Tech & internet

La Russie, aussi, voudrait que Mark Zuckerberg témoigne devant son parlement

Temps de lecture : 2 min

Le patron de Facebook est déjà passé devant le Congrès américain et le Parlement européen.

Mark Zuckerberg, devant le Sénat américain, le 10 avril 2018. CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Mark Zuckerberg, devant le Sénat américain, le 10 avril 2018. CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Après son passage devant le Congrès américain et devant le Parlement européen, Mark Zuckerberg va-t-il continuer sa tournée en Russie? C'est en tout cas ce que semblent vouloir certains parlementaires russes, comme le rapporte le Moscow Times. Selon le site russe anglophone, la présidente du Conseil de la Fédération (la chambre haute du Parlement russe), Valentina Matvienko, a annoncé qu'elle allait l'inviter et que la Russie allait tenter d'organiser son arrivée.

C'est le sénateur Anton Belyakov qui est à l'origine de cette invitation: «Le sénateur a mis à contribution les appels de Vladimir Poutine à “numériser l'économie” en proposant à Mark Zuckerberg de venir devant la chambre haute du parlement russe et d'exposer ses opinions», explique The Moscow Times. Anton Belyakov a par ailleurs fait référence aux passages de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain et le Parlement européen:

«Il a déjà parlé de sécurité de l'information du fait de ne pas donner accès à ses données personnelles, et d'empêcher la dissémination de contenu offensant.»

Quand un sénateur de Crimée a affirmé qu'il ne fallait pas inviter le patron de Facebook parce qu'il est «russophobe», Valentina Matvienko lui a répondu qu'il fallait «rencontrer des russophobes également. Pourquoi le Conseil de la Fédération ne pourrait pas dialoguer avec lui et lui demander des explications à propos de ses déclarations russophobes? [...] Nous avons quelque chose à dire et nous aurons de quoi répondre».

«Twist ironique»

Selon Newsweek, ces accusations de russophobie arrivent après les déclarations de Mark Zuckerberg sur les «usines à trolls» utilisées pour interférer dans des élections étrangères.

Comme le rappelle The Verge, «l'année dernière, Facebook a reconnu que la Russie avait pu avoir une influence sur la tenue du discours politique, en fournissant au Congrès américain des exemples de publicités politiques américaines achetées par des groupes russes, et en suspendant des pages et des comptes liés à une agence de désinformation russe».

Reste que, comme le souligne Quartz, qui qualifie cette demande russe de «twist ironique», contrairement aux États-Unis et en Europe où il est très populaire, Facebook est loin d'être le réseau le plus utilisé en Russie, où Vkontakte, notamment, le dépasse aisément. Et Facebook connaît quelques problèmes en Russie, pour «ne pas avoir obéi aux autorités russes dans le cadre d'une loi de 2015 qui requiert que les données des citoyens russes soient stockées en Russie. En avril, l'organisme en charge des communications de l'État a menacé Facebook: si le réseau social ne se conformait pas à la loi russe, il subirait le même sort que LinkedIn, qui a été banni dans le pays l'année dernière».

Slate.fr

Newsletters

OnlyFans, le porno de la jeune génération

OnlyFans, le porno de la jeune génération

Les internautes s'inscrivent et paient un abonnement pour suivre leurs stars, célèbres ou amatrices.

Vivement la mort des mails

Vivement la mort des mails

Pour mettre fin au tonneau des Danaïdes que sont nos boîtes mails.

Répéter le code du téléphone de Kanye West est-il un crime fédéral?

Répéter le code du téléphone de Kanye West est-il un crime fédéral?

Un indice, c’est «000000».

Newsletters