Société

Comment les millennials se sont réapproprié l’astrologie

Temps de lecture : 14 min

Vous vous sentez bizarre en ce moment? La faute à Mercure, en rétrograde. On vous a plaqué du jour au lendemain? En même temps, il était Verseau. L’astrologie tend à devenir un outil de survie dans un monde trop rationnel. Encore un sale coup des millennials.

Thème astral. | Via Pixabay
Thème astral. | Via Pixabay

Dans un moment de doute existentiel après une rupture amoureuse (un grand classique, j’en conviens), je demande à un ami de me tirer le tarot. Assise en tailleur dans son appartement lumineux, je lui pose plusieurs questions, le cœur battant. Il m’annonce de grandes et belles perspectives, et je les porte en moi comme des petits trésors sur le chemin du retour.

J’ai toujours eu un goût pour le surnaturel. J’ai aimé mon prénom le jour où j’ai su qu’il était celui d’une fée. Ado, j’ai rêvé d’intégrer Poudlard, je me renseignais sur des créatures mystiques dans des ouvrages affreusement kitsch. Je me suis prise de passion pour Twilight avant de comprendre qu’Edward Cullen était un control-freak étouffant plus qu’un grand romantique. Les horoscopes des magazines féminins de ma mère ou mes grand-mères m’amusaient.

Les hipsters se convertissent à l’astrologie

Il y a trois ans, Vice a lancé Broadly, sa verticale féminine tendance sorcières badass. J’ai alors découvert le travail de la jeune astrologue Annabel Gat. Avec un ton résolument cool, expliquant avec précision les mouvements des astres à l’œuvre, cette New-Yorkaise de 32 ans fournit des horoscopes quotidiens et mensuels. «Mon éditrice et moi voulons donner des conseils aux gens sur ce qui les intéresse: leur vie amoureuse, quel drama va leur tomber dessus, leurs projets professionnels, leur chèque à la fin du mois, m’écrit Annabel Gat par mail. Mais il faut que cela reste très accessible. J’aime penser que le ton de mes horoscopes est le même que celui avec lequel on s’adresse à un pote dans un bar.»

Sans révéler le nombre de personnes qui dévorent ses horoscopes, cette membre de la scène «occulte» de Brooklyn dit recevoir des messages de lecteurs en permanence, et forme de nombreux aspirants astrologues. «Si un média visant les millennials ignore l’astrologie, alors il se met des œillères et ne veut pas voir qu’elle est en train de connaître un renouveau», prévient-elle. Créé au Canada en 1994, Vice s’est toujours présenté comme un média s’intéressant aux marges et contre-cultures, à destination des jeunes diplômés branchés en mal de sensations fortes. Le fait que Vice prenne l’astrologie au sérieux n’est pas tant une preuve d’adhésion, qu’une adaptation aux nouveaux centres d’intérêt de son lectorat.

Même la très hype marque parisienne Vetements s’est mise à la page en proposant une capsule printemps-été 2018 dédiée aux signes astrologiques. Pour la modique somme de 290 euros, vous pouvez fièrement vous afficher Sagittaire, Taureau ou Capricorne grâce à votre imperméable, avec un petit descriptif de votre tempérament supposé sur le dos. Le rappeur américain Macklemore a quant à lui intitulé son nouvel album solo du nom de son signe astrologique: Gemini (Gémeau, en français). Pour le promouvoir, il s’est prêté au jeu de la lecture de son thème astral par une astrologue, en octobre 2017.

Le thème astral correspond à la carte du ciel, c’est-à-dire à l’alignement des planètes, au moment et à l’emplacement exact de votre naissance. Les astrologues l’utilisent comme une base de compréhension de la personnalité de chacun. Trois New-Yorkais venus de l’industrie de la mode ont décidé de pousser le concept encore plus loin, en lançant l’application gratuite Co-Star en 2017.

Avec un design léché façon Tumblr, elle utilise les données de la NASA pour établir votre thème astral à partir de vos date, heure et lieu de naissance. Un algorithme le compare ensuite à la carte du ciel du jour, afin d’établir votre horoscope quotidien, et vérifier votre compatibilité avec d’autres profils. L’«utilisateur type» de Co-Star est une femme de 22 ans, vivant à New York ou Los Angeles, m’indique Banu Guler, le PDG, par mail: «Ce que nous faisons n’est pas nouveau. La seule différence est que nous utilisons de l’intelligence artificielle pour créer une forme de personnalisation qui n’était jusqu’à présent possible que pour les personnes ayant un astrologue attitré».

Bien avant Co-Star ou Annabel Gat, l’astrologue superstar Susan Miller a ouvert une nouvelle ère pour l’astrologie avec son site astrologyzone.com. Lancé en 1995, il est alimenté par des calculs qu’elle réalise à partir de données de la NASA. Devenu l’un des sites d’astrologie les plus populaires au monde, il attire environ 6 millions de visiteurs uniques annuels, un chiffre “stable” selon Miller. Depuis quelques années, Astrology Zone se décline en application mobile disponible sur tous les systèmes d’exploitation.

Dis-moi ton thème astral, je te dirai (à peu près) qui tu es

Impossible de vérifier statistiquement s’il y a un retour en force de l’astrologie. En France, le dernier sondage en la matière remonte à 2010. Réalisé par TNS Sofres pour le Figaro Magazine, il établit que 46% des Français croient à l'explication des caractères par les signes astrologiques. Ils seraient même 29% à croire que ce qui nous arrive est déterminé par notre signe astrologique.

L’astrologie n’a pas toujours été vue comme telle: «Au Moyen-Âge, il était impensable de considérer le jour de la naissance comme un signe de sa singularité individuelle, rappelle Federico Tarragoni, maître de conférences en sociologie de l’individu à l'université Paris-Diderot. L'individu était singularisé par le jour de sa mort, ritualisé comme une “nouvelle naissance” dans le royaume des cieux. L'astrologie occupe donc un rôle central dans la genèse historique du sentiment d'individualité, et plus particulièrement pour ces groupes de bourgeois commerçants qui voyaient, dans la position des astres au moment de leur naissance, un signe pouvant leur prédire leur réussite économique. Désormais à la portée de tous, l’astrologie est plutôt devenue un savoir culturel, non utilitaire, permettant aux individus de se singulariser».

«Aucune découverte scientifique n’a établi de lien entre la date de naissance de quelqu’un et sa personnalité.»

Romy Sauvayre, sociologue des sciences et des croyances

Quitte à sortir la carte du signe astrologique pour justifier nos comportements. «J'utilise parfois l'astrologie comme bonne grosse excuse pour les traits principaux de mon signe, reconnaît Fanny, enseignante de 30 ans à Bordeaux. Je suis Taureau ascendant Lion, et je me dédouane de tout mon côté têtu par l'astrologie. J'ai courtisé un an mon compagnon. Pendant ce temps, mes amies avaient souvent cette réflexion: “T'es tellement Taureau quand même!”.»

Cette vision de l’astrologie comme un indicateur de notre personnalité séduit de plus en plus. «L’engouement pour le développement personnel se poursuit depuis son apparition dans les années 1990, et différents mouvements proposent la découverte de soi à travers des lectures de thèmes astraux, relève ainsi Romy Sauvayre, sociologue des sciences et des croyances, membre du Laboratoire de psychologie sociale et cognitive (LAPSCO) à Clermont-Ferrand. Mais aucune découverte scientifique n’a établi de lien entre la date de naissance de quelqu’un et sa personnalité.»

Leah Philpott, 29 ans, est pourtant devenue astro-coach après avoir été professeure de langues et pigiste. Elle consulte à Paris, entre soixante euros pour une séance thématique de quarante-cinq minutes, et 120 euros pour un bilan personnalisé de 1h30: «J’utilise le thème astral comme un outil de connaissance de soi. C’est du coaching parce que je cherche à avoir des résultats». Opposée à l’astrologie «prédictive», Leah Philpott se dit «anti-déterministe»: «Un thème astral peut être lu de plein de façons différentes, c’est vraiment un dialogue avec le patient». Passée par Sciences Po et Henri IV, cette Franco-Britannique s’est notamment formée auprès de sa mère, aussi astrologue: «Enfant, je ressentais beaucoup de honte vis-à-vis de son métier. À l’école, je disais qu’elle était cheffe d’entreprise».

Ça peut pas marcher, il est Scorpion

Si Charline n’a pas l’intention de vivre de l’astrologie, elle lui permet parfois d’arrondir les fins de mois. Passionnée depuis ses 7 ans, cette étudiante de 25 ans en master de linguistique et traductologie anglaises propose des thèmes astraux contre quinze euros, via Twitter. La première fois, elle a reçu une trentaine de demandes. Elle répond parfois –gratuitement– aux questions astro de ses abonnés sur Curious Cat, messagerie anonyme sous forme de questions-réponses, prisée par les moins de 30 ans: «En une session, je reçois entre trente et soixante questions. En ce moment, j’en ai 253 en attente», m’informe cette accro aux réseaux sociaux. On lui pose surtout des questions liées à l’amour, mais elle insiste toujours auprès de ses abonnés sur le fait que les signes astrologiques ne suffisent pas à déterminer le potentiel d’une relation.

La compatibilité amoureuse est en tout cas l’une des préoccupations les plus récurrentes des personnes s’intéressant à l’astrologie. Les millennials n’y échappent pas. Sur l’application de rencontre OkCupid, l’âge moyen est de 29 ans, et 85% de ses utilisateurs sont diplômés. Les utilisateurs peuvent préciser leur signe astrologique sur leur profil. «60% de ceux qui le font sont des millennials», me révèle une représentante d’OkCupid.

L’application évalue l’affinité entre deux profils en fonction de réponses à des questions aux thématiques très variées, dont l’astrologie. Parmi les trente millions de personnes ayant dû répondre à la question «Le signe astrologique d’un.e possible partenaire est-il important pour vous?», 15% ont dit oui. «Principalement des millennials», me précise OkCupid.

«Mercure rétrograde», nouvelle phobie d’internet

«Bizarrement, les gens ne sont plus du tout fermés à parler astrologie quand ils savent que c'est dans l'anonymat le plus total», s’amuse Charline. «En étant capable de mettre rapidement en contact de nombreuses personnes, internet crée des bulles de croyances», confirme Monique Dagnaud, sociologue au CNRS spécialiste d’internet et de la culture des jeunes. Charline avoue s’être formée à l’astrologie «en secret», grâce à des communautés «astro» anglophones émergentes, sur Tumblr: «J’avais peur qu'on me tourne en ridicule, et cette communauté m'a aidée à me libérer».

Après Tumblr, Twitter et Instagram ont cédé à ce regain d’engouement pour l’astrologie. Le compte @astrology partage ainsi le même contenu en boucle à ses 365.000 abonnés, souvent plagié sur Tumblr. Il va des «signes en vacances» à «ce que vous ignorez à propos des signes», en passant par l’utilisation des emojis en fonction de son signe astrologique. En français, le compte @LeVraiHoroscope tweete depuis 2012 des «infos» sur la personnalité des différents signes astrologiques. Il rassemble près de trois millions de followers.

D’autres savent utiliser les codes humoristiques de Twitter, comme les Astro Poets. Ce duo d’astrologues-poètes singe les défauts ou manies supposés de chaque signe astrologique à coup de gifs ou de scénarios absurdes, et rebondit souvent sur l’actualité. Avec plusieurs milliers de likes ou retweets à chaque fois. Ci-dessous: «Un Scorpion essayant de vous convaincre de tomber amoureux.se et qu’il/elle ne vous brisera pas le coeur, alors qu’il/elle n’en a pas».

L’astrologie est devenue une matière à mèmes comme une autre, le plus connu étant The signs as, où la supposée personnalité des signes est décrite à travers des objets, personnes ou situations. Des figures de la pop-culture servent souvent de référence, comme Beyoncé. Sa prestation flamboyante à Coachella, le 15 avril, avait lieu à la fin d’une période censée être chaotique, où Mercure était en phase rétrograde. Une coïncidence trop belle pour les Twittos.

«Mercure rétrograde» est censé être l’un des pires mouvements astraux qui soit, et il terrifie internet autant qu’il s’en amuse. Déjà en 2012, Lady Gaga prévenait: «Si Mercure ne se décide pas à ne plus être en rétrograde, je vais finir par donner naissance à un petit alien sur scène». «Mercure est en rétrograde» est la nouvelle excuse que vous pouvez sortir à votre boss pour justifier votre arrivée à onze heures du matin.

«C’est la culture internet. On parle de choses sérieuses sans l’être et inversement, rappelle Monique Dagnaud, auteure de Génération Y: Les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion. L’astrologie se retrouve alors à l’interaction avec cette forme d’humour qui repose sur le détournement, prisée par les jeunes.» Cette réappropriation de l’astrologie par la culture LOL tend à la normaliser et la rendre ludique. Les astrologues professionnels l’ont bien compris. Chani Nicholas, astrologue new age «intersectionnelle» très influente, suivie par 118.000 personnes sur Instagram, partage à la pelle des «astro memes» entre deux «inspirational quotes»:

Cancer, I made you a Valentine #valentinesday #Cancer #CancerMemes #astrology #LoveYou

Une publication partagée par Chani Nicholas (@chaninicholas) le

L’application Co-Star envoie chaque matin à ses utilisateurs une mini-plâtrée d’emojis pour indiquer les tendances du jour, divisées entre «bonne fortune», «changements» et «frustrations». «On s’est inspiré de l’astrologie chinoise, m’explique Banu Guler. L’idée est de vous donner un aperçu de votre journée lorsque vous êtes dans le taxi, le métro ou un ascenseur, et que vous y reveniez plus tard à tête reposée.»

Astrologues, sorcières et féministes

Si le côté psychologique de l’astrologie est de plus en plus plébiscité, il est aussi l’occasion, pour de nombreuses jeunes femmes ou minorités sexuelles, d’y trouver un refuge. «Les communautés astro sont de plus en plus diversifiées, et accueillent surtout beaucoup de personnes et de minorités marginalisées, en particulier les LGBT+, observe Charline. Pour elles, l'astrologie est un espace safe.»

Certaines la considèrent même comme l’expression d’un féminisme nouveau. «Il est pour moi indéniable que les meufs de notre génération y voient un moyen de se réaliser dans quelque chose qu'on a souvent décrié. C’est une façon de s'affirmer et de se battre pour le féminisme, défend l'étudiante. Beaucoup de filles essaient de changer la façon très genrée et sexiste avec laquelle l'astrologie a été établie jusqu'ici, un tweet à la fois.»

«Ça renvoie aux systèmes de représentations, à la science-fiction et au côté anti-rationnel de notre époque. On est à la recherche de monde merveilleux ou dystopiques.»

Monique Dagnaud, sociologue

«Je trouve énormément de sororité dans l'astrologie, se réjouit Fanny. Il y a un côté féministe qui me va très bien. C’est peut-être parce que l'astrologie nous dit que nous avons des qualités et des compétences, alors que nous vivons dans une société sexiste qui ne cesse de nous dire le contraire

Mathilde, 28 ans, gérante d’un restaurant à Paris, se réjouit que les femmes se «réapproprient l’astrologie»: «Pendant longtemps, les femmes astrologues ont été vues comme des charlatanes. L'astrologie est un savoir de “sorcières” au sens sociologique du terme, qui renvoie aux guérisseuses». Formée par sa mère et sa tante, diplômée de Sciences Po, elle suit des astrologues femmes, anglo-saxonnes, «féministes ou afro-féministes», comme The Voluptuous Witch. «Elle a un côté sassy [impertinent, ndlr] qui m'amuse beaucoup. Elle est aussi LGBT, pro-sexe, et ça se ressent dans ses lectures.»

Mathilde est en tout cas loin d’être la seule à faire un parallèle avec les sorcières, récemment vues comme des symboles de la lutte contre le patriarcat par une frange des jeunes féministes. Annabel Gat se revendique d’être une sorcière, tout comme Lilith, l’une de ses fans. Cette tarologue indépendante belge de 27 ans signe les «Taroscopes» de Retard Magazine: «L'astrologie peut être envisagée comme pratique spirituelle, mais elle n'a rien à voir avec la magie, ni les pierres, nuance-t-elle. Ces disciplines sont liées car les gens qui les pratiquent sont souvent à la croisée de plein de choses».

Pour la sociologue Monique Dagnaud, ce croisement entre astrologie et sorcellerie est surtout le fruit d’une génération bien plus exposée que les précédentes à des récits de fantasy massivement diffusés et s’appuyant sur du folklore, comme Harry Potter: «Ça renvoie aux systèmes de représentations, à la science-fiction et au côté anti-rationnel de notre époque. On est à la recherche de mondes merveilleux ou dystopiques».

Ajouter du chaos dans le rationnel

Pourquoi se tourner vers l’astrologie alors que le savoir n’a jamais été aussi accessible? «Je ne vois pas ce qu'il y a de plus ridicule à penser que le ciel peut plus ou moins avoir un impact sur notre personnalité que de penser qu'un dieu invisible aurait créé la Terre et le monde», estime Charline.

«Plus la science avance, plus elle émet de nouvelles questions, plus les croyances deviennent diverses et variées», explique la sociologue Romy Sauvayre. «Depuis la Révolution française, on a voulu instaurer un esprit très rationnel, scientifique, et au bout du compte, on met à l’écart les religions, appuie Monique Dagnaud. Par plein de biais différents, il y a un retour du religieux et des croyances. Les sociétés post-industrielles rentrent dans une idéologie du non-rationnel et du retour à des forces surnaturelles.»

«Les millennials, dont je fais partie, cherchent de nouvelles valeurs et s'éloignent d'un monde qui rejette ce qu'il ne comprend pas.»

Lilith, tarologue indépendante

Parmi les personnes que j’ai pu interroger, j’ai senti l’envie de «trouver du sens», de nouveaux points d’appui, dans un monde devenu trop rationnel et imprévisible à la fois. «Ces outils à l'allure ésotérique reviennent en force car ils proposent une alternative sensible au monde extrêmement mercantile dans lequel on vit, avance Lilith, qui tire le tarot tous les matins sur YouTube. Ils replacent l'individu au cœur de sa vie et de sa quête, alors que dans le quotidien, nous ne sommes souvent qu'un numéro sur une liste. Les millennials, dont je fais partie, cherchent de nouvelles valeurs et s'éloignent d'un monde qui rejette ce qu'il ne comprend pas.»

Je repense alors à mes amis diplômés, profondément rationnels, qui consultent régulièrement leur horoscope ou se forment au tarot. «Plus on a fait d’études, plus on a tendance à être sensible à des croyances particulières», révèle Romy Sauvayre. Ce serait presque une coquetterie. «Contrairement à ce qu’on imagine, les élites ne sont pas conformistes, car elles peuvent se permettre d’être dans la dissonance, renchérit Monique Dagnaud. Dans chaque bourgeois, il y a un bohème qui sommeille.»

L’astrologie est-elle cette fois partie pour s’installer durablement? «Cet effet de mode passera, prédit Lilith. Je ne suis pas dupe. Il y a encore trois ans, on me prenait pour une folle quand je parlais tarot et magie. Maintenant c'est hype, demain ça ne le sera plus. Par contre, les vrais passionnés seront toujours là.»

Morgane Giuliani Journaliste indépendante

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