Parents & enfants / Sciences

Si nous étions parfaites, nous ressemblerions à cette personne

Temps de lecture : 2 min

On est loin des standards de beauté contemporains.

L'être humain parfait a des oreilles de chauve-souris, des pieds griffus et une peau reptilienne | BBC via Youtube License by
L'être humain parfait a des oreilles de chauve-souris, des pieds griffus et une peau reptilienne | BBC via Youtube License by

Qu'est-ce qui fait qu'un être humain est parfait? Un visage symétrique? Un QI élevé? Des muscles saillants? Alicia Roberts, anatomiste et anthropologue, a imaginé l’être humain zéro défaut: oreilles de chauve-souris, pieds griffus et poche abdominale pour porter les bébés. Avec une apparence un brin héroic fantasy, cette superwoman est loin de correspondre aux standards de beauté… Normal, la beauté n’entre pas dans les critères établis par Roberts.

Cette scientifique britannique a été chargée par la BBC de créer une version améliorée d’elle-même pour un documentaire intitulé «La science peut-elle me rendre parfaite?». Newsweek explique qu'elle s’est inspirée du monde animal –poissons, chiens, chats, céphalopodes, cygnes et des singes– pour tenter de définir la perfection sur le plan des performances.

Alicia Roberts 2.0

Avec des oreilles de chauve-souris, plus de problème d'audition. Avec des poumons comme ceux des oiseaux, la nouvelle Alicia Roberts serait capable de faire parvenir l'oxygène dans le sang avec une plus grande facilité. Sa peau de reptile constitue, elle, une protection contre les rayons ultraviolets: finis les coups de soleil. Quant à ses pieds fouchus, ils lui permettraient de se déplacer plus rapidement.

Vers des êtres humains augmentés?

Comme le rappelle Kashmira Gander, journaliste à Newsweek, Alicia Roberts n’est pas la seule scientifique à s’être demandé à quoi l’être humain ressemblerait s’il avait évolué différemment pour mieux s'adapter à son environnement.

En 2016, la Commission australienne sur les accidents de la circulation (TAC) a imaginé un être humain capable de survivre aux accidents de voiture: Graham. Son crâne «déformable» est niché dans des poches de graisses: un atout pour mieux absorber des chocs. Ses côtes, quant à elles, abritent des petites poches ressemblant à des airbags. Le projet Graham visait à sensibiliser les automobilistes concernant les risques de non-respect des règles de circulation dans le cadre de la campagne «Toward Zero» (objectif zéro mort).

Graham, le premier être humain conçu pour survivre aux accidents de voiture

Depuis longtemps, la science-fiction s’inspire de cette quête de perfection. Le film Bienvenue à Gattaca, sorti en 1997, met en scène une société où l'eugénisme est généralisé: le patrimoine génétique des enfants est amélioré afin de créer des êtres humains parfaits. Les enfants «imparfaits» ou «non améliorés» se retrouvent marginalisés et rélégués à des tâches subalternes.

Avec Crispr-Cas9, la science se rapproche un peu plus de la science-fiction. Ce «ciseau à ADN» permet «de supprimer et d’insérer des gènes à un endroit précis du chromosome, au sein du génome de n’importe quelle cellule et quelle que soit l’espèce, y compris l’homme». De bonne augure pour les transhumanistes les plus engagés.

Slate.fr

Newsletters

«Là-bas, mon fils va devenir fou! Il n’y a pas moyen que je fasse les quatre mois à sa place?»

«Là-bas, mon fils va devenir fou! Il n’y a pas moyen que je fasse les quatre mois à sa place?»

Quand des mômes commettent des délits, c’est la justice des mineurs qui s’y colle. Une justice ad hoc qui, sans laxisme, a davantage vocation à éduquer qu’à punir. Un cap dur à tenir.

Quelle liberté d’expression des profs sur les réseaux sociaux?

Quelle liberté d’expression des profs sur les réseaux sociaux?

Il faut se méfier de celles et ceux qui voudraient nous faire croire que les profs ne sont pas censés avoir d’opinion sur ce qui se passe dans l’Éducation nationale.

«Mon père alcoolique et moi», dans les coulisses de l’alcoolisme parental

«Mon père alcoolique et moi», dans les coulisses de l’alcoolisme parental

Dans un manga autobiographique qui déchire le coeur, Mariko Kikuchi explique comment l'alcoolisme de son père a détruit plusieurs vies.

Newsletters