Copé: réguler l'agriculture pour lutter contre la faim
Des dizaines de milliers de personnes meurent de faim chaque jour sur la planète.
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En quarante ans nous n'avons donc pas trouvé la bonne équation pour régler les questions alimentaires au niveau mondial. Les chiffres de la faim dans le monde sont plus que jamais préoccupants. Selon les donnés du dernier rapport de la FAO (l'organisation des Nations Unis pour l'alimentation et l'agriculture), 1,02 milliards de personnes souffrent de sous-alimentation et près de 40 000 personnes meurent de faim tous les jours. C'est quasiment comme si une ville de la taille de Meaux mourrait chaque jour de faim...
Face à des situations d'urgence -famines, émeutes de la faim- les institutions internationales et les ONG se mobilisent ponctuellement. C'est évidemment indispensable mais cela ne suffit pas. Les réponses conjoncturelles ne permettent pas de s'attaquer aux causes fondamentales du problème. Elles sont même parfois contreproductives: l'aide alimentaire internationale peut instaurer une «concurrence déloyale» par rapport aux producteurs locaux et déstabiliser durablement les agricultures en développement. Loin de moi l'idée de remettre en cause l'action humanitaire d'urgence, mais elle ne doit pas nous donner bonne conscience à peu de frais. Si nous voulons durablement traiter les défis de la faim dans le monde, il faut des remises à plat structurelles de l'agriculture mondiale.
Je n'ai pas une réputation d'étatiste acharné, mais je ne considère pas non plus le marché comme un dogme absolu. La loi de l'offre et de la demande, avec ses aléas et ses spéculations, ne peut pas régir un secteur aussi vital que celui de l'alimentation sans générer, au gré des saisons, des pénuries intolérables et des surplus gâchés. Les fruits de la terre ne sont pas des biens comme les autres.
Plus de partenariat que de concurrence
Il faut donc inventer une régulation intelligente des marchés agricoles, qui soit davantage fondée sur le partenariat que sur la concurrence acharnée et qui s'appuie sur les grandes régions mondiales. Cette régulation passe par la création d'une Organisation Mondiale Agricole qui définirait les grands équilibres entre régions agricoles. Chacune de ces régions (Europe, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Afrique, Russie, Chine, Inde...) doit viser l'autosuffisance et exporter ses surplus dans ses domaines de spécialisation sans menacer les agricultures des autres ensembles. Cette organisation aiderait les régions à gérer leurs stocks et à limiter les variations brutales des cours. Par exemple, il pourrait y avoir dans chaque région des prix d'équilibre par denrée, qui pourraient fluctuer dans une fourchette variable, selon un mécanisme inspiré du défunt serpent monétaire européen.
Jusqu'à présent, beaucoup de pays en voie de développement, notamment en Afrique, ont sacrifié leurs cultures vivrières, qui assuraient leur autosuffisance alimentaire, pour se consacrer à la monoculture (café, banane, cacao...). Ils se plient à la loi d'un marché agricole mondialisé qui pousse à la spécialisation dans la production. Ce mouvement les a placés dans une situation de grande dépendance: leur capacité à nourrir leur population est soumise aux aléas des prix agricoles sur les marchés internationaux. Parallèlement, l'indépendance alimentaire de ces pays a été fragilisée par l'insuffisance des investissements dans la modernisation de l'agriculture et plus largement dans les infrastructures indispensables au développement. Le rachat croissant de terres arables par des Etats ou des grandes firmes étrangères constitue une menace supplémentaire très sérieuse pour ces pays.
Pour sortir de ce déséquilibre, il faut que les pays les moins avancés puissent assurer leur subsistance alimentaire par leurs propres moyens. Jacques Diouf, Directeur Général de la FAO, qui intervenait dans un colloque sur la sécurité et l'indépendance alimentaire organisé le 21 janvier par le groupe UMP à l'Assemblée nationale, a expliqué que, pour éradiquer la faim, l'agriculture des pays en voie de développement a besoin de 44 milliards de dollars par an. Les efforts dans l'aide au développement doivent se porter en priorité sur le volet agricole. Les institutions internationales et les pays comme la France doivent accompagner la création de filières agricoles intégrées dans les pays les moins développés et accélérer les transferts de technologie vers les agricultures les moins productives. Cette intensification des modes de production, accompagnée d'une augmentation des surfaces cultivables qui respecte les équilibres environnementaux, devrait permettre, selon la FAO, de couvrir 90 % des nouveaux besoins agricoles dans les années à venir.
Ne nous voilons pas la face, c'est aussi une manière de contribuer à une meilleure maîtrise des flux migratoires internationaux ! Si nous voulons que les populations locales se fixent sur leur territoire, il faut au moins qu'elles puissent manger et boire selon leurs besoins. La faim est un des meilleurs alliés de l'immigration clandestine... Pas seulement entre le Sud et le Nord mais surtout entre les pays du Sud eux-mêmes, avec des risques de déstabilisation dramatiques pour les Etats les plus fragiles !
Cette approche agricole mondiale qui refuse la dérégulation à tout crin passe en Europe par une politique agricole commune (PAC) forte et ambitieuse promouvant une agriculture européenne basée sur la qualité et la diversité des produits. Autant dire que le démantèlement de la PAC souhaité par certains est une aberration, alors même que les revenus des agriculteurs français ont chuté de 34% en 2009 après avoir baissé de 20% en 2008. Il faudrait plutôt moderniser la PAC et en faire un modèle que chaque grande région agricole adapterait selon ses spécificités. C'est bien en mettant en place une régulation agricole mondiale que nous pourrons rendre obsolète le discours de Georges Pompidou et relever l'immense défi qui nous attend dans les années à venir : augmenter de 70% de la production agricole d'ici 2050 pour nourrir 9 milliards d'habitants sur la planète!
Jean-François Copé
LIRE EGALEMENT: «Ni les marchés ni les aides ne sauveront l'agriculture» ou «L'agriculture est notre passé et notre avenir».
Image de Une: Reuters, en Indonésie, Octobre 2009.
Mis à jour le 25/01/2010 à 9h19










































Encore un petit effort, camarade, pour considérer que d'autres "marchés"
relèvent d'une analyse comparable : santé, logement, éducation, énergie,
respect de l'environnement, sans parler des pouvoirs régaliens nécessaires
de justice, de police, de défense nationale !
Et converger au stade de l'analyse et du diagnostic peut-il maintenant conduire
à un rapprochement lorsqu'il s'agit de passer des paroles aux actes ?
Ce serait proprement révolutionnaire que la droite intègre l'acceptation du marché
par la gauche et qu'elles puissent enfin exploiter chacune leur concession
et la développer sans entretenir le vieux conflit de valeurs insoluble
autrement que par ce partage consenti des parties communes
en zones d'influence acceptées.
S'il est improbable de parvenir à un tel équilibre dans bien des frontières nationales,
il est déjà heureux de commencer à l'envisager ensemble à l'échelle planétaire.
Au passage, n'y a-t-il pas dans "Génération France" une sorte de contradiction
entre les "éphémères éternités", comme dirait Jacques Attali, d'une génération,
quelle qu'elle soit, et celle de la France, la première étant plus éphémère
et la seconde, plus éternelle, du moins, devons-nous le souhaiter,
quelle que soit la "certaine idée" que nous nous en faisons ?
Régénéreusement.
Il n'y a qu'une chose à réguler au stade où nous en sommes, c'est la surpopulation mondiale (la Planète gagne 1 MILLIARD D'HUMAINS TOUS LES 13 ANS!) mais chut, j'ai dit çà, j'ai rien dit, hein....SUJET TABOU!
Créer une Organisation mondiale de l’agriculture visant l’autosuffisance de chaque région afin de promouvoir les agricultures locales du Sud est une idée judicieuse, et il faut parler du problème alimentaire dans les médias car il concerne les citoyens. La contradiction de votre discours éclairé apparaît lorsque vous affirmez, en quelques sortes, qu’une PAC forte contribuera à résoudre le problème da la faim.
En l’occurrence si de nombreux états sous développés importent des denrées à bas prix, c’est parce qu’ils sont en concurrence avec des agricultures protégées par ces organisations régionales telles la PAC. Le type de régulation nécessaire au Sud ( plus de protectionnisme et d’investissements agricoles) n’est pas conciliable avec une PAC forte. En effet celle-ci se caractérise par des subventions à l’exportation afin d’écouler sur le marché mondial les excédents européens, et ainsi maîtriser la baisse des prix dans l’UE.
Il est difficile de résoudre la faim tout en préservant les intérêts français !!
C'est en tous les cas ce que préconise Jean Ziegler dans son : "L'empire de la honte" où il dit :
"Le massacre par la sous-alimentation et la faim de millions d'êtres humains reste le principal scandale du début de ce troisième millénaire. C'est une absurdité, une infamie qu'aucune raison ne saurait justifier ni aucune politique légitimer. Il s'agit d'un crime contre l'humanité indéfiniment répété...
La faim est le produit direct de la dette, dans la mesure où c'est elle qui prive les pays pauvres de leur capacité d'investir les fonds nécessaires pour le développement des infrastructures agricoles, sociales,de transport et de services...
La faim est donc la principale cause de mort sur notre planète. Et cette faim est faite de main d'homme. Quiconque meurt de faim meurt assassiné. Et cet assassin a pour nom la dette."
Cela fait 30 ans que j'entends ce genre de discours larmoyants. Je voudrais quand même qu'on m'explique QUI force les gens à faire des enfants qu'ils ne peuvent pas nourrir et je vois pas le lien avec la dette. Je regardais ce WE comment avait évolué la population d'un petit village des Alpes-de-haute-Provence qui a aujourd'hui 70 habitants; il y a 150 ans, il y avait 450 habitants qui vivaient dans une misère noire. Etait-ce la dette qui les rendait pauvres et si oui laquelle ? Les bons sentiments ne font pas une explication.
Je retourne chez Jean Ziegler pour vous servir d'autres "bons sentiments" dont vous semblez avoir grand besoin :
"En 2006, l'aide publique au développement fournie par les pays industriels du Nord aux 122 pays du tiers-monde s'est élevée à 58 milliards de dollars. Durant la même année, ces derniers ont transféré aux cosmocrates des banques du Nord 501 milliards de dollars au titre du service de la dette..."
(L'empire de la honte)
Quant à votre exemple du village des Alpes de Haute-Provence, il est incompréhensible ! Voulez-vous dire que l'idéal, pour vous, serait une France à 10 millions d'habitants ?
Vous restez dans les bons sentiments. En vous lisant on a l'impression que le service de la dette serait une subvention du Sud envers le Nord; ce n'est que la contrepartie d'une dette souscrite auparavant. Il faudrait donc annuler la dette du Sud puis subventionner tout le monde aussi là-bas ? Si je n'ai plus d'argent, mon banquier ne va pas me faire cadeau de mon emprunt en-cours, il va me piquer ma maison. Pendant que vous vous accrochez à ces arguments émotifs, vous oubliez de parler des vrais problèmes et notamment de la collusion entre les élus et les affairistes, de ces chefs d'état qui rançonnent leur pays et que l'on laisse acheter des hôtels particuliers à Paris sans leur demander d'où vient leur argent. Quant à mon exemple, je veux simplement vous montrer qu'en France, avant que l'on se développe, on se comportait comme dans tous ces pays "du Sud".
Marianne et Jean Ziegler ont complètement raison et je ne vois pas le mal à avoir de "bons sentiments" comme le leur reproche jcroispas.
Reprocher aux gens de ne pouvoir manger à cause des enfants qu'il font est un non-sens. Savez vous que la production agricole mondiale peut nourrir décemment 15 milliards d'être humains ? A ma connaissance, la population mondiale actuelle ne dépasse pas les 7 milliards d'habitants. Le problème du manque de nourriture qu'il pouvait y avoir dans les années 60 est donc réglé, on peut encore faire 7 milliards de gosses tranquillement.
Mais comment expliquez vous que plus de 800 millions de personnes souffrent de sous alimentation chronique et mortelle ? Que se chiffre augmente chaque année ?
En 2006, l'aide publique au développement fournie par le nord aux 122 pays du tiers monde était de 58 milliards de dollars. Durant la même année ces pays ont déboursé aux banquiers occidentaux 501 milliards de dollars au service de la dette. Belle contrepartie aux services rendus n'est-ce pas ? Et les services rendus à l'Éthiopie qui continue de payer les machettes qui ont servi à massacrer sa population, le nord est vraiment top bon !
Les pays les plus pauvres sont souvent largement agricoles et doivent se fournir ailleurs en machine industrielle. Les courts des biens agricoles dégringolent pendant que ceux des produits manufacturés montent en flèche. L'effet boule de neige est lancé et la dette augmente au profit d'une diaspora de banquiers et de firmes transcontinentales qui ont dans leur poche les élites locales.
Sur le sujet des livres et études se font chaque année, leur but n'est pas d'émouvoir mais d'essayer d'enrayer un système qui oppose une superpuissance dépensant plus d'argent pour soigner l'obésité que le cancer à un tiers monde affamé et dépouillé.
Cordialement.
"Savez vous que la production agricole mondiale peut nourrir décemment 15 milliards d'être humains": et alors on fait quoi ? On affrète des bateaux pleins de blé ? Même si demain cette dette était annulée, cela changerait-il quelque chose ? Y aurait-il plus pour nourrir les gens ? Comment fait Lula au Brésil ? Il intègre son pays dans le concert mondial, il ne renonce pas à sa dette.
Ne croyez-vous pas qu'il y ait quelque indécence de votre part à nous parler du Brésil, alors qu'aujourd'hui même sur ce site, vous avez pleuré sur les 1,1% d'impôts que vous alliez devoir payer sur vos dividendes au titre du RSA ?
"Au Brésil 2% des propriétaires possèdent 43% des terres arables...
90 millions d'hectares de terres arables ne sont pas cultivés...
Mais tandis que le Brésil est aujourd'hui l'un des exportateurs de céréales les plus importants du monde, des dizaines de millions de ses habitants sont gravement et en permanence sous-alimentés.
Pour l'heure (le Programa Fome Zero) c'est donc l'échec. Pourquoi ?
Pour devenir réalité le Programa Fome Zero a besoin de centaines de millions de dollars d'investissements publics. Mais à Brasilia les caisses sont vides. Les intérêts et l'amortissement de la dette absorbent pratiquement tout l'argent disponible."
C'est en tous cas ce qu'écrit encore Jean Ziegler qui est un ami personnel de Lula.
Je ne doute pas qu'il y ait là de quoi vous satisfaire.
Que savez-vous de mes dividendes pour me juger ? Pour vous dividende serait synonyme d'ISF ou je ne sais quoi ? Je vous signale que je dirige une entreprise, que je me paye au smic et qu'en fin d'année si le résultat est positif je peux me distribuer le résultat après avoir payé l'impôt sur les sociétés. En décembre 2009 je me suis distribué 10 000 € de résultat de 2008, sur lesquels, après avoir attendu 1 an, je vais devoir payer 15 % d'impôts. Comment financez-vous le RSA vous-mêmes ? Pouvez-vous me l'indiquer ? Moi, je suis un smicard qui finance le RSA. Et entre temps j'ai dû gérer les matins où un salarié n'est pas là (il sera payé lui), les jours où un client renvoie la marchandise, les hausses de loyer de 8,85% (janvier 2009), les machines en panne, l'inspecteur du travail qui débarque et dit qu'il faut refaire ceci_ ou cela... Mais non, cela n'est rien à coté de la dette du Brésil. Arrêtez les idées reçues et les bons sentiments. Peut-être que ça marcherait au Brésil tant qu'il y a Lula, mais on n'aide pas un pays en lui disant "on annule votre dette", c'est aux citoyens de se prendre en main chez eux et je doute qu'ils aient besoin de vous.
Ce que je voulais dire en commentant cet article de monsieur Copé, c'est qu'il était hypocrite de prétendre se désoler de la faim dans le monde sans parler de la dette.
Le modérateur n'ayant pas accepté mon commentaire, j'ai dû commenter celui de Clint42.
Ne vous étonnez pas cependant lorsque vous parlez de vos problèmes personnels sur ce site que les slateurs s'en saisissent pour souligner certaines contradictions.
En revanche ne comptez pas sur moi pour jouer avec vous au petit jeu de : "Plus malheureux que moi tu meurs".
Cependant j'ai un scoop pour vous : je paye aussi des impôts.
Lula ne renonce pas à la dette car il ne le peut tout simplement pas. Les rares qui ont essayé de ne plus la payer du tout on vu leur pays plongé dans l'autarcie la plus total à cause des embargos commerciaux que les organisations comme le FMI appuyées par les banques leur infligeait (Ethiopie, Uruguay).
Le Brésil est un des "grenier du monde" il est le deuxième pays le plus endetté de l'Amérique du sud et la onzième puissance économique mondiale. Un tiers de la population de ce grenier souffre néanmoins de sous-nutrition...
L'annulation de la dette permettrai à des gens comme Lula d'avoir une liberté d'action budgétaire plus grande pour leurs pays sans devoir vider chaque jour un peu plus les caisses de l'Etat au service de la dette. On ne demande pas plus , nous l'avons. On demande une répartition équitable. Dans ce "concert mondial" on y joue un morceau réservé aux solistes, sans aucune place pour l'harmonie et l'accompagnement...
"On demande une répartition équitable" ! Mais le monde ne fonctionne pas selon le mode de la répartition. Pourquoi ne vendez-vous pas votre maison pour financer un bateau de blé ou pour rembourser de la dette d'un pays, se serait une forme de répartition. La dette de ces gens-là c'est votre argent, pourquoi ne le leur donnez-vous pas ? C'est trop facile d'être derrière son clavier et de dire "y'a qu'à".
"En quarante ans nous n'avons donc pas trouvé la bonne équation pour régler les questions alimentaires au niveau mondial": M. Coppé, voilà bientôt 6 mois que vous n'arrivez pas à pondre une loi qui concernerait 100 personnes en France et vous voulez régler un problème mondial ? Où s'arrêtera votre prétention ? Je sais bien que N. Sarkozy a régulé le capitalisme en 3 jours et que vous devez forcément faire mieux, mais si d'abord vous vous occupiez, par exemple, d'imposer de la transparence à la commission qui fixe le prix du gaz en France ? Ce devrait être à votre portée, non ? On n'attend pas les politiques sur la faim dans le monde, mais sur du quotidien, et pas avec des tribunes, mes avec des actes. Pour l'instant, vous faites comme les autres, du bla-bla.
Dites moi Monsieur Copé, vous pronez aujourd'hui pour la création d'un autre machin supranational afin d'organiser et de réguler l'agriculture et ainsi de combattre la faim dans le monde ... Soit l'idée n'est pas débile en soi mais ne nous demandez pas d'y apporter pour l instant du crédit tant le manque de motivation des gouvernants européens sur le sujet me semble flagrante .
La preuve.Il y a peu, si je ne m abuse, un congrès mondial de la FAO s'est réuni en Italie et pas un représentant français ( ni européen ) de haut niveau n'a fait le déplacement ! Pas un chef d'état du G20 ( sauf Berlu, pays hote ). Pourquoi ?
Répondez à cette question, svp, et après, je relirai votre chronique avec un peu plus de considération. Merci d'avance.
Cordialement,
Si Berlu était là c'était seulement pour éviter le tribunal et non pas parce qu'il se sent concérné par les gens qui meurent de faim.
Je rejoins entièrement le commentaire de Corto74 et, comme pour l'Italie d'ailleurs, ça sent la campagne pour les régionales.
Bref, rien de neuf sous le soleil.