Parents & enfants / Société

Près d’un tiers des hommes auraient préféré ne pas être présents lors de la naissance de leur bébé

Temps de lecture : 2 min

L’accouchement est vécu comme une épreuve difficile par de nombreux pères.

Via Wikimedia Commons
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Trois hommes sur 10 auraient préféré ne pas être présents en salle d’accouchement lors de la naissance de leur premier enfant. C’est ce que révèle une étude de la marque de produits pour bébés Pampers, publiée le 5 mai dernier à l’occasion de la Journée Mondiale des Sages-femmes.

Si la majorité des 612 hommes interrogés assurent qu’ils voulaient soutenir leur partenaire, près de la moitié d’entre eux (47%) expliquent qu’ils n’étaient pas préparés à ce à quoi ils allaient assister...

Au chevet de sa compagne, seul un sondé sur 10 dit s’être senti utile; les autres confient avoir eu le sentiment d’être un «intrus», de ne «servir à rien», ou encore d’être «submergés par l’émotion».

48% des pères estiment qu’ils «faisaient tout mal» durant le processus de l’accouchement et déplorent ne pas avoir su comment se comporter envers la future maman. Un malaise qui s'est souvent traduit par une attitude de retrait ou de passivité.

C’est en ayant recours à l’humour que 21% d’entre eux disent avoir traversé cet épisode: à savoir, détaille The Independent, en faisant des «blagues inappropriées», en «jouant avec les ustensiles médicaux», ou encore en «publiant du contenu sur les réseaux sociaux».

Ils sont également 34% à n’avoir pu retenir leurs larmes à un moment donné. Parallèlement –et non sans lien avec les données précédentes– un tiers des futures mères (sur 1388 interrogées) avouent s’inquiéter de l’attitude qu’adoptera leur conjoint durant l’accouchement. En aura-t-il marre si le travail dure de nombreuses heures? Voudra-t-il ou non être activement impliqué?

Consciente des appréhensions ressenties de part et d’autre concernant le jour J, la sage-femme britannique Michelle Comrie prodigue des conseils pour que l’accouchement se déroule de manière apaisée, et qu’à la douleur de la maman ne viennent pas s’ajouter les angoisses du papa.

Elle insiste entre autres sur l’importance de se préparer psychologiquement au déroulé de l’évènement. Cela passe notamment par une familiarisation, en amont, avec ses différentes étapes. Mais aussi par quelques rappels essentiels à l’intention des hommes:

«Placez les besoins de votre partenaire en premier et soyez à l’écoute de ses désirs. Certaines femmes aiment qu’on essaie de les faire rire, tandis que d’autres ne seront pas d’humeur.

Apportez-lui votre soutien tout au long de l’accouchement, même si vous êtes fatigué; car elle l’est probablement un million de fois plus que vous.»

Slate.fr

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