Société / Monde

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

Temps de lecture : 2 min

On leur administrera notamment de la buprénorphine, plus connue sous le nom de Suboxone.

Un homme en train de s'injecter une dose d'héroïne. | SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Un homme en train de s'injecter une dose d'héroïne. | SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

San Francisco compte pas moins de 22.500 personnes qui consomment régulièrement de la drogue par injection. Pour remédier à ce fléau, le maire de la ville, Mark Farrell, a annoncé jeudi dernier un plan de 6 millions d'euros, rapporte ABC News. Cet argent servira à financer des maraudes dans les rues de la ville, à la rencontre des toxicomanes.

Des équipes médicales pourront leur administrer de la buprénorphine, un médicament de substitution plus connu sous le nom de Suboxone, qui réduit l'état de manque et soulage les symptômes du sevrage. Il diminue également les risques d'overdose.

Ce type de traitement est déjà délivré dans les cliniques et les centres de soins, mais beaucoup de consommateurs de drogue ne s'y rendent pas, par peur d'être «stigmatisés», ou d'être «arrêtés», souligne le journal. «Bien que nous n'arrêtions pas les gens dans nos cliniques», précise Barbara Garcia, directrice du département de santé publique de la ville.

«Nous avons besoin d'aller à la rencontre des personnes, là où elles se trouvent, afin de les aider à se soigner plus facilement», estime le Docteur Barry Zevin, directeur d'un organisme s'occupant des personnes à la rue.

Selon Mark Farell, c'est la première fois qu'un programme d'une telle ampleur est mis en place aux États-Unis.

Newsletters

Après le «Envoyé spécial» sur Nicolas Hulot, l'insupportable accusation de «tribunal médiatique»

Après le «Envoyé spécial» sur Nicolas Hulot, l'insupportable accusation de «tribunal médiatique»

Si on veut lutter contre ces violences, il faut bien les désigner sur la place publique.

Comment utiliser les réseaux sociaux sans bousiller sa santé mentale

Comment utiliser les réseaux sociaux sans bousiller sa santé mentale

Ça va être difficile, mais c'est pour votre bien.

La majorité des violences faites aux femmes ont lieu au sein des foyers

La majorité des violences faites aux femmes ont lieu au sein des foyers

Si les violences faites aux femmes sont multiples, elles restent le plus souvent peu visibles voire banalisées et se concentrent majoritairement dans les espaces privés.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio