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Facebook en sait plus sur vous que vous ne l’imaginez

Temps de lecture : 13 min

Malgré les promesses du réseau social, les utilisateurs et utilisatrices n’ont toujours aucun contrôle sur leurs données. Et cela les expose à de multiples formes de surveillance.

Dans le viseur | Bernard Hermant via Unsplash License by
Dans le viseur | Bernard Hermant via Unsplash License by

Ce texte est la traduction d'un extrait de Antisocial Media: How Facebook Disconnects Us and Undermines Democracy [«Réseaux antisociaux: comment Facebook nous déconnecte et sape la démocratie»] de Siva Vaidhyanathan.

Je me souviens qu’en 2008, j’étais très méfiant envers Facebook. Considérant alors que ses risques –et ses avantages– étaient principalement sociaux, je m’étais imposé la règle stricte (que je suis encore aujourd’hui) de ne jamais avoir aucune interaction avec mes étudiantes et étudiants sur Facebook.

Je savais que devenir «ami» avec quelqu’un pouvait me permettre d’avoir accès à certains aspects de sa vie sans y avoir été invité. Et à cette époque où les réseaux sociaux en étaient encore à leurs balbutiements, peu de gens avaient acquis les codes et les habitudes nécessaires à l’utilisation du service.

Je n’avais aucune envie de savoir avec qui sortaient mes élèves ou leurs choix de déguisements pour Halloween –et encore moins ce qu’elles et ils pensaient de mes cours. Je faisais aussi assez attention aux informations que je postais à propos de moi-même.

Je pensais –à raison, à l’époque– que tout ce que Facebook pouvait savoir de moi était ce que je choisissais de révéler à Facebook, via Facebook. Les champs correspondant à mon âge, à mon statut marital et à mon orientation sexuelle restèrent vides durant les deux premières années de mon activité sur Facebook. Puis un jour, j'ai pensé qu’il était temps pour moi de m’affirmer en tant qu’homme marié hétérosexuel de plus de 40 ans.

Mais dès que j’eus cliqué sur «marié», quelque chose d’étrange se produisit. Les espaces publicitaires de ma page Facebook se remplirent de publicités pour des services m’invitant à contacter des femmes dans le but d’avoir une relation extraconjugale. Méfiant, je retirai «marié» de mon profil. Les publicités disparurent.

Publicités de plus en plus ciblées

Aux débuts de Facebook, sa gestion des données et son ciblage publicitaire étaient si rudimentaires que le site se contentait de filtrer un ou deux attributs en fonction desquels il envoyait les publicités. En outre, les entreprises qui choisissaient alors de faire de la réclame sur Facebook étaient souvent plus ou moins douteuses.

Tout commença à changer vers 2010. Comme beaucoup de personnes, j’étais devenu plus à l’aise avec Facebook. J’avais succombé aux suggestions et incitations constantes à ajouter plus d’amies et amis. J’avais beau éviter scrupuleusement d’ajouter mes étudiantes et étudiants, mon cercle de connaissances grossissait. Une partie sans cesse plus importante de mes activités sociales et politiques se mit à passer par Facebook.

Ne pas avoir Facebook en 2010 revenait à passer à côté de conversations et d’évènements qui paraissaient alors essentiels. Même mes parents s’y mirent. La base d’utilisateurs et d'utilisatrices de Facebook commença à s’étendre à toutes les classes de la société et à toujours plus de pays, plus de langues, laissant sur le carreau les concurrents dominants de jadis, comme Myspace, qui se retrouvèrent d’un seul coup privés de toute perspective et de tout moyen de gagner de l’argent.

Mais encore plus que dans les vies et les habitudes des internautes sur Facebook, c’est à l’intérieur même de l’entreprise que s’opérait le changement le plus important. Mark Zuckerberg avait réussi à débaucher Sheryl Sandberg de Google en 2008 pour la nommer directrice des opérations chargée des opérations commerciales de l’entreprise. Et dès 2010, Sandberg avait déjà mis au point un système très efficace de collecte des données et de publicités ciblées.

Ce n’est pas une coïncidence si 2010 fut la première année durant laquelle Facebook dégagea des bénéfices.

Les publicités de mon fil Facebook commencèrent à refléter mes intérêts professionnels et mes relations sociales. L’une des publicités que je recevais le plus régulièrement me vantait les mérites d’une très onéreuse mallette en cuir, du type de celles qu’ont les personnages d’universitaires dans les films. Cela ne correspondait certes pas exactement à mes centres d’intérêt (ou à ceux des universitaires en général, qui ne sont pas trop du genre à mettre 250 dollars dans une mallette en cuir), mais c’était toujours mieux que les publicités me pressant de tromper mon épouse uniquement parce que j’en avais une.

Afin de mieux cibler les publicités, Sandberg avait besoin de données plus nombreuses et précises sur ce que les utilisateurs et utilisatrices faisaient, pensaient et voulaient acheter. Elle se lança dans une série d’expansions des capacités de Facebook, afin de mieux pister et profiler les internautes.

Ce n’est pas une coïncidence si 2010 fut la première année durant laquelle Facebook dégagea des bénéfices. On peut dire sans trop se tromper que sans le côté visionnaire de Sandberg et son extraordinaire sens de la gestion, Facebook serait peut-être aujourd’hui une entreprise ruinée et insignifiante.

Collecte insatiable de données

Facebook est le système de surveillance le plus étendu de l’histoire du monde. Plus de deux milliards de personnes et des millions d’organisations, d’entreprises et de mouvements politiques offrent des récits détaillés de leurs passions, de leurs goûts et de leurs projets à un seul service commercial. Facebook piste toutes les connexions et interactions existant entre ces personnes et ces groupes, sans compter qu'il peut prédire les connexions futures et guider les interactions à venir. Facebook possède même les informations de contact de celles et ceux qui n’ont pas de compte sur le site.

Facebook nous expose à trois formes principales de surveillance, correspondant à autant de points de vue différents. Tout d’abord, les entités commerciales et politiques peuvent exploiter les outils de ciblage et de prédiction de Facebook via son système de publicité. Ensuite, à travers ce que nous révélons de nous sur nos profils, les autres utilisateurs et utilisatrices peuvent nous observer et suivre nos relations avec les autres, nos déplacements, nos recommandations et commentaires sous divers posts, nos opinions et nos préférences. Enfin, les gouvernements peuvent utiliser Facebook pour espionner leur population –ou toute personne qu’ils considèrent suspecte, soit en créant des comptes Facebook qui semblent être ceux de connaissances, soit en contournant la sécurité du site pour collecter directement les données.

Facebook assure également une surveillance des internautes pour le compte des clients de ses services publicitaires. L’entreprise de Mark Zuckerberg n’a aucun intérêt à permettre à des tierces parties d’avoir accès aux données qu’elle utilise pour trier les posts générés par ses utilisateurs et utilisatrices et ses publicités directes: la valeur commerciale de Facebook réside dans le contrôle complet qu’elle a de ses inestimables informations sur le comportement humain.

L’interface que Facebook fournit aux annonceurs et aux personnes qui gèrent des pages sur le site leur permet toutefois d’apprendre énormément de choses sur leur public et de mesurer le niveau de réponses généré par leurs posts et publicités. Afin d’opérer un ciblage précis, Facebook exploite une grande partie des données offertes volontairement par les utilisateurs et les utilisatrices: données biographiques, historique des interactions avec d’autres, textes de leurs posts, position géographique (grâce aux applications Facebook de téléphones équipés de fonctionnalités GPS) et le «graphique social» –une cartographie des relations entre les différents éléments de Facebook (photos, vidéos, informations, publicités, groupes, pages et les profils de ses 2,2 milliards d'inscrites et inscrits).

Pour résumer, il n’existe aucun moyen d’empêcher entièrement Facebook de vous traquer.

Cette combinaison d’informations permet à Facebook de prédire les intérêts et les comportements de l'internaute en fonction de ce que veulent, pensent ou font les autres personnes ayant des attributs et des connexions similaires. Outre les données collectées avec ses propres services (Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp, etc.), Facebook permet aux autres entreprises de se connecter directement à son site via un service baptisé Open Graph.

C’est par exemple ce qui permet au service de streaming musical Spotify d’interagir avec Facebook, en utilisant son nom et son mot de passe sur le réseau social pour se connecter au service. Cela rend Spotify «social», dans le sens où la musique écoutée par une personne via Spotify est partagée à ses connaissances qui utilisent également Spotify. Cela tisse tout un réseau d’intérêts qui permet des découvertes et encourage les recommandations entre fans de musique aux goûts similaires.

Pour Spotify, ce service accroit la capacité du service à trouver de nouveaux utilisateurs et utilisatrices et à garder celles et ceux déjà enregistrés. Pour Facebook, cela veut dire que plus d’interactions –même en dehors de Facebook– intègrent le «graphique social» et permettent donc d’améliorer toujours plus le ciblage. Avec ces partenariats Open Graph et les cookies implantés dans les navigateurs Web, Facebook est capable de rassembler d’énormes quantités de données personnelles sur l'ensemble de ses utilisateurs et utilisatrices, même celles et ceux qui ne se connectent que rarement sur le site. Pour résumer, il n’existe aucun moyen d’empêcher entièrement Facebook de vous traquer.

Concentration des pouvoirs

Cette forme de surveillance menée par une seule et unique société commerciale pourrait sembler presque inoffensive en soi. Facebook ne disposant pas de forces de police, l’entreprise ne peut abuser de son pouvoir de manière à blesser quelqu’un, à nuire à ses libertés ou à lui refuser ses droits de propriété.

Si Facebook cible mal une personne et lui envoie des publicités qui ne lui correspondent pas, la société ne tirera pas de bénéfices de cette action. D’après la direction de Facebook, l'utilisation adéquate de toutes les données rend l’expérience plus agréable et pertinente pour les internautes. Si vous avez un chat à la maison, vous n’avez pas particulièrement d’intérêt à voir des publicités pour de la nourriture pour chien; si vous êtes végétarien, vous n’avez sans doute pas envie d’être inondé de publicités pour des hamburgers. Et nous préférons en général lire les posts de personnes que nous apprécions et qui pensent comme nous.

Ce type de filtrage pose plusieurs problèmes. Aucun ne représente un risque ou un danger immédiat, mais Facebook collecte et utilise la majorité de ces données sans que nous le sachions et sans nous avoir demandé notre accord. Facebook ne nous montre pas totalement de quelle manière nos activités sont utilisées. Et Facebook n’offre pas de moyens simples et clairs de se soustraire à cette surveillance envahissante.

Les utilisateurs et utilisatrices savent sans doute que l’entreprise conserve et utilise les informations spécifiques postées sur leurs profils, mais la plupart ne se rendent certainement pas compte de l’étendue des activités de Facebook.

Les internautes savent rarement, par exemple, que Facebook achète quantité de données auprès des grandes entreprises de données marketing, notamment des données relatives aux achats par carte bancaire, ainsi que des profils. L’internaute doit fouiller sur la page d’aide du site pour découvrir cet état de fait. Cet ensemble qui mêle les données que nous fournissons nous-mêmes au site, la capacité qu’a Facebook à nous pister tant sur internet que dans le «monde réel» et les données commerciales que l’entreprise achète aux sociétés de cartes de crédit rend Facebook plus fort et nous affaiblit.

Le principal danger du système de surveillance commerciale de Facebook réside dans la concentration des pouvoirs. Aucune autre entreprise au monde –à l’exception possible de Google– ne pourrait ne serait-ce que concevoir de créer un ensemble de dossiers personnalisés aussi fourni que celui de Facebook. Ces données renforcent la domination commerciale de Facebook dans le monde de la publicité –une position là encore partagée avec Google, qui dispose de moyens différents pour surveiller et cibler les contenus et la publicité, mais qui entraîne beaucoup des mêmes risques et problèmes.

Le simple fait qu’il soit improbable de voir apparaître une autre société capable de générer autant de données provenant d’autant de personnes et d’interactions implique que, hormis en cas de fortes réglementations, les concurrents sérieux à Facebook seront rares –voire inexistants– dans un futur proche.

À la merci des autres internautes

Mais ce ne sont pas les seuls dangers posés par le fait que Facebook détienne toutes ces informations sur nous. Il faut aussi prendre en compte deux autres points de surveillance: les autres utilisateurs et utilisatrices et les États.

Beaucoup de comportements communs chez nos connaissances sur Facebook nous empêchent de contrôler comme nous le voudrions nos images et nos données, quelle que soit l’attention que nous portions aux paramètres de confidentialité. Certaines d'entre elles se montrent très peu scrupuleuses lorsqu’elles taguent sur des photos des personnes qui préféreraient ne pas être identifiées en dehors d’un cercle restreint de proches. D’autres peuvent aussi agir avec malveillance, notamment lorsque les relations se dégradent.

Les profils Facebook peuvent également être détournés dans le but d’humilier publiquement certaines personnes, de les harceler ou de divulguer des informations personnelles à des tiers.

Ce que nous publions sur Facebook est souvent choisi et géré avec soin; c’est un exercice constant et épuisant d’autopromotion et de mise en avant de soi-même. Cela signifie que les profils Facebook ne brossent que rarement, voire jamais, le portrait complet et fidèle de nos vies et de nos personnalités. Il s'agit de l’une des raisons pour lesquelles Facebook fait de nombreux efforts pour surveiller et enregistrer nos activités en temps réel. Je pourrais très bien affirmer à tout le monde que je suis vegan, mais faire un écart et aller au Burger King dans un moment de faiblesse. Je ne devrais pas avoir à révéler ce genre de choses à mes amies et amis. Mais Facebook s’assure qu’il connaît mieux ses utilisateurs et utilisatrices que leurs proches.

Le fait que les profils Facebook dressent des portraits imprécis –voire totalement faux– d’êtres humains complexes peut aussi générer des actions et réactions injustes ou blessantes des internautes qui les observent. Les blagues peuvent être mal comprises, les déclarations d’opinion mal exprimées peuvent être faussement interprétées, au point parfois d’entraîner des conflits sociaux.

À l'origine, Facebook a été conçu pour permettre des interactions se limitant au cercle des personnes en qui nous avons confiance –mais il ne fonctionne plus de cette manière. En dépit des promesses faites aux utilisateurs et utilisatrices, Facebook dispose encore de nombreux moyens pour que les internautes n’aient pas la maîtrise de leurs informations.

Les utilisateurs et utilisatrices sont piégées dès l’instant où elles et ils acceptent d’uploader leurs contacts pour plus de praticité.

En 2017, la journaliste spécialiste de la vie privée Kashmir Hill remarqua un phénomène curieux: Facebook lui recommandait de devenir «amie» avec des personnes qu’elle connaissait à peine, voire pas du tout. Elle demanda à ses lecteurs et lectrices si elles avaient vécu des expériences similaires, et si cela avait notamment conduit à des rencontres gênantes, voire problématiques.

Des travailleurs sociaux et des médecins témoignèrent d’avoir été mis en relation avec des personnes dont ils s’occupaient, alors même qu’ils n’avaient jamais échangé de données privées avec elles. Pire encore, un donneur de sperme s’était vu proposer d’entrer en contact avec l’enfant d’un couple pour qui il avait fait un don, alors même que les parents ne souhaitaient pas que l’enfant et lui entrent en contact.

Hill découvrit qu’une fonctionnalité de Facebook appelée «Vous connaissez peut-être» incitait les utilisateurs et utilisatrices à uploader leur carnet d’adresses depuis leur ordinateur ou leur téléphone. Ces adresses mail et ces numéros de téléphone portable servant d’identifiants aux profils Facebook, la fonctionnalité était en mesure, via le graphique social (qui établit les connexions entre les différents profils), de mettre en relation des personnes qui se connaissaient, mais s’étaient éloignées, brouillées, étaient ennemies, voire violentes les unes envers les autres.

Les internautes ne pouvant contrôler les données qui se trouvent dans le carnet d’adresses des autres, il est impossible de se désinscrire de cette fonctionnalité. Tout le monde est à la merci des autres, qui ne comprennent malheureusement pas toujours comment Facebook utilise les données personnelles.

«Un coup d’un soir de 2008, une personne qui vous a vendu son canapé d’occasion via internet en 2010, votre propriétaire de 2013… S’ils mettent votre numéro dans le répertoire de leur téléphone, ou que c’est vous qui le faites, et que l’un de vous transmet son carnet d’adresses à Facebook, ce dernier établira automatiquement le lien entre vous, a écrit Hill. En raison de cette accumulation de données de contact, Facebook connaît probablement toutes les adresses où vous avez vécu, toutes les adresses mail que vous avez utilisées, tous les numéros de fixe et de portable auxquels vous êtes associés, tous vos pseudos et surnoms, tous les profils sociaux auxquels vous êtes associés, tous vos anciens comptes de messagerie et toute autre information que quelqu’un ait pu entrer à votre propos dans le répertoire de son téléphone.» Et personne ne peut rien y faire. Les utilisateurs et utilisatrices sont piégées dès l’instant où ils et elles acceptent d’uploader leurs contacts pour plus de praticité. Facebook n’invite jamais ses membres à réfléchir aux conséquences de cette action.

Au service d'États peu scrupuleux

L’utilisation de Facebook par les États est encore plus inquiétante. Ceux-ci ont le pouvoir et le droit d’emprisonner et de commettre des violences contre leurs citoyennes et citoyens, ainsi que contre les personnes qu’ils considèrent comme une menace.

Le pouvoir d’État peut utiliser Facebook de deux manières. La première –et la plus courante– vient des régimes autoritaires de nombreux pays, que nous avons pu voir surveiller Facebook afin de traquer leurs adversaires et les journalistes. Ils peuvent de même utiliser Facebook et WhatsApp pour lancer des campagnes de dénigrement et de harcèlement contre leurs critiques.

Les États peuvent également avoir recours à de faux profils pour infiltrer des groupes Facebook destinés à réformer ou à contester les gouvernements, des groupes qui viennent en aide aux homosexuels, etc.

En montrant comment les services de sécurité et de renseignements américains et britanniques étaient parvenus à avoir accès aux flux de données de Facebook, Google, Apple, Microsoft, Yahoo et d’autres sociétés, les révélations d’Edward Snowden en 2013 ont prouvé à quel point les utilisateurs et utilisatrices de Facebook étaient vulnérables face au pouvoir de surveillance des États. Et tant que Facebook conservera une source de renseignements d’une telle richesse, les États tenteront d’infiltrer le système.

Siva Vaidhyanathan Professeur d'études médiatiques à l'Université de Virginie

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