducation différente...) ont augmenté de 70%.»

Lorsque l’on passe la porte du salon Vivre autrement, on ne peut s’empêcher de penser que le constat de Sandrine se vérifie. Malgré la neige, les curieux s’amassent dans les allées du pavillon vitré à la découverte des 430 exposants proposant des produits biologiques, éthiques ou locaux. Café, saumon, literie, bijoux, livres, cosmétiques, savon, chocolat, vêtements, bière... Un véritable supermarché bio. L’an dernier, 37.000 visiteurs s'y sont rendus en l'espace de quatre jours. Vivre autrement est le deuxième plus grand salon bio de France, derrière le Marjolaine à Paris (560 exposants et 74.500 visiteurs en neuf jours en 2017).

«Je ne suis pas dans le truc écolo et végane à 100%, mais j’essaie de faire attention à mon mode de vie», déclare Najoua, qui vient au salon pour la troisième fois. Avec son compagnon, elle y a acheté cette année du thé, du pain et de l’anti-puce pour son chien, tout cela bio. «On a toujours été vigilants, mais aujourd’hui ce sont nos enfants qui nous incitent à avoir un mode de vie plus écologique, témoigne Michel, petites lunettes sans monture sur le nez, venu avec sa femme. Par exemple, l’un de mes fils se lave avec du vrai savon de Marseille, alors que j'achète encore des flacons en plastique.»

La consommation durable de plus en plus séduisante

Najoua, Michel et tous les autres visiteurs symbolisent un mouvement de fond irriguant la société française. De plus en plus de citoyens se sentent perdus dans le système capitaliste et dénoncent ses travers. «Il y a une accumulation de crises: écologiques, environnementales, sanitaires, financières... Cela montre que le système est à bout de souffle. Les gens ne s’y retrouvent plus», estime Pascal Greboval, rédacteur en chef du magazine de solutions Kaizen, dont le slogan est «Construire un autre monde, pas à pas».

Un sentiment confirmé par une note du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) datant de juillet 2014 sur Movida, programme de recherche sur les pratiques durables: «Depuis quelques années, certains consommateurs modifient de leur propre initiative leur façon de consommer et leur comportement, en se transformant en “consomm’acteurs”, pour rendre leur mode de vie plus cohérent avec leurs convictions environnementales ou sociales». Les Françaises et Français sont en quête d’autres manières de vivre, plus écologiques, mais également de plus de lien social. «Dans la société, beaucoup de gens veulent changer leur façon de vivre. On le voit notamment avec le courant de l’habitat participatif», assure Mathieu Labonne, directeur du mouvement Colibris, une association créée en 2007 par l'agriculteur Pierre Rabhi, dont la mission est d’«inspirer, relier et soutenir les citoyens qui font le choix d’un autre mode de vie».

Sur l’écologie, de nombreuses statistiques montrent que les habitants de l'Hexagone font de plus en plus attention aux pratiques durables. Déjà en 2010, un rapport du Crédoc montrait que 52% des Françaises et Français se disaient attentifs aux emballages dans leurs achats, contre 41% en 2003. En avril 2016, selon une étude du Commissariat général au développement durable, 73% déclaraient baisser fréquemment le chauffage ou la climatisation à leur domicile pour réduire leur consommation d’énergie –une progression de six points en six ans. L’étude pointait également que la part des personnes sondées déclarant avoir récemment acheté des produits bio avait augmenté en 2015 et atteignait alors les 47%.

«L’échec de la conférence des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague a été une grosse claque pour les écologistes»

Selon Massimo Brancaccio, coordinateur de l’association Zero Waste Paris engagée pour le zéro déchet, cette vague écologique se traduit par «le développement de magasins bio, d’Amap (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), des circuits courts et de ressourceries». Ces dernières, également appelées recycleries, collectent des biens et équipements encore en état de fonctionnement mais dont les propriétaires souhaitent se séparer, et gèrent un centre de récupération, de valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement. Le Réseau des ressourceries, une association regroupant les recycleries françaises, compte aujourd’hui 150 adhérents, contre soixante en 2010. La vague écologique touche également la production d’énergie. Enercoop, fournisseur d’électricité renouvelable né en 2005, a atteint en octobre 2017 la barre des 50.000 clients, alors qu’il n’en avait que 10.000 en 2011.

Pour de nombreux écologistes, le changement de ton des associations écolos a été l’élément déclencheur de ce mouvement. «En décembre 2009, l’échec de la conférence des Nations unies sur le changement climatique à Copenhague a été une grosse claque pour les écologistes, qui se sont questionnés sur leurs messages et leurs campagnes, raconte Massimo Brancaccio avec son petit accent italien. Ils ont alors décidé de passer d’une approche de culpabilisation à un message plus positif, davantage tourné vers les solutions. Celui-ci s’est généralisé, puis a connu son apogée avec le film Demain

Et soudain, l’écologie bascula

Sorti en salles en décembre 2015, Demain raconte le voyage du militant écologiste Cyril Dion et de l’actrice Mélanie Laurent dans dix pays pour comprendre ce qui pourrait provoquer la disparition d’une partie de l’humanité d’ici à 2100 et comment l’éviter. Le documentaire montre notamment leur rencontre avec des personnes qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie ou encore l’éducation.

«Au lieu d’exposer ce que l’on est en train de perdre à cause de nos modes de vie, Demain montre tout ce que l’on pourrait gagner si l’on en change, et la beauté de la société que l’on pourrait créer», commente Julien Vidal, animateur de l'émission de radio «Ça commence par nous» et créateur de «Ça commence par moi». Né en septembre 2016, son projet consistait à présenter durant un an une action par jour «pour prouver que l’on peut agir au niveau individuel pour construire un monde meilleur». Parmi celles-ci figuraient par exemple l'abonnement à des magazines positifs, l'abandon de l’essuie-tout, la fabrication de son propre dentifrice ou encore l'achat d'un smartphone «réparable».

Le projet est devenu l’an dernier un site internet, visité par plus de 250.000 personnes. Pour valider le changement de ton de l’écologie, le Grenoblois de 31 ans cite une étude de l’association écologiste Place to B sur l’impact des images liées au changement climatique. Elle montre que les personnes les moins sensibilisées à l’environnement sont peu réceptives à des émotions négatives comme le dégoût ou la culpabilité. L’image de l’ours blanc naufragé sur la banquise a donc fait son temps.

«Comme le disait Gandhi, l'écologie marche sur ses deux jambes, avec d’un côté la contestation et de l’autre les propositions»

Mais le ton n'est pas le seul élément à avoir changé. «Avant, l’écologie n’était constituée que de mouvements contestataires. On y a ajouté des propositions, comme les villages d'Alternatiba qui proposent des solutions», avance Pascal Greboval. Né en 2013, ce mouvement citoyen vise à mettre en lumière les solutions et les alternatives à nos modes de vie, et à créer une mobilisation forte sur la question climatique. «Les villages des alternatives sont des rassemblements dans l’espace public ouverts à tous, où se retrouvent des porteurs de solutions locaux (associations, coopératives, entreprises, collectivités territoriales), répartis par domaines: alimentation, transport, déchets...», expose Marion Esnault, porte-parole du mouvement.

À côté de cela, Alternatiba organise du 9 juin au 6 octobre un tour de France à vélo, de Paris à Bayonne. 200 étapes sont prévues pour parler des alternatives permettant de contrer le changement climatique. «La mobilisation des gens en amont est impressionnante, beaucoup de monde veut participer à la préparation de l'événement, il y a une vraie volonté de s’engager», s’enthousiasme Marion Esnault. Selon Pascal Greboval, la focalisation croissante de l’écologie sur les solutions a accru la sensibilité à l’environnement dans la population. «Ce qui permet de construire cette société vertueuse, c’est le fait que, comme le disait Gandhi, l'écologie marche sur ses deux jambes, avec d’un côté la contestation et de l’autre les propositions», philosophe le journaliste et photographe.

Une superposition des motivations écolos et sociales

À côté de l'écologie, les citoyens et citoyennes sont de plus en plus nombreuses à chercher à retisser du lien social, à l’opposé des valeurs individualistes. Cette tendance se voit notamment dans l’avènement de la société collaborative, qui met l’échange entre pairs au centre du jeu. Airbnb, BlaBlaCar, Wikipédia, Le Bon Coin, Ulule... toutes ces plateformes numériques créées ces dernières années placent les consommateurs et consommatrices au cœur de l’action, et ce dans tous les domaines de la vie quotidienne: équipement, maison, travail, électronique, activités pour enfants, mode, financement, loisirs, transport, etc.

Exit le schéma classique de relation verticale descendante, dans laquelle l’entreprise offre quelque chose et l’individu n’a comme choix que d’acheter ou d’utiliser ou non ce qui lui est proposé. Le point central de la société collaborative est l’horizontalité des échanges entre pairs. C’est par exemple le principe d’une initiative comme MesVoisins.fr, un réseau social de quartier pour échanger directement avec ses voisins et voisines. C’est également celui des supermarchés coopératifs –une vingtaine aujourd’hui en France– dans lesquels les coopérateurs et coopératrices paient une contribution unique au moment de leur adhésion et participent au fonctionnement du magasin.

«La première raison pour laquelle les Français se mettent à la consommation collaborative, c’est la possibilité de faire des économies»

Cet aspect collaboratif est de plus en plus plébiscité par les Françaises et Français. D’après un rapport du Crédoc datant de décembre 2014, 42% des personnes sondées déclarent avoir fait du covoiturage dans l’année, alors que cette pratique était très marginale jusqu’en 2012. Toujours selon cette étude, trois répondants ou répondantes sur quatre ont déjà acheté un bien sur une plateforme de vente entre particuliers. «Et la progression de ces pratiques est indiscutable», observe le Crédoc.

«La première raison pour laquelle les Français se mettent à la consommation collaborative, c’est la possibilité de faire des économies» et non la recherche de lien social, précise cependant Julien Vidal. Un constat conforté par l’étude de 2014: 67% des Français et Françaises considèrent la perspective d’un gain en pouvoir d’achat comme leur priorité. Arrive en deuxième position seulement la dimension du lien social. Près d’une personne sondée sur deux estime que les pratiques collaboratives sont un moyen de nouer des liens et de rencontrer des gens. 30% des personnes interrogées considèrent de leur côté que la protection de l’environnement est l’un des avantages principaux de la consommation collaborative. Une manière de montrer que les motivations écologiques et sociales se superposent dans l’esprit des citoyens.

«Quand on essaie d’avoir des valeurs de partage et de coopération, on gâche moins les ressources, cela fait du bien au porte-monnaie et à son emploi du temps, et on est en meilleure santé. Tout est aligné. C’est ce que j’ai voulu montrer avec “Ça commence par moi”», explique Julien Vidal. Par exemple, le covoiturage permet de réduire la consommation de carburant, acheter ou vendre des biens d’occasion contribue à limiter la quantité de déchets, et mettre en location sa perceuse ou sa tondeuse évite de gaspiller les ressources qui seraient nécessaires pour produire des objets similaires pour d’autres foyers.

En dehors de la consommation collaborative, l’exemple de l'association Biocycle montre bien la relation entre écologie et lien social. Fondée en novembre 2015, Biocycle rapproche les associations de l’aide alimentaire et les professionnels de l’alimentation prêts à donner, en transportant ces dons à vélo. «Nous faisons le lien entre le trop et le trop peu, entre le gaspillage alimentaire des professionnels de l’alimentation et les personnes en situation de précarité», présente Mathieu Roger, responsable des partenariats au sein de Biocycle. Se battre contre la grande exclusion tout en luttant à vélo contre le gaspillage, ou quand les problématiques sociale et écologique se rencontrent dans les faits. «Nous collectons jusqu’à une demi-tonne d’invendus alimentaires par semaine dans le sud parisien, ce qui permet d’aider environ 300 personnes en situation de précarité, dénombre Mathieu Roger. Notre but est de nous étendre vers les arrondissements du nord de la capitale et les villes limitrophes au sud.»

Des comportements encore difficiles à adopter

Mais ces changements de mentalité sont encore loin d’être une généralité parmi la population française. Selon les chiffres de l'Agence pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique, la consommation de produits biologiques alimentaires est estimée en 2017 à 7,85 milliards d'euros, soit seulement 4% de la consommation alimentaire des ménages. «Une transformation aussi importante des modes de vie implique des changements comportementaux lents», juge Massimo Brancaccio, de Zero Waste Paris. «Modifier ses habitudes est ce qu’il y a de plus difficile. Quitter les rayons de Carrefour ou Leclerc pour aller chez Biocoop ou dans une Amap nécessite un effort intellectuel», abonde Pascal Greboval, de Kaizen.

Pour Julien Vidal, un tel changement nécessite de «désapprendre tout ce que l’on a appris en matière de consommation, c’est-à-dire arrêter de se séparer de ses objets dès qu’on n’en veut plus et ne pas écouter la publicité qui nous vend le toujours mieux, toujours plus et toujours tout de suite. Il faut réussir à se recentrer sur soi, à mieux s’écouter et à savoir ce qui nous rend heureux». Un travail d’autant plus difficile, selon la sociologue Alice Canabate, que «nos attentions sont captées de manière exponentielle, par les mails et tous les écrans». Cette saturation conduit à ne plus se poser aucune question.

«Les citoyens doivent se prendre en main et pousser les pouvoirs publics à prendre les bonnes décisions»

Par ailleurs, les ménages français pensent que ce n’est pas à eux d’agir prioritairement pour protéger l’environnement. C’est ce que nous apprend l’étude du Commissariat général au développement durable datant d’avril 2016. Près d’un Français ou d'une Française sur deux considère que c’est d’abord le rôle des pouvoirs publics, 28% pensent que c’est celui des entreprises, et seulement moins d’un sur cinq juge que c’est celui des ménages. Une opinion loin d’être partagée par Sandrine, gérante de la société Alterrenat Presse. «Le changement doit venir du bas, cela ne viendra pas des hommes politiques», regrette-t-elle. Idem pour Pascal Greboval, pour qui «il n’y a plus grand-chose à attendre des politiques». D’après lui, «les citoyens doivent se prendre en main et pousser les pouvoirs publics à prendre les bonnes décisions». C'est justement sur ce modèle bottom-up qu'a été construit l'accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015.

Les nudges, rendus célèbres par le prix Nobel d’économie 2017 Richard Thaler, sont pour beaucoup une solution aux obstacles qui empêchent d’aller plus rapidement vers des modes de vie écologiques et davantage de lien social. Issus des sciences comportementales, les nudges sont des méthodes dont l’objectif est de conduire l’individu à faire des choix allant dans le sens de l’intérêt général, sans être pour autant prescriptifs ou culpabilisants. Dans la ville de La Verne, aux États-Unis, une expérience a par exemple montré que le taux de recyclage augmentait de 19% lorsque l’on affichait sur la porte des habitants une note leur indiquant combien de foyers voisins recyclaient et quel volume de déchets était collecté.

Sauf que cette méthode des nudges ne peut venir que des pouvoirs publics. Pour inciter les citoyens et citoyennes à avoir des modes de vie plus respectueux de l’environnement et de l’humain, il existe une autre manière qui ne vient pas du haut, selon Mathieu Labonne. «Dans le cadre de son projet Oasis, Colibris encourage l’émergence de lieux alternatifs (écovillages, éco-hameaux, habitats participatifs écologiques, tiers-lieux...) dont la double intention est l’écologie et le partage. Nous pensons que plus il y aura d’oasis, plus la société pourra se transformer rapidement.» Le facteur psychologique pourrait alors faire bouger les choses.

«Aujourd’hui, il y a 600 oasis, annonce le directeur de Colibris. S’il y en avait 6.000, tout le monde connaîtrait une oasis près de chez lui et aurait des exemples concrets de comment faire autrement. Cela permettrait une sorte de bascule dans l’esprit des gens.» Membres du réseau Colibris ou non, de nombreuses communautés alternatives apparaissent depuis quelques années en France. «C’est un mouvement en croissance», assure Michel Antony, historien des utopies libertaires. Pionnières dans la recherche de modes de vie plus écologiques et de lien social, elles dessinent ce que pourrait être notre société à l'avenir.

Julien Da Sois Journaliste

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