Culture

Quatre livres à ne surtout pas lire en vacances

Temps de lecture : 13 min

Lorsqu'il sera l'heure de préparer vos bagages, délestez-les de quelques livres inutiles et lourds. Parfois, il vaut mieux voyager léger.

Ces livres alourdiront vos valises inutilement. | Jean-Marc Proust
Ces livres alourdiront vos valises inutilement. | Jean-Marc Proust

Certes, il y a beaucoup de livres ratés, mais tous ne parviennent pas au niveau d'excellence qui permet d'y voir des nanars mémorables. Mais il y en a. La preuve dans ce troisième et dernier épisode des romans à ne surtout pas lire cet été (le premier est à retrouver ici, le deuxième ).

Vingt-quatre heures de la non-vie d’une femme

«“Et ton week-end à toi?” me demande-t-elle pour passer à autre chose, en introduisant une capsule de Nespresso dans la machine à café.»

On peut apprécier le sens du détail vrai mais, sachez-le, le week-end de Juliette Bariton ne présente aucun intérêt et c’est justement l’intérêt de Je suis le genre de fille, roman de Nathalie Kuperman qui n’en présente donc que très peu. Chaque chapitre, sauf le dernier –astuce– commence par Je suis le genre de fille. C’est moins réussi qu’un Je me souviens et moins roublard qu’un «Moi président», bref, c’est une anaphore romanesque. Florilège.

«Je suis le genre de fille à se réveiller en pleine nuit et à appeler sa mère.»
«Je suis le genre de fille qui croit aux rêves.»
«Je suis le genre de fille à parler aux animaux, mais qui n’a rien d’intéressant à leur dire.»
«Je suis le genre de fille qui ne supporte pas les phrases sur le bonheur.»
«Je suis le genre de fille qui se plaint beaucoup.»
«Je suis le genre de fille pour qui faire des bagages est une activité à plein-temps.»

Juliette a une «vie merdique»: elle élève seule –et mal– sa fille, court après son ex, s’angoisse lorsqu’il y a moins de six rouleaux de papier toilette (perso, mon seuil est quinze-seize), passe des heures à s’interroger sur ce qu’elle doit mettre dans son caddie® (moi aussi, mais au golf), s’ennuie au bureau, rate ses vacances, regarde «la télé tout le week-end»... Bref, non seulement elle est chiante mais en plus, elle revendique le vide: «J’aime aussi ne pas fabriquer grand-chose de mon temps».

Vous la sentez venir, la revendication du critique littéraire qui demande l'accès au compte pénibilité?

Après tout, pourquoi ne pas s’intéresser à ce genre de fille, la quinqua larguée par son mec et la vie? Imaginer une fresque sociale, au scalpel, bienveillante ou caustique? Eh bien non, l’auteure s’en tient à la facilité convenue du vide consumériste, parsemée ici ou là de références intello, le name-dropping qui fait chic: «Ils passent un film de Kurosawa sur Arte»; «J’ai aimé lire la scène du bal à T. Beach dans Le Ravissement de Lol V. Stein». Rappelons au lecteur post-pubère que «Lol V. Stein» n’est pas la traduction de «MDR Pierre».

«Je suis le genre de fille qui aime traîner dans les Monoprix. Je peux passer vingt minutes à comparer deux petites tasses à thé dont l’une est soldée, l’autre non. Celle qui me plaît ne l’est pas, fatalement.»

Certes, nous ne sommes pas insensibles à cette inconséquence existentielle qui est la nôtre, conséquence d'un écœurement consumériste de la classe moyenne, qui, bon bref.

Nathalie Kuperman parle du vide et, talent du caméléon, écrit du vide.



Notez qu'à la fin du chapitre, l'auteure précise qu'on en est déjà à 41.522.088 vues. J'espère pour elle qu'elle invente.

«Dans la confusion des sentiments, je me suis trompée de capsule. J’ai glissé un ristretto dans la machine à café, que j’ai avalé bêtement d’une traite.»

Je suis le genre Stefan Zweig en dosettes. C'est un peu vingt-quatre heures de la non-vie d’une femme.

Un bref instant, l'on croit voir surgir une lueur de lucidité: «Je me suis assise devant mon ordinateur avec le sentiment que j’avais merdé.» On pourrait s'arrêter là. «Je suis le genre de fille qui se met à la place de l’autre», poursuit-elle. À celle du lecteur, par exemple?

Soudain, une intuition nous prend.

Et voilà. Avec la saisie intuitive de votre smartphone, vous pouvez vous aussi devenir ce genre de fille. N’excluons pas que Nathalie Kuperman ait écrit tout son roman juste en pianotant au hasard sur son téléphone. Vu comme ça, ce foutage aurait de la gueule.

Les choses de la vis

Depuis le succès de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puértolas a commis trois romans que j’avoue humblement n’avoir pas lus. Le Fakir 2 –pardon, Les Nouvelles Aventures du fakir au pays d’Ikea dont la parution coïncide avec l’adaptation du premier au cinéma –un malheur n’arrive jamais seul– laisse une pénible impression de ressassé, de lourdeur.

Comique des patronymes d'abord: «L’éminent sexologue rajasthani Kama-sous-draps», la vieille «Yadémoush Damasoop» qui cuisine «une ratah-touy», «Amélie Nos-Tombes» –ces blagues ont mille ans bordel–, «Sophie Morceaux», «la baronne de Rotshi» et son guide des bonnes manières, «Baba-Orhom, son maître fakir», «un homme qui s’appelait Kleydedouzh», etc.

LOURDEUR!

Ah, petite référence à Candide, il y a aussi «le baron Shrinkshrankshrunk». Si vous n’avez pas compris, Romain, écrivain pédagogue, vous l’explique:

«– Comme le verbe irrégulier anglais?
– Je ne sais pas, j’ai pris allemand en première langue.»

Ah oui, c'est drôle, en effet.

Des personnages parlent «en sh’ti», d’autres utilisent «la langue d’okh», il y a un peu de placement de produit (Ikea mais aussi Apple, Dolce&Gabbana, Versace, Lacoste, BMW, wine-searcher.com). Ici et là, quelques références sont détournées avec légèreté.

«Longtemps, Ajatashatru se coucha de bonne heure.»
«Le syndrome de Stockholm ne vous quittait jamais. Surtout à Stockholm.»
«Longtemps, Ajatashatru se coucha de bonne heure.»
(Désolé, c’est pas moi qui répète, c’est l'auteur lui-même: une première fois page 52, une seconde page 127, je m'acquitte très consciencieusement de mon travail de critique, l'éditeur visiblement ne fait pas le sien.)

Et puis, bien sûr, les jeux de mots rigolos foisonnent.

Ikea est un «palais des mille et une vis»; «Il avait troqué Shiva, son dieu, contre Chivas, le whisky».

Remerciez-moi: je vous en épargne pas mal.

«– Comment vous appelez-vous? coupa l’hôtesse.
– Aja.
– Comme les pruneaux?»

Si, par extraordinaire, la blague échappe au lecteur, une explication suit; c'est très pédagogique.

«Écoutez, Pruneau (ou était-ce Agen? elle savait que son prénom avait à voir avec les fruits secs).»

Cette dissection de la blague a au moins un avantage: on peut se contenter d'une ligne sur deux, c'est presque une méthode de lecture rapide.

«– Ryanair est aux avions ce qu’IKEA est aux armoires, si vous voyez ce que je veux dire.

Ajatashatru s’imagina sur la piste en train de monter son avion en aggloméré de bois, pièce par pièce, à l’aide d’un mode d’emploi incompréhensible et d’une petite clef octogonale.

– L’avion, il faut le monter soi-même? Parce que j’ai bien peur qu’il me faille un peu plus de quarante-cinq minutes…»

Voici une femme qui s’appelle Deminjareth. Deminjareth: vous l’avez? Non? Cherchez, allez! Ben non, cherchez pas, Romain vous sort son explication de texte. «Deminjareth, ça sonnait comme une résolution de Nouvel An. Demain j’arrête… de fumer, de glander sur le sofa, de me plaindre.»

Perso, je trouve que c'est un peu la lose de se sentir obligé de décortiquer ses bons mots; ça veut dire qu'on prend le lecteur pour un demeuré. Cela dit, si un tome 3 est publié, difficile de donner tort à l'auteur.

Ah oui, et puis aussi, Romäin Puêrtolàs aime les caräctėres qui fønt suédøis et annönce à plusieurs reprises qu’il prépare un nouveau røman (aïe), dønt il donne la träme dans le dernier chåpitre. «Je sais que ce n’est pas évident d’écrire quelque chose après un best-seller, mais je crois en toi.» Ça s'appelle forcer la main à son éditeur. Malin.

Le GPS des sœurs Ingalls

Malgré son côté Richard Bohringer à jeun, le titre devrait faire reculer toute personne sensée: Là où l’on s’aime il ne fait jamais nuit est le second roman de Séverine de La Croix. Merci pour les œuvres complètes, Séverine, mais tu devrais t’arrêter là, franchement, c'est déjà super, tu vois.

Il est ici question de deux sœurs qui se détestent mais s’adorent, ne se comprennent pas mais se comprennent, d’hommes bourrus, ternes et pas sympas mais sympas, d’enfants, de FIV, de parents, de gentillesse et de drames, le tout parsemé d’interrogations assez proches de la Phénoménologie de l'esprit, il faut bien l'avouer («Les anciennes générations étaient-elles plus fortes que les nôtres ou ne se posaient-elles tout simplement pas de questions?»), au cœur de nos préoccupations contemporaines: que faire de ces chats, «l’un est boulimique, l’autre est anorexique»? Les emmener chez le psy? Le roman pense que oui (mais c'est pour rire, bien sûr).

Mathilde veut un enfant mais c'est pas possible: «Simplement les spermatozoïdes de mon mari ont du mal à trouver mon ovule». Son mari fait des chantiers avec Loïc. Loïc tombe amoureux de Félicité, sœur de Mathilde, qui s'exclame intérieurement qu'il est «envoûtant avec ses yeux de nounours et sa peau tannée par le froid et le soleil». Loïc veut épouser Félicité tout de suite, s'exclame-t-il. Quoi? Sans coucher d'abord? s'exclame-t-elle. Oui, oui, tout de suite, s'exclame-t-il, tu es la femme de ma vie. Tu es l'homme de ma vie, s'exclame-t-elle.

Ils se connaissent depuis quarante-neuf secondes chrono. Se marier sans coucher d'abord, faut vraiment jamais avoir testé le SAV de SFR pour croire que c'est jouable.

«Les femmes cancanent, bougent volubilement et agitent leurs petits bras en tous sens»

Mathilde (Tite) et Félicité (Fée) essayent leurs robes d’ado et se disent qu’«ainsi vêtues (elles ressemblent) aux sœurs Ingalls de La Petite Maison dans la prairie», huhuhu youpi youpi. Elles ont envie «d’une glace à l’eau», qu’elles boivent avec «des lunettes blanches en forme de cœur sur le nez, c’était la mode à l’époque». Cette «envie stupide de retomber en enfance [les] a fait rire».

Ce roman est stupéfiant. Il y a de la punchline à chaque ligne:

«Les femmes sont bien plus fortes que les hommes. Elles cancanent, bougent volubilement et agitent leurs petits bras en tous sens de façon apparemment désordonnée, or ce sont elles les piliers autour desquels la vie s’accroche, hommes compris.» Y avait des soldes au rayon métaphores.

On rigole mais, chez Mathilde, même aux repas de famille, le désir d’enfant est un peu obsessionnel: «Je regarde mon neveu et ma nièce tout en pensant à mon utérus». J'avoue: la même phrase avec: «en pensant aux couilles de mon mari», ce serait un peu limite.

Descriptions et dialogues rivalisent d’inventivité:

«– Comment ça va, Tite? T’as l’air ailleurs.

Je chasse mes idées noires et me blottis contre lui.

– Ça va. Je pensais à mon adolescence. Et à ma vie ensuite. Au temps qui passe.»

Je traduis: saloperie d'horologe biologique de merde, sa race.

«Un cocktail d’émotions […] colore son visage d’une beauté fragile.»

Évitez le curaçao quand vous faites un cocktail d'émotions pour colorer votre visage d’une beauté fragile. | Capture d'écran via YouTube

Les descriptions sont intenses, enchanteresses, souveraines, impérieuses, réussies, pas mal du tout, y en a pas trop c'est déjà ça.

«Ce matin, les près sont entourés de brume. C’est comme un petit air musical que l’on reconnaît si bien, une torpeur qui enveloppe, douce et sereine. J’allume mon lecteur CD posé sur la table de nuit et mets en route la plage 3. Clair de lune de Debussy débute. De la fenêtre, j’aperçois les chevaux paître au loin, enrubannés de buée. Que demander de plus à la vie qu’un paysage naissant au réveil, tel un tableau de Cézanne?»

Les personnages sont en proie à des tourments dostoïevskiens («J’ai encore trop peur du bonheur»), parfois submergés par un rapport critique à la modernité, façon Jacques Ellul: «de mon côté, je cherchais désespérément le GPS de ma vie».

Putain, j'ai encore paumé mes écouteurs de la vie. | Gustave Courbet via Wikimedia Commons

S’y ajoute l’indispensable coaching émotionnel, sauce Alexandre Jardin, car l’aventure est partout, tout le temps.

«– J’ai signé un CDI. Je suis à l’abri.
– À l’abri de quoi? De vivre?»

J’allais oublier la maman de Mathilde et Félicité. Elle pense parfois à son son père qui s’est suicidé et c'est triste. Elle en a «discuté avec le curé de Blanquefort» et ils sont d’accord: «se suicider ne peut rien engendrer de bon». Pourtant, elle ne peut s’empêcher de penser que ce n’était «pas plus mal qu’Hitler se suicide. Il aurait d’ailleurs dû le faire bien plus tôt». Point Godwin niveau gold et uchronie: nous sommes en 1932 et Séverine de La Croix publie: Là où l’on s’aime il ne fait jamais nuit et brouillard. Que du bonheur, les amis.

Parfois se glissent quelques effets de style. Délicates allitérations: «tout en touillant mon thé» et… euh… euh… licence poétique.

«J’avais oublié à quel point ça faisait du bien d’avoir une sœur, cette chaleur dans le cœur, cette assurance d’être aimée aussi, quoi que l’on dise et que l’on ait fait. Mathilde nous a préparé deux autres tasses de thé et je me suis assise à côté d’elle sur la terrasse, toutes les deux enroulées dans la même couverture, à la regarder fumer

APPEL AU LECTORAT.

Qu’est-ce qui fume? La sœur? La chaleur dans le cœur? La couverture? LES tasses de thé? La terrasse? Perso, je cherche encore.

Il faut avoir le courage de lire ce roman jusqu'au bout pour y entendre un des personnages s'interroger: «Je n'ai jamais compris pourquoi Balzac avait tant de succès». Le talent, peut-être?

Le possible Monsieur Bébé

«À la fois sensible, émouvant et drôle», Prendre un papa par la main est un «conte de fées contemporain, d’inspiration autobiographique», annonce Robert Laffont. L’on subodore que le bébé de la couverture, «© collection de l’auteur», est ainsi celui de Tristane Banon, alias Sasha dans le livre. Larguée par Martin le jour de l’accouchement de Thelma, Sasha est prête à élever sa fille seule, c’est courageux, d’autant plus qu’elle se trouve assez maladroite. Fort heureusement, elle peut compter sur Ludi, la nounou philippine, «une femme aux pouvoirs magiques» (elle bosse), qui galère pas mal, mais parfois elles rigolent ensemble et alors Sasha lui paye le taxi –c'est sympa, non?

À la maternité, Sasha vit sa vie de parturiente ordinaire: sa fille, «venue au monde le temps de deux macarons et d’une tasse de thé» –chacun son chronomètre– a un visage bien évidemment «peint comme une sanguine de Nicolas Poussin». Elle s’inquiète de son chien, Flaubert.

Parenthèse.

[Flaubert. Flau-Bert. Non, mais imaginez l’outrage: «Hé chéri, c’est à ton tour de descendre Flaubert pisser. Tu penses aux poubelles?» Ça me fait mal.]

Revenons au texte.

Quelques jours après, en mode placenta porte-jarretelles, elle se débrouille pour pécho un autre Martin, un gentil cette fois-ci. Elle le kiffe assez pour vouloir qu’il l’emmène «au restaurant ou sur la Lune, que nous dînions de poissons volants ou de légumes inventés pour nous […]. Je veux dessiner des étoiles au bout de ses journées». D’accord.

Faut dire que «Martin rit toujours, y compris quand ce n’est pas vraiment drôle, et ça donne une musique merveilleuse à la vie».

Le rire, cette musique merveilleuse de la vie.

Il est assez sympa pour adopter le bébé. Et il a l’immense talent de savoir changer les couches –ce qui provoque l’admiration complète de Sasha et de ses copines, qui sont carrément en train d'inventer le MLF.

«C’est fou, Martin s’occupe bien de Thelma, c’est extraordinaire! C’est complètement dingue, j’ai rarement vu ça. Non, mais c’est précieux un homme qui sait s’occuper des enfants comme ça.»

Sasha est encore un peu fragile. Sa belle-mère lui rend visite. Hélas! Elle rate la cuisson du bar rôti aux herbes –rassurez-vous, le carpaccio de Saint-Jacques à la truffe se porte bien, c'est pas Germinal non plus, hein. Néanmoins, sa voix tremble fort et l’on «pourrait remplir un verre entier avec les larmes [qu'elle] retient». Plus de peur que de mal: la belle-doche commande une pizza. En mode thriller, je vous dis.

J’ai lu beaucoup de nanars cette année, mais celui-ci est assez prodigieux.

Le coup de génie de Tristane Banon est d’en faire un roman à deux voix. La sienne, assez geignarde, et celle du bébé, franchement gnan gnan, qui ponctue le texte de son ressenti. Mais c’est «sensible, émouvant et drôle», on a été prévenu.

SENSIBLE:

«Dormir c’est comme fermer des rideaux à l’intérieur de soi.»
«Dedans, maman, c’est une jolie maison, mais les murs tiennent comme ils peuvent.»

ÉMOUVANT:

«Maman est encore fragile, je ne veux pas la casser, j’en ai besoin pour longtemps.»
«J’espère que maman ne se cassera jamais en mille morceaux sur le sol.»

Papa «m’a regardée si profondément dans les yeux qu’il aurait pu faire des trous dedans.»

Un papa andalou (Tristane Banon, Luis Buñuel).

ET DRÔLE:

«Je ne connais pas les soldes, les copines de maman en parlent parfois, elles disent même “noir de monde”, si j’ai bien compris, c’est un moment de l’année où les gens vont au même endroit le visage peint en noir.»
«J'aime cette idée, regarder les papas dans les allées du supermarché de la vie.»

On a tous plus ou moins noirci les pages d’un livre de bébé, gentiment ornées de nounours et de fleurs, pour y noter les heures des biberons et la couleur des cacas. Mais personne n’avait jamais réussi à le faire publier. Chapeau.

Et le pire c'est qu'avec ce titre à la con, on se retrouve à entendre la chanson d'Yves Duteil, mais chantée par la voix nasillarde d'un bébé: «prindre un infint dins ses briiiiiiins...» L'enfer.

À présent, vous savez quels livres sont trop lourds pour voyager l'esprit léger. Bonnes vacances!

Jean-Marc Proust Journaliste

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