Culture

Versailles, bigger than life

Temps de lecture : 2 min

Quand on se frotte à la mythologie du Roi-Soleil, il faut savoir dépasser les attentes, surprendre les esprits et voir grand. Les producteurs de Versailles n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre en scène ce siècle où l’art à la française dominait l’Europe.

Versailles
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Versailles, la série historique de Canal+, tire sa révérence ce printemps. Les jeux de pouvoir, manigances et autres complots, qui ont alimenté ses trois saisons, ont montré la cour de Louis XIV sous un jour iconoclaste, modernisé dans ses moeurs et sa langue, mais scrupuleusement fidèle à son esthétique : le classicisme.

Pour cette troisième et ultime saison, le récit se concentre sur un des mystères les plus passionnants de la monarchie française : l’énigme du Masque de fer. Mais les scénaristes se sont écartés des sentiers battus pour en livrer une version singulière et vraisemblable, remodelant au passage les enjeux d’un secret politique explosif.

Quand on se frotte à la mythologie du Roi-Soleil, il faut savoir dépasser les attentes, surprendre les esprits et voir grand. Son palais luxueux, son existence romanesque et les intrigues qui ont émaillé son règne exceptionnellement long se devaient d’être restitués à l’aune de cette mégalomanie.

Les producteurs de Versailles n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre en scène ce siècle où l’art à la française dominait l’Europe. Ils sont parvenus à rivaliser avec la démesure d’un roi pour lequel rien n’était impossible. «On ne fait jamais rien d’extraordinaire, de grand et de beau, qu’en y pensant plus souvent et mieux que les autres» écrit Louis XIV dans ses Mémoires. Un précepte qui a vraisemblablement inspiré Simon Mirren et David Wolstencroft, les créateurs de la série.

Retrouvez Versailles – Saison 3 en DVD

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