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Votre boss saura certainement que vous avez lu cet article

Temps de lecture : 2 min

Les entreprises surveillent l'activité numérique de leurs employés et employées. Jusqu'à un point avancé.

Big Boss is watching you  | Capture d'écran Trailer 1984 via Youtube CC License by
Big Boss is watching you | Capture d'écran Trailer 1984 via Youtube CC License by

Vous avez bien rigolé aujourd'hui avec Michel et Christine sur Slack, une plateforme de discussion en ligne mêlant conversations privées et en groupes. Votre chaîne de conversation privée avec ces deux collègues vous a permis de critiquer votre boss et vous vous en êtes donné à coeur joie.

Mais sachez que votre patronne ou patron a le droit de surveiller vos activités sur Reddit, Slack ou toute boîte mail car l'entreprise possède l'ordinateur sur lequel vous travaillez. Et visiblement, peu s'en privent. Un sondage produit par Alfresco, une plateforme numérique d'entreprises, compile les réponses de plus de 300 experts et expertes informatiques aux États-Unis et au Royaume-Uni qui travaillent avec des entreprises de plus de 500 salariés. Le résultat de l'enquête est sans appel: 98% des entreprises surveillent l'activité numérique de leurs employés et employées. Et ce n'est pas tout:

- 87% des entreprises surveillent les e-mails
- 70% regardent les historiques
- Un peu plus de la moitié inspecte aussi Slack ou Chatter
- 41% écoutent les messages vocaux professionnels
- 34% épient également Linkedin et Facebook

11% des experts et expertes informatiques interrogées ont répondu que «les employés seraient horrifiés de constater la masse d'informations que les entreprises recueillent», et 65% que les employées et employés seraient sûrement «inquiets» de savoir cela.

Attention à Slack

En mars, on apprenait que Slack venait de changer ses règles de fonctionnement. Il est désormais possible pour les administrateurs de télécharger des données de l'espace de travail, non seulement depuis des chaînes de discussions publiques mais aussi depuis celles privées et les messages directs.

Si vos boss utilisent la version gratuite, vous pouvez souffler, pour le moment. Les administrateurs peuvent faire la demande d'utilisation de ce nouvel outil mais ils doivent alors fournir une preuve du consentement des membres du groupe, ou basculer vers la version payante.

Où se place la loi?

En janvier, la Cours européenne des droits de l'Homme (CEDH) a statué plutôt en faveur de la surveillance. Un employé roumain avait été licencié pour avoir utilisé son compte de messagerie professionnel à des fins personnelles. La CEDH a validé le licenciement en expliquant notamment que la surveillance est justifiée si elle est «proportionnée, ciblée et conforme au droit du travail».

En France, pour signaler à son employeur que des données présentes sur un ordinateur professionnel sont personnelles, il faut laisser apparaître la mention «données personnelles» ou «privées» auprès des messages ou dossiers concernés.

Slate.fr

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