Parents & enfants / Économie

Pourquoi les enfants dépensent moins pour la fête des pères que pour la fête des mères

Temps de lecture : 2 min

Une question de mérite?

Tous des ingrats | Kelly Sikkema via Unsplash License by
Tous des ingrats | Kelly Sikkema via Unsplash License by

Sonora Smart Dodd s’est battue toute sa vie pour instaurer un jour qui célèbre les papas. Suite au décès de sa mère, cette Américaine a été élevée par un père célibataire vétéran de la guerre de Sécession. C’est en 1972, alors qu'elle est âgée de quatre-vingt-dix ans, que la fêtes des pères est finalement adoptée. Depuis, les papas sont célébrés le troisième dimanche de juin. Les mamans, quant à elles sont fêtées depuis 1914 aux États-Unis (1950 en ce qui concerne la France pour sa mise en place officielle).

Fast Company explique que, aux États-Unis, 86% des personnes participents à la fête des mères et 77% à celles des pères. Les Françaises et Français, quant à eux, sont 71% à fêter les mamans, 58% les papas. Comment expliquer une telle différence?

La National Retail Federation, la plus grande association du commerce de détail dans le monde, estime que les dépenses pour la fête des mères avoisinent les dix-neuf milliards d’euros, soit en moyenne 155 euros dépensés par personne. Les pères ne réunissent eux, que treize milliards d’euros, soit en moyenne 115 euros par personne.

Une fête stéréotypée

Difficile de se défaire des stéréotypes genrés dans les rayons des magasins: cravates, pinces à barbecue, perceuses, alcool ou encore rasoirs... Chaque année les marques et les distributeurs peinent à se renouveler. Résultat: ils n'arrivent pas à attirer de nouveau clients.

«Les cadeaux stéréotypés pour la fête des pères sont en grande partie fonctionnels (outils électriques) alors que ceux pour les mamans sont plutôt symboliques (fleurs)», explique Adam Ferrier, psychologue de la consommation.

Si les enfants dépensent moins pour leurs pères, c’est aussi une question de prix: les cadeaux dit «symboliques» coûtent tout simplement plus cher: «Il n’y a pas de limites concernant les cadeaux symboliques. L’émotion prime sur le prix. C’est pourquoi il est plus facile pour les marques de s’investir dans un événement comme la fête des mères», explique Adam Ferrier.

Fast Company évoque une autre théorie: le mérite. Et si la domination de la fêtes des mères étaient une revanche sur le rôle déjà dominant des hommes dans notre société? De manière générale, les hommes sont toujours plus payés que les femmes, à travail égal: «La fête des pères a souvent été considérée comme une blague. On avait l'impression de donner de la reconnaissance à quelqu'un qui ne le méritait pas», souligne Adam Ferrier.

Slate.fr

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