iSlate, la révolution est en marche

Il y a trois ans, le patron d'Apple dévoilait l'iPhone et changeait radicalement le marché des téléphones portables intelligents, les Smartphones.
A nouveau, le monde de la technologie aura les yeux tournés mercredi 27 janvier vers San Francisco et la conférence Macworld où Steve Jobs dévoilera la très attendue tablette d'Apple. Elle devrait marquer une nouvelle ère en mariant étroitement les fonctionnalités d'un iPhone et d'un ordinateur portable. La promesse est celle du meilleur de ses deux mondes.
Par bien des aspects, le défi est encore plus important pour Apple qu'avec l'iPhone. Il s'agit cette fois de persuader les consommateurs d'acheter et d'utiliser un outil qui pour le moment ne semble correspondre à aucun besoin. La seule certitude des experts, c'est que si quelqu'un peut faire de la tablette l'instrument technologique de la décennie, c'est Steve Jobs. Et il semble maintenant satisfait de ce que ses ingénieurs ont conçu.
En fait, cela fait des années que des rumeurs existent sur des projets chez Apple autour d'une tablette informatique. Les premiers remonteraient à 1983!
La plupart des informations qui circulent aujourd'hui décrivent la tablette comme un iPhone ou un iPod touch avec une écran de 10 ou 11 pouces. Elle servira de livre électronique pour consulter des ouvrages, mais aussi des journaux et des magazines et aura par ailleurs les fonctionnalités de l'iPhone comme la navigation sur Internet, jouer, visionner des images et utiliser différentes applications pour faciliter la vie quotidienne.
Un article du Wall Street Journal ajoute qu'Apple a l'intention de vendre la tablette comme un outil qui pourrait être partagé au sein de la famille ou à l'école dans une classe.
Certains articles évoquent la possibilité que l'écran tactile soit de technologie OLED (à diodes électroluminescentes organiques) ce qui serait un grand avantage pour faciliter la lecture de livres notamment, mais présente un problème de coût presque insurmontable. Un écran OLED de 10 pouces coûte environ 400 dollars pièce contre 60 dollars pour un écran tactile LCD de même taille. Le tarif de la tablette d'Apple devrait être compris entre 700 et 1.000 dollars, ce qui milite pour l'écran LCD classique.
Le mystère autour de la tablette d'Apple reste encore grand. Il porte à la fois sur les logiciels, l'interface utilisateur et même le nom de l'appareil.
Pour ce qui est du nom de l'appareil, MacRumors.com a rassemblé un certain nombre d'éléments montrant qu'Apple a déposé les noms suivants: iSlate, MagicSlate, iGuide et iPad. Apple n'a pas seulement déposé iSlate mais a aussi acquis le nom de domaine iSlate.com, ce qui en fait l'hypothèse aujourd'hui considérée comme la plus probable.
Concernant les fonctionnalités de l'iSlate, les spécialistes estiment qu'il ne peut pas se contenter de l'interface et des possibilités d'un iPhone adaptées à un écran plus grand et plus lisible. La seule petite information disponible est une citation par le New York Times d'un ancien employé d'Apple déclarant: «Vous serez vraiment surpris de la façon dont vous serez amené à utiliser la nouvelle tablette.»
Une des questions importantes est de savoir comment sera émulé le clavier si la tablette doit servir d'alternative ou plutôt de substitut temporaire à un ordinateur portable.
Selon le Wall Street Journal, la tablette sera commercialisée à partir de mars, au moins aux Etats-Unis et elle coûtera entre 700 et 1.000 dollars, avec un prix la mettant entre l'iPhone et le MacBook.
Lire également sur la tablette d'Apple: Le cercle des ordinateurs plats, Apple: les tablettes font la loi et Le Buzz des tablettes.
Image de Une: La tablette étudiée par Apple en 1983 Frogg Design
Mis à jour le 25/01/2010 à 11h03

























Il convient de corriger un point crucial car vraiment cela fait plusieurs articles que vous confondez les genres, embrouillez les choses et au final racontez n'importe quoi.
Que l'écran soit OLED ou LCD, cela ne fait pas de la tablette une liseuse (ou e-book pour ceux qui sont réfractaires au Français). Ce qui fait une liseuse, c'est l'encre électronique qui a la particularité de ne pas émettre de lumière, d'où un confort de lecture égal à un livre normal. Confort que vous perdez avec un écran OLED ou LCD qui émet de la lumière, a un taux de rafraîchissement plus ou mois élevé et fatigue donc beaucoup plus vite. En outre, l'encre électronique consomme beaucoup moins d'énergie d'où l'autonomie record des liseuses.
Les écrans LCD sans lumière additionnelle existent depuis longtemps puisque la plupart de nos calculatrices étaient de ce type au collège ou au lycée... Ne pas émettre de lumière n'est pas à mon avis le problème principal mais plutôt la façon dont on utilisera la chose, pour lire il faut un contraste et donc une luminosité minimum, l'encre électronique n'est préférable que en extérieur dans un environnement lumineux (comme un livre normal que l'on ne peut lire au lit que si l'on a allumé sa lampe de chevêt...), l'éclairage classique a par ailleurs une fréquence de 50 Hz seulement, qui s'en plaignait ??
Les bruissements, les rumeurs vont bon train. Le rendez-vous donné aux médias le 27 janvier devrait être consacré à cette nouveauté. Tout un monde d'observateurs et d'impatients s'attendent à ce que le dirigeant charismatique présente enfin LA tablette. Je parie pour l'appellation iPad (ce nom aurait été déposé lui aussi et il se glisserait mieux à côté de l'iMac, de l'iPhone et de l'iPod).
Apple bénéficie d'un véritable culte. Le journal Le Monde lui a consacré un article ce week-end. Il me semble que l'auteur a raté un peu la cible en exposant les raisons de l'engouement créé par la marque à la pomme croquée.
Dans le monde informatique grand public, Apple reste la dernière société à intervenir à la fois au niveau du hardware, l'aspect matériel, et au niveau du software, notamment grâce au système d'exploitation OS.X. Idem pour tous les iBidules (iPhone et iPod). Des sociétés comparables comme Amiga, Atari, Next ne sont plus. Les principaux constructeurs d'ordinateurs actuels (HP, Acer, Dell, Asus, Lenovo …) se réservent la partie "matérielle" mais délèguent l'aspect logiciel, soit à Microsoft (Windows), soit plus marginalement aux artisans du logiciel libre (Linux…).
En intervenant sur ces deux pôles, Apple a su conserver une image à part, et ses produits bénéficient d'une intégration très appréciée matériel / logiciel par ses clients. Enfin Apple est devenue une société de services. La vente de musique en ligne aura été un premier pas réussi dans cette direction. Enfin la distribution de milliers de petites applications pour l'iPhone et l'iPod touch est également un phénomène remarquable dans cette progression.
Les réussites de ces dernières années entretiennent l'optimisme sur ce qu"apportera ou apporterait ce produit couvert d'un voile noir. En me lisant, on note le cuiot de ce futur qui se faufile et se glisse pour prendre sa place au subjonctif. Des aficionados seront sûrement déçus vu que par principe, le désir est toujours déçu à l'atterrissage. Mais il doit y avoir un créneau pour un ordinateur petit en taille mais doté d'un écran suffisamment important pour permettre une lecture aisée. Si la diagonale de l'écran ne mesurait que 9 pouces, cela ferait 22,5 cm environ, soit la taille d'un livre de poche ! On imagine l'intérêt en milieu scolaire même si la plupart des établissements que je connais sont bien pauvres en crédit d'équipement pédagogique. Une sorte de manuel scolaire mais dopé aux stéroïdes.
À côté de la lecture documentaire et de parcours scolaires, qu'y a-t-il ? La lecture de romans, d'essais ne sera intéressante (pour moi) qu'avec un fort, abondant catalogue de titres ouvert sur tous les horizons. La société Amazon a ouvert la voie, elle pris les devants en proposant une partie de son fonds de libraire et sa propre tablette, le Kindle.
La lecture de la presse est aussi une piste prometteuse. Les rumeurs de la blogosphère ont bruissé de contacts pris entre des grands de la presse quotidienne ou de magazines et Apple.
Mais quel sera système d'exploitation de cette tablette ? Mac OS.X lui-même, ou son dérivé allégé, celui de l'iPhone ? La réponse est pour bientôt.
Enfin, quelles applications pour l'iPhone fonctionneront aussi avec la tablette ? On voit l'intérêt d'une réponse positive à cette question. En espérant qu'une sélection aura lieu car il n'est pas facile de trouver rapidement son bien dans une botte de paille faite de près de 300 000 applications ……
Dans le monde informatique grand public, Apple reste la dernière société à intervenir à la fois au niveau du hardware, l'aspect matériel, et au niveau du software, notamment grâce au système d'exploitation OS.X C'est faux d'une part par le fait que Microsoft et bien d'autres sociétés interviennent également dans les deux domaines (à des niveaux différents) mais surtout par le fait que depuis le passage (que d'aucuns qualifient de trahison) au x86, Apple a cédé de plus en plus le terrain aux concepteurs hardware externes, et à l'heure actuelle les machines Apple sont produites comme la plupart des autres en Chine par les grands noms de la sous-traitance, et seul le software différencie les produits (si peu...)
—à Mme Sandy K.
Chère madame, je ne suis qu'un simple poids léger dans cet échange et je vous prie de m'en excuser.
Apple a peu à peu abandonné ses propres chaînes de production, dans ce mouvement qui exporte le travail manuel vers des pays émergents mais cela ne signifie pas que la conception hardware lui échappe. La direction des opérations reste dans ses mains et elle a changé souvent de sous-traitants.
Par ailleurs, pendant longtemps, un des principes ou postures de cette société consistait à n'utiliser que des composants qu'elle avait elle-même inventés. Le "do it inside only". Cette manie coûteuse a cédé la place à une attitude plus pragmatique. À titre d'exemple, un avatar de cette orientation a été le FireWire (IEEE 1394), un bus rapide entre périphériques (disques durs et caméscopes) inventé dans ses labos et qui était plus performant que le bus USB 2.
Vous auriez pu noter que je limitais mes arguments au monde des ordinateurs et que je parlais peu d'Apple producteur des iBidules. Le monde des téléphones m'est étranger et je ne sais rien de Nokia. Il me semble néanmoins que l'ensemble de compétences acquises pour produire des ordinateurs a été recyclé, réinvesti dans la conception de l'iPod, de l'iPhone … (et au conditionnel de l'iPad ou iSlate, ou iPalette …). Il est évident que le système d'exploitation de l'iPhone est un rejeton de mac OS X et que ce téléphone-là est un nano-ordinateur.
Microsoft, société historiquement spécialisée dans le logiciel, aurait pu franchir le cap et produire des ordinateurs à son nom. Mais cela l'aurait mis en compétition avec une grande partie de ses clients qui n'auraient pas apprécié cette concurrence. En dehors de l'informatique, Microsoft n'avait pas les mêmes contraintes et elle a pu se mettre à produire sa propre console de jeu.
Vous terminez en avançant que "seul le software différencie les produits" et vous moduler l'affirmation par un ironique "si peu". Ici se trouve une grosse part de subjectivité. Autant pour vous que pour moi. Vous avez peut-être raison et peut-être pas. J'ai toujours été sensible au fait que la simplicité d'utilisation de Mac OS faisait des Macintosh des ordinateurs plus faciles à utiliser. Mais je veux bien reconnaître que je me suis fourvoyé. Je crois savoir faire plus de choses, c'est-à-dire maîtriser plus de fonctionnalités, avec l'un qu'avec l'autre. C'est ainsi.
Je regarde avec méfiance les aficionados d'Apple, les "fidèles" et leur cirque quand ce mot de fidèle prend une connotation religieuse. Mais la question plus politique du "Existe-t-il une alternative au modèle dominant ? à Microsoft ?" m'importe toujours. La pérennité de Mac OS et l'émergence de Linux face à l'hégémonie de Windows sont des choses d'importance. J'apprécie de savoir que nos descendants auront un choix. Bien sûr, vous remarquez que je me limite encore au monde des ordinateurs et que j'ignore les évolutions vers les iBidules et les Bidules……
Je vous propose de manger avec modération. Usez des fruits et des légumes et mêlez pommes et poires à la bonne saison, chère Madame Sandy Keelow. Bien à vous.
http://www3.ac-clermont.fr/etabliss/ecoles-huriel/article.php3?id_article=75
"seul le software différencie les produits" et vous moduler l'affirmation par un ironique "si peu". Ici se trouve une grosse part de subjectivité.
Evidemment c'est subjectif mais ce que je veux dire par là c'est que l'évolution des usages fait que les gens ont un lien de plus en plus lointain avec leur o/s , un grand nombre de personnes n'utilisent par ailleurs pas beaucoup d'outils en dehors de leur navigateur internet ou de quelques logiciels populaires qui existent souvent à l'identique sur plusieurs plateformes, la différence principale qui reste se fait eventuellement sur les qualités intrinsèques de l'o/s (stabilité ou résistance aux virus etc) des détails non négligeables mais sur ce point également la différence va en s'amenuisant.
Par ailleurs j'avais bien compris que vous parliez surtout des ordinateurs c'est pourquoi je n'ai pas mentionné l'AppStore qui est du ressort du logiciel et qui fait pour le coup une grande différence par rapport aux autres produits...