Santé / Sciences

Les piscines publiques sont pleines de germes potentiellement dangereux

Temps de lecture : 2 min

Non, le chlore ne suffit pas à tuer toutes les bactéries.

Image by Pexels via Pixabay
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Si l’envie de sauter dans une piscine bien fraîche se fait de plus en plus pressante à l’approche de l’été, réfléchissez-y à deux fois avant de plonger dans l’eau azur. Les bassins publics regorgent en effet de bactéries -dont de nombreuses sont résistantes au chlore- et peuvent présenter des risques réels pour votre santé.

Aux États-Unis, une étude scientifique très sérieuse rapporte que plus de 27 000 personnes sont ainsi tombées malades ces 15 dernières années, et huit sont mortes de leur infection. En cause: la présence de cryptosporidies (parasites pathogènes pour l’Homme provoquant des diarrhées), de légionelles (bactéries naturellement présentes dans l’eau et responsables de la légionellose, grave maladie respiratoire), ou encore de pseudomonas, à l’origine d’infections cutanées ou viscérales, voire de septicémie. Mauvaise nouvelle: toutes peuvent potentiellement survivre aux substances désinfectantes déversées dans les piscines ou autres bains à remous.

Le constat se veut plutôt alarmiste: les cas de légionellose auraient augmenté de 14% chaque année depuis 2007 aux États-Unis...et six des huit personnes décédées en étaient atteintes.

Le meilleur moyen d’éviter la contamination, explique Michele Hlavsa, directrice du centre américain de prévention des maladies, est tout d’abord de veiller à ne pas boire la tasse. «Et s’il vous plait, n’allez surtout pas vous baigner si vous avez la diarrhée», martèle le site américain Buzzfeed. Idem, évidemment, pour vos enfants.

Il convient ensuite de pouvoir reconnaître à temps les symptômes liés à l’exposition aux cryptosporidies, à savoir: maux de ventres, nausées et vomissements, fièvre, perte de poids et déshydratation.

Les plus hypocondriaques d’entre vous pourront évaluer eux-mêmes l’hygiène d’une piscine en recourant à des petites bandelettes-test qui, grâce à une réaction chimique immédiate, livrent un diagnostic de l’état de l’eau. Elles informent pour cela de sa quantité de chlore et de bromine -autre produit désinfectant utilisé dans les piscines publiques.

«Le problème des cryptosporidies», poursuit Michele Hlavsa, «est qu’elles sont très résistantes au chlore, donc une fois que l’eau en contient, il est difficile de s’en débarrasser.» Et il suffit d’avaler 10 de ces germes pour être contaminé, conclut-elle, sachant qu’un épisode de diarrhée en contient 10 à 100 millions.

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