Proglio doit maintenant abandonner la présidence de Veolia
L'affaire des deux salaires d'Henri Proglio est réglée. Il reste la question du pouvoir, beaucoup plus importante. Le patron d'EDF, entreprise contrôlée par l'Etat (85%) peut-il être à la tête d'une entreprise privée?
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Prenons les dossiers dans l'ordre. Combien gagne Henri Proglio? Beaucoup. Mais encore? Avant jeudi soir, l'addition de ses salaires comme PDG d'EDF et en tant que président du conseil d'administration de Veolia Environnement s'élevait à 2,05 millions d'euros. 1,6 millions comme électricien, 450.000 euros pour l'eau et les déchets. Et voilà qu'il renonce aux 450.000 euros.
Cela dit, il faut garder son calme. Le salaire d'un patron n'est qu'une partie de sa rémunération. Ainsi, en 2008, Henri Proglio a-t-il empoché 992.000 euros de salaire fixe, 1,4 million pour la partie variable de son salaire, 83.600 euros pour sa présence dans différents conseil d'administration et 3,6 millions au titre de l'exercice de stock-options. Soit au total un peu plus de 6 millions d'euros. L'année précédente, en 2007, ses stock-options lui avaient permis de gagner 10 millions d'euros quand son salaire, fixe et variable, atteignait 2,4 millions d'euros. Encore un détail, à ces sommes s'ajoutent 3.050 euros d'avantages en nature. En clair, il s'agit la plupart du temps d'une indemnisation pour une voiture de fonction. Ça paraît mesquin et ça l'est. Son départ aurait également un coût faramineux. En effet, si Proglio reste chez Veolia jusqu'à sa retraite, et seulement à cette condition, il touchera 13,1 millions d'euros. C'est écrit en toute lettre à la page 130 du Document de référence 2008 de Veolia Environnement (pdf).
Alors un patron gagne-t-il trop? Oui, évidemment a-t-on envie de dire. En 2008, selon le cabinet Proxinvest, Bernard Arnault a gagné 16,8 millions d'euros, Arnaud Lagardère 13,3 millions d'euros et Henri de Castries 7,4 millions d'euros. En moyenne les patrons du CAC40 ont gagné 3,6 millions d'euros contre 4,7 millions un an plus tôt. Est-ce trop? Pas assez? Si l'on élargit un peu le panel, les présidents des grandes entreprises françaises ne viennent qu'au sixième rang du classement européen, avec 2,3 millions d'euros.
Comment peut-on évaluer si un patron gagne trop ou pas assez? Le plus simple est de regarder la valeur de l'entreprise qu'il dirige depuis l'instant où il en a pris les rênes. Cela évite la démagogie. Prenons donc le cas d'Henri Proglio. Quand notre capitaine d'industrie a pris son indépendance vis-à-vis de Vivendi, il a eu une bonne inspiration. Jean-Marie Messier se lançait à l'a tête de l'ancienne Générale des eaux à la conquête du monde des paillettes et des images. Avec Canal+, ou l'Olympia en France, Universal Studio et Universal Music aux Etats-Unis, il a l'idée de vouloir remplir avec des contenus les tuyaux d'Internet et de la télévision numérique. Alors forcément, les eaux usées et les poubelles rentraient moyennement dans son plan à 10 ans.
Qu'à cela ne tienne, Henri Proglio connaît le job et introduit en Bourse l'ancienne Générale des eaux et la renomme Veolia Environnement. Prenez le classement de Challenges, réalisé avec la Coface Services, spécialisée dans la notation des entreprises. Chaque année sont analysées les performances d'une trentaine de patrons du CAC40. Et bien, Henri Proglio termine cette année 27e sur 30. Au moins, il n'est pas dernier.
Les actionnaires de Veolia ont-ils de quoi se réjouir en dépit de cette performance médiocre? Sûrement pas. La performance boursière (annualisée sur 3 ans, 2006-2007-2008) a vu un recul de la valeur des titres de 16,8%. Son prédécesseur chez EDF, Pierre Gadonneix, termine 21e du même classement et a fait progresser la valeur de l'entreprise de 9,2% par an. C'est mieux pour revendiquer deux casquettes. Il n'y donc pas là de quoi justifier un salaire de 2 millions d'euros et un revenu de 6 ou 10 millions. Peut-être même pas de 450.000 euros...
Cette performance nous amène à la seconde question. Henri Proglio peut-il diriger deux entreprises plutôt qu'une? Du point de vue de la performance, cela n'a pas de sens. Comment peut-on justifier que Henri Proglio devienne le patron d'EDF et conserve la présidence de Veolia? L'homme est est un proche de Nicolas Sarkozy, très proche. Le président de la République devrait d'ailleurs revoir ses critères quand il choisit ses amis patrons. Arnaud Lagardère, le «frère» du président est avant-dernier du classement de Challenges. Autre héritier, Martin Bouygues fait mieux avec la 18e place.
Peut-on diriger deux entreprises du CAC40? Evidemment pas. EDF et Veolia peuvent être en concurrence, avoir des intérêts divergents, comment le président de l'une peut-il décider contre l'autre? On évoque des rapprochements stratégiques. Mais le patron d'EDF peut-il négocier avec celui de Veolia quand il est une et même personne? Comment résoudre ces questions que Christine Lagarde connaît par cœur?
L'ancienne présidente Baker & McKenzie, un grand cabinet d'avocats de Chicago, avait demandé à ce que le président de Veolia devienne «non exécutif» déléguant l'essentiel de ses pouvoirs à un directeur général. Le président non executif n'apparaît plus dans la gestion courante des affaires et se contente de présider le conseil d'administration. Henri Proglio a bien nommé un directeur général, Antoine Frérot, mais en prenant soin de ne pas le faire entrer au conseil d'administration de Veolia. Pour que les choses soient claires, il a même fait entrer en décembre un nouvel administrateur, une femme, Esther Koplowitz. Le patron c'est lui, et Antoine Frérot connaît sa place. En n'étant pas membre du conseil d'administration il est un peu comme un Premier ministre qui n'assisterait pas au Conseil des ministre. Un Premier ministre qui serait le collaborateur du président de la République, comme l'expliquait Nicolas Sarkozy de François Fillon. C'était il y a longtemps, c'était l'année dernière, quand le locataire de l'Elysée pensait que son fils pouvait légitimement devenir président de l'Epad.
Philippe Douroux
DOCUMENT: Document de référence 2008 de Veolia Environnement (pdf)
LIRE EGALEMENT SUR HENRI PROGLIO: EDF-Veolia: le retour des conglomérats à la française, Pourquoi Sarkozy veut mettre Proglio à la tête d'EDF? et Nucléaire: le dangereux mécano du président.
Image de Une: Henri Proglio avec Nicolas Sarkozy Reuters
Mis à jour le 22/01/2010 à 10h20











![[Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus» [Le 20'12 #7] Dominique de Villepin: «Il faut une politique d'union nationale, sinon nous sommes perdus»](http://www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/bloc-alaune/villepin_4_0.jpg)






























C'est qu'il n'y ai pas encore dans notre pays une loi pour interdire les gens de droite de gagner de l'argent. Que les donneurs de leçon montrent combien d'impôts ils payent avant de faire la morale à ceux qui bossent pour faire avancer ce pays.
Je m'intéresse à l'avenir et loue les 4 patrons français qui figurent au palmarès de la Harvard Business School qui mettait en avant les créateur de valeur: Thierry Desmarest (Total), Antoine Zacharias (Vinci), Franck Riboud (Danone) et Thierry Breton (France Télécom).
En gros, cet article nous démontre que M. Proglio doit encore faire ses preuves... Toute cette analyse est basée sur la performance économique mais N. Sarkozy ne regarde pas cela; il demande une connivence et un partage d'intérêts et ça H. Proglio le lui donne. J'ai surtout tendance à penser dans cette affaire, que N. Sarkozy est plus au service d'H. Proglio que le contraire, il veut être réélu, c'est tout, et a besoin du soutien des grands chefs d'entreprise Français. C'est la théorie du Fouquet's: N. Sarkozy met l'état au service de ses amis. Il serait grand temps de restaurer l'impartialité de l'état. Avec Sarkozy, ce n'est même pas imaginable.
Qu'à cela ne tienne, Henri Proglio connaît le job et introduit en Bourse l'ancienne Générale des eaux et la renomme Veolia Environnement. Prenez le classement de Challenges, réalisé avec la Coface Services, spécialisée dans la notation des entreprises. Chaque année sont analysées les performances d'une trentaine de patrons du CAC40. Et bien, Henri Proglio termine cette année 27e sur 30. Au moins, il n'est pas dernier.
Les actionnaires de Veolia ont-ils de quoi se réjouir en dépit de cette performance médiocre? Sûrement pas. La performance boursière (annualisée sur 3 ans, 2006-2007-2008) a vu un recul de la valeur des titres de 16,8%. Son prédécesseur chez EDF, Pierre Gadonneix, termine 21e du même classement et a fait progresser la valeur de l'entreprise de 9,2% par an. C'est mieux pour revendiquer deux casquettes. Il n'y donc pas là de quoi justifier un salaire de 2 millions d'euros et un revenu de 6 ou 10 millions. Peut-être même pas de 450.000 euros...
Excellent article qui nous offre enfin de quoi évaluer la performance.
Monsieur Coppé, éditorialiste éminent de Slate, nous a resservi récemment sur France Inter, l'argument massue de ceux qui justifient les salaires hallucinants des grands dirigeants économiques. La France doit prendre les moyens de garder les meilleurs pour que son industrie reste compétitive sur un marché mondial où les meilleurs sont rétribués à leur juste valeur.
Cet argument avait déjà beaucoup servi avant la crise pour justifier les bonus des traders. Depuis, on a vu ce que nous avait couté les "meilleurs" dans le domaine bancaire. La prochaine fois donnez-nous les plus mauvais, ils nous couteront moins cher à l'achat, et les conséquences de leurs erreurs ne mettront pas à genoux l'économie mondiale !
Mais admettons l'argument pour les capitaines d'industrie. A ce prix là on est en droit d'attendre une performance supérieur à la moyenne du marché ne pensez-vous pas ? Qu'est-ce qui justifie dans les performances passées de M. Proglio un tel salaire ?
Et on ne connaît pas les assurances qu'à pris Monsieur Proglio si dans 6 mois ou 1 an, il a mis sur les genoux EDf et que l'on doit le remplacer en urgence. Ce ne sont malheureusement pas les références qui manquent en ce domaine:
http://www.e24.fr/economie/france/article435.ece/Les-golden-parachutes-des-grands-dirigeants-francais-passes-a-la-loupe.html
On est en présence d'une rente de situation que se vote un petit groupe d'individus qui jouent aux chaises tournantes dans les conseils d'administration sans prendre le moindre risque, puisque même lorsque leur échec devient pattant, un golden parachute leur permettra d'achever de se constituer un patrimoine qui devrait assurer l'avenir de leur famille sur plusieurs générations.
On en viendrait presque à regretter le temps des 200 familles. Au moins à cette époque, les grandes familles avaient intérêt à bien gérer leur entreprise qui se confondait avec leur patrimoine.
Là, on est souvent en présence de pirates qui viennent siphonner les entreprises sous le regard admiratif de nos élus fascinés par on ne sait quoi: le pouvoir, l'argent ?
Sans augurer de la justesse ou pas de votre opinion, monsieur Douroux, je vous serai gré de ne plus mettre cette dernière en avant. Vous êtes censé incarner le 4ème pouvoir, l'oublié de Montesquieu : l'information. Donnez-la nous de façon aussi complète que possible et pour le reste, laissez-nous nous forger notre propre opinion.
Cette maladie du journalisme français consistant à mélanger les opinions personnelles avec des bribes d'information a en effet déjà fait trop de mal à la société française. Merci d'entendre mon point de vue, de me donner l'espoir qu'un jour je n'aurai plus à lire le New-York Times lorsque je souhaiterai m'informer correctement.
Je ne sais plus quel journaliste américain disait que les journalistes français mélangent tellement opinion personnelles et informations que leurs confrères du tabloïd New York Post en seraient presque jaloux!!!
Pour ma part, je me réfugie auprès du Daily Telegraph et du Guardian afin d'entendre les deux "sons de cloches"...
C'est tout de même triste...
Faites attention, je crois que le Guardian a une piètre opinion de la royauté. Ils sont républicains. Le journalisme anglo-saxon pratique à outrance le "je". Je vous salue.
Votre rappel est salutaire. Mais il me semble que je m'attache à donner des éléments pour que vous puissiez vous forger une opinion. Je suis parfois tenter de lister des faits, des chiffres comme je le fais sur mon blog, mais les phrases nous emportent parfois. Trop sans doute.
Il m'est agréable de ne pas me faire envoyer promener malgré mes critiques.
Les phrases qui parfois vous emportent sont en effet me semble-t-il un symptôme important de cette dérive qui fait que les journalistes français semblent davantage vouloir s'adonner à la littérature qu'à la quête minutieuse puis la communication circonspecte de l'information.
Le manque de caractère qu'impose une communication autant que faire se peut objective des faits ne doit certes pas être un exercice très enthousiasmant, mais elle est une obligation pour qui fait de l'exercice du 4ème pouvoir son métier, métier dans lequel ce sont la recherche de l'information, le travail d'enquête, qui sont les nerfs de la guerre et dans lesquels résident ce qui devrait rendre ce travail passionnant. Les journalistes français n'en sont selon toute vraisemblance guère encore conscients, ce qui rend notre démocratie très boiteuse.
Sur quel terrain EDF et Veolia seraient-ils en concurrence ? Si vous pouviez me renseigner, je suis intéressé. Je ne suis pas expert de ces deux sociétés, mais il me semble qu'ils sont plus complémentaires que concurrents, même sur le terrain de l'énergie où ils ont en commun Dalkia. D'autre part, êtes vous choqués que Renault et Nissan aient le même président ?
Enfin vous basez votre article sur une mesure de performance des dirigeants faite par Challenges, mais comment cette mesure a-t-elle été faite, sur quels critères ? Prend-elle en compte, outre le cours de l'action Veolia qui effectivement n'a pas réjoui les actionnaires lors de la crise, le fait qu'Henri Proglio ait su hisser Veolia Environnement dans les premiers rangs mondiaux des services à la personne, malgré une dette énorme (plusieurs milliards d'euros) hérités du groupe de média Vivendi ?
Je vous rappelle que malgré le classement de 27è sur 30 de M. Proglio, Veolia Environnement était l'un des plus gros recruteurs en France en 2009, et devrait l'être encore en 2010 : http://www.lefigaro.fr/emploi-formation/2009/09/14/09004-20090914ARTFIG00349-les-entreprises-qui-recruteront-en-2010-.php
Véolia recrute beaucoup grâce à M. Proglio ? Est-ce exceptionnel qu'une entreprise quasi monopolistique recrute ? Et qui sont les clients ? les collectivités locales, nos impôts ! "Henri Proglio ait su hisser Veolia Environnement dans les premiers rangs mondiaux des services à la personne" : ah bon, ils font du repassage chez les gens ? Ce serait pas plutôt le service aux collectivités ? Vous défendez bien mal se pauvre Henri.
Cher jcroispas, merci d'avoir corrigé mon erreur à propos des services à la personne / aux collectivités.
Veolia n'est pas une entreprise quasi monopolistique, si vous regardez les domaines d'activité et les métiers la concurrence est forte au niveau mondial (l'entreprise n'est pas franco-française). Je maintiens que si M. Proglio était si mauvais que le laisse entendre cet article, Veolia ne recruterait pas autant.
Les deux entreprises doivent se rapprocher. Pour mener une négociation sur un rapprochement il faut discuter, négocier, chacun défendant les intérêts de ses propres actionnaires.
Pour l'évaluation elle est réalisée par Coface Services, une filiale de la Coface, dont le métier est dévaluer les entreprises. Je vous renvoie à la lecture de Challenges, mais on ne doit pas douter de la qualité du travail d'évaluation. Veolia s'appelait la Générale des eaux et était déjà un leader mondial. Avec 336.000 salariés Veolia est effectivement l'un des tout premier employeur en France.
"L'affaire" de la nomination du président d'EdF, où l'outrecuidance le dispute
à l'absence de sens commun, montre entre les mains de qui se trouve le pouvoir
qu'un électorat, pour sa part la plus naïve, croit avoir confié à une force politique.
Dès lors qu'est clair pour qui roule le petit cercle du Fouquet's, il est plus facile de comprendre :
- l'assouplissement des règles de pantouflage,
- l'incroyable consanguinité des conseils d'administration,
- l'entreprise de désossage du service public, et même de l'Etat,
- l'assurance avec laquelle l'argent public valse sur des comptes amis...
Sous cet angle, il devient aussi plus clair d'avoir pour ministre de l'économie
l'ancienne tête du plus gros cabinet d'avocats d'affaires des Etats-Unis.
La culture de l'argent et des rémunérations astronomiques hors du commun
comme critère de recrutement est à l'opposé d'avoir le sens des finances publiques
(contrôler la dette, rétablir la confiance, parler juste et vrai...).
Quand, même un ministre de la Culture adjoint à sa mission de "protéger l'actionnaire",
il est temps de rappeler que le régime du citoyen dans notre République n'est pas celui
de l'actionnaire, et il s'agit moins du petit actionnaire désireux d'abriter tant bien
que mal le fruit de son labeur que des détenteurs du capital qui décident des plans
de licenciements, des délocalisations et des hausses de prix arbitraires.
Les fauteurs de troubles sont, dans le public comme le privé, ceux qui, par leurs excès, sont indignes des responsabilités qui leurs sont confiées ; indignes, car les voyous ne sont pas loin lorsqu’ils sentent le butin à portée de partage.
Le service public, quant à lui, ne s'accommode pas d'exigences qui lui sont exorbitantes ni d'esprits qui lui sont étrangers. C'est pourquoi ils n'ont de cesse de le démanteler jusqu'au bout, entraînant dans sa chute l'affaiblissement de l'Etat et de la puissance publique, bouclier entre le citoyen et les exploiteurs, seule protection des faibles contre les puissants. Dès lors, le choix est simple, entre la droite "libérale", dérégulatrice et la gauche sociale, protectrice et responsable, elle.
Sur le cas présent donc : qui croit encore possible d'ignorer le conflit d'intérêts ou qu'il est sensé de feindre d'ignorer la question de principe opposant public et privé ?
Privéligièrement.
Tout d'abord M.Prgli était administrateur d'EDF il donc avalisé ou proposé les investissements d'EDF avec les erreurs comme celle de l'amérique du sud.
Le passage de M.Proglio à la tête de Veolia a eu comme conséquence d'augmenter sensiblement l'endettement.
Vouloir un rapprochement entre EDF tenu à 85% par l'état aura pour conséquence de faire payer au contribuable l'endettement de Véolia.
Ce scénario a certainement été validé par le Président de la République.
Autre point la volonté de M. Progli d'avaler AREVA au détriment d'un vrai projet industriel.
M. Proglio est-il un grand patron non car les marchés: des eaux, de l'assainissement etc dépend des entités territoriales et en France le marché est partagé entre la lyonnaise et Véolia avec l'accord des politiques, il en est de même dans bien des pays où est implanté Véolia.
Pour mémoire M. Proglio a "embauché" beaucoup de chiraquien sur le carreau.
La nomination de M.Proglio est avant tout politique mais certainement pas industrielle.
Sur le plan politique quelle tritesse de voir tous ces ministres monter au créneau pour défendre le salaire de M. Proglio en première ligne Mme Lagarde, qui devrait pour son honneur démisionner, et comme pour l'EPAD se coucher lamentablement après la volte face du Président tout aussi "petit"
Si les régionales n'étaient aussi proche M. Proglio aurait cumulé les 2 salaires.
Les français doivent descendre dans la rue non pas pour défendre le service public mais pour demander aux politiques, de la transparence, de l'honnêté, de la compétence et cesser de prendre la France et ses citoyens pour des jouets.
on voit en tous cas d'après la photo que N. Sarkozy et H. Proglio sont également proches par la taille!
Ce qui est le plus gênant dans cette affaire, à mes yeux, est qu’un ministre de l’économie, Mme Lagarde, nous mente de manière éhontée, et n’en tire pas les conséquences. Ce n’est pas la première, certes, mais c’est ce genre de comportement qui décrédibilise les politiques, de droite comme de gauche.
Ensuite, on a tenté de nous expliquer que c’est l’Etat qui est allé chercher M. Proglio, donc il fallait bien se plier à ses exigences. Proglio, presque 60 ans, était-il vraiment le seul ? Comme le note l’article, ses performances à la tête de Veolia n’ont rien d’extraordinaire. Veolia qui n’est autre que Vivendi environnement, un petit changement de nom voulu par M. Proglio à plus de $4 millions…
A la tête de Vivendi environnement, M. Proglio a brillé pour ses achats hasardeux aux Etats-Unis, aventure américaine qui culmina avec l’achat de US filter et qui précipita la quasi-faillite de Vivendi. Et il semble que M. Proglio ait du mal à assumer les responsabilités car il déclara au Financial Times après la débacle: j’étais contre ce rachat (autrement dit : c’est pas moi, c’est Messier). J’ai du mal à croire « qu’on n’avait pas mieux » pour mettre à la tête d’EDF ? ?
Ce n'est pas important de toucher 2 salaires. On donne un grand salaire à un patron parce qu'il prend des décisions stratégiques et qu'il doit être indépendant de toute pression extérieure, c'est à dire pour travailler en exclusivité pour son entreprise. On pourrait critiquer ce système, on pourrait proposer des alternatives de gouvernance des entreprises, mais aujourd'hui, dans le système actuel, le fait de toucher deux salaires aussi importants est la marque d'un conflit d'intérêts. Lorsque Proglio refuse le salaire venant d'eolia il ne supprime pas le conflit d'intérêts mais sa mesure: il s'agit d'un effort d'opacité et de la poursuite d'intérêts privés contreproductifs.
Dans sa première lettre aux actionnaires d'EDF, Henri Proglio, à propos de la double Présidence affirme "Une entreprise, c'est d'abord un aventure collective: on ne quitte pas du jour au lendemain ceux- clients et collaborateurs-avec qui on travaille depuis près de 40 ans.
Cette situation sera transitoire, et je suis d'ores et déjà totalement engagé dans ma mission à EDF.
La polémique va t'elle disparaitre quand il aura tenu cet engagement ?