Santé / Monde

Le virus Ebola continue de sévir

Temps de lecture : 2 min

L’OMS se «prépare au pire des scénarios» face à une nouvelle épidémie en République démocratique du Congo.

Un membre du personnel médical devant une tente médicale traitant des patiens atteints par le virus Ebola à Monrovia au Libéria | PASCAL GUYOT / AFP License by

En juillet 2017, les autorités congolaises annonçaient la fin de l’épidémie d'Ebola dans le pays. Un an plus tard, le virus inquiète une nouvelle fois: depuis le 4 avril 2018, trente cas –potentiels ou avérés– ont été décelés, faisant dix-huit morts. Ces nouveaux événements marquent la septième percée du virus en République démocratique du Congo (Afrique centrale).

Ce vendredi 9 mai, Peter Salama, directeur exécutif du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclarait se «préparer au pire des scénarios» concernant cette nouvelle crise en République démocratique du Congo.

«Le nombre de cas probables ou confirmés est très important. Nous sommes très inquiets. On se prépare à tous les scénarios possibles, y compris au pire», a-t-il déclaré pendant une réunion d’information à l’office des Nations unies à Genève.

Un virus difficile à appréhender

Comme l’explique la BBC, Ebola est un virus qui se transmet par un contact direct avec les fluides biologiques –sang, sécrétions ou déjections– d’une personne infectée. Même s’il ne se transmet pas par voie aérienne comme les autres virus, il reste toutefois redoutable. En cause, son taux de létalité: selon l’OMS, il tue en moyenne 70% des personnes atteintes.

Les zones de vie et d'échange sont préoccupantes pour les autorités sanitaires. Ces endroits sont propices aux contacts interhumains et donc à la propagation du virus. Le recensement des premiers cas à Bikoro, une ville marchande reliée aux réseaux de rivières et proche de la frontière nationale est d’autant plus inquiétant.

En 2014, l'épidémie en Afrique de l’Ouest avait commencé en Guinée dans un petit village frontalier pour ensuite devenir incontrôlable au contact des grands centres urbains. Personne ne pouvait alors prédire que le virus Ebola allait emporter 11.300 personnes sur 29.000 cas recensés (99% des cas en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone).

Impossible à éradiquer mais pas impossible à contenir

«C’est peu probable que nous puissions un jour éradiquer cette maladie ou arriver à prédire quand ou à quel endroit elle sévira. Cependant, il est possible d’identifier les zones à risque afin de mieux contrôler la propagation», écrit la BBC.

Les chimpanzés, gorilles, antilopes, porc-épics et les chauve-souris, en particulier, sont porteurs de la maladie. Tant que les humaines resteront en contact avec ces potentiels transmetteurs, il y aura toujours un risque que la maladie réapparaisse –l’éradication de ces animaux n’est évidemment pas une option.

En 2014, si le virus avait été détecté et maîtrisé dès les premières déclarations, sa propagation aurait été ralentie et les conséquences auraient sans doute été moins désastreuses.

Malgré tout, les autorités sanitaires ont montré qu’il était possible de contenir le virus avant qu’il en arrive au stade épidémique. En 2017, le virus avait été contenu à la province de Bas-Uele, au nord de la République démocratique du Congo, limitant les pertes à quatre morts en l’espace de deux mois.

«Une réaction rapide et bien coordonnée peut garantir le confinement de la maladie, et ensuite sauver des vies. Maintenant, la priorité est d’identifier la souche du virus et de localiser les zones à risque pour limiter sa transmission», conclut la BBC.

Slate.fr

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