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Un hashtag peut-il changer le monde? L'exemple de #OscarsSoWhite

Temps de lecture : 13 min

Slate publie les bonnes feuilles du livre «Le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag».

Un coup de polish sur l'Oscar du meilleur acteur remis en 2015 à Eddie Redmayne | Valérie Macon / AFP
Un coup de polish sur l'Oscar du meilleur acteur remis en 2015 à Eddie Redmayne | Valérie Macon / AFP

Peut-on changer le monde avec un hashtag? François Saltiel, journaliste, réalisateur et producteur, a exploré une décennie de mots-dièse depuis la création de Twitter et identifié dix faits de société qui prouvent que oui.

Il en a tiré le livre Le vendeur de thé qui changea le monde avec un hashtag, publié chez Flammarion, sorti le 2 mai 2018.

Nous en publions ci-dessous un chapitre, celui consacré à #OscarsSoWhite. Les intertitres, illustrations et liens hypertextes sont de la rédaction de Slate.

Le hashtag #OscarsSoWhite a ébranlé Hollywood et permis une meilleure représentation de la diversité sur le tapis rouge. Les grands studios pourraient tirer un film de l’histoire d’April Reign, une ancienne avocate excédée de voir les acteurs blancs truster toutes les nominations lors des cérémonies des Oscars et qui a décidé de riposter par une campagne numérique. Cette mobilisation a réveillé une Amérique encore prisonnière de son passé ségrégationniste. April Reign ou la femme qui révèle en un hashtag le racisme de l’industrie cinématographique américaine.

Elle gagne son premier combat avec #StopTheFight

Dès ses débuts sur Twitter, elle comprend la puissance du réseau pour faire entendre sa voix. L’année 2014 est celle de sa première victoire avec un hashtag: #StopTheFight

Un uppercut qui va faire plier le projet d’un match de boxe morbide sur fond de lutte raciale. Un promoteur avide de spectacle envisage en effet l’organisation d’un match de boxe entre célébrités, show courant aux États-Unis. Il souhaite organiser une rencontre entre le rappeur noir DMX et l’ancien milicien George Zimmerman. Ce dernier a abattu lors d’une ronde de surveillance Trayvon Martin, un jeune adolescent noir de 17 ans. Le drame s’est produit en 2012 dans des circonstances troubles. Le milicien volontaire était-il en situation de légitime défense? A-t-il traité Trayvon Martin de «putain de nègre» avant d’appuyer sur la gâchette? Des questions cruciales balayées par la cour de justice de Floride qui décide finalement d’acquitter Zimmerman. Barack Obama a beau déclarer la main sur le cœur que s’il avait un fils, il ressemblerait à Trayvon, le mal est fait et cette décision de justice déclenche manifestations, émeutes et la naissance du hashtag #BlackLivesMatter, «les vies des Noirs comptent».

Inquiète, April Reign considère que ce projet de match de boxe nourrit des pulsions primaires, une sorte de grand cirque étalé sur la place publique. Une confrontation entre un rappeur sulfureux qui veut venger son «frère» et un Zimmerman provocateur qui incarne un racisme décomplexé, avouons qu’il y a mieux pour apaiser les tensions entre communautés! Pour empêcher la tenue de ce règlement de comptes à O.K. Corral, April Reign boxe avec les mots et lance le hashtag #StopTheFight accompagné d’une pétition. Une mobilisation fortement suivie sur le ring des réseaux sociaux pendant plusieurs semaines, au point que le promoteur de l’événement Damon Feldman appelle April en personne pour lui annoncer sa décision d’annuler la rencontre. #StopTheFight aura donc atteint son but, le match de la rancœur morbide est annulé. Et April Reign émerge doucement comme une nouvelle figure militante dans le paysage médiatique américain. Elle rend sa robe d’avocate, se sentant trop à l’étroit dans un monde juridique qui pense-t-elle manque cruellement d’audace. Elle quitte cette fonction sans pour autant abandonner son idéal de justice et entame un nouveau combat contre Hollywood.

Le déclencheur: le palmarès 100% blanc des Oscars 2015

Il commence comme dans un mauvais film, celui où le personnage noir meurt au début du récit, ou lorsqu’il est simplement cantonné à des rôles de délinquants ou de faire-valoir du héros blanc qui finira inévitablement par sauver le monde! Ce tableau, certes caricatural, est assez fidèle de la distribution des rôles dans le cinéma américain (et aussi français) entre les Blancs et le reste du monde de la diversité. Le militant des droits civiques Al Sharpton a une formule frappante pour décrire cette situation: «L’industrie du cinéma est comme les montagnes Rocheuses, plus vous êtes haut, plus c’est blanc.»

Et en ce 15 janvier 2015, nous parlons bien des sommets du cinéma ou plutôt des collines hollywoodiennes qui font et défont le destin des stars. Les nominations aux Oscars sont en passe d’être rendues publiques par l’Académie et le show-business frétille d’impatience. Mais l’ex-avocate April Reign est saisie de stupeur autant que de rage au moment tant attendu de l’annonce. Le verdict est sans appel, les vingt comédiens des quatre catégories principales d’interprétation sont tous blancs, jusqu’aux seconds rôles! Une première depuis 1998. L’ensemble des acteurs noirs, asiatiques ou mexicains serait-il dépourvu de talents ou s’agit-il d’un racisme latent? De nombreux acteurs auraient pourtant mérité une nomination à l’image du comédien David Oyelowo qui incarne Martin Luther King dans Selma. Nous sommes bien loin du rêve de fraternité du militant des droits civiques partagé en 1963.

Ava DuVernay, cinéaste de Selma et David Oyelowo, acteur principal du film, lors de la cérémonie d'hommage à Martin Luther King en janvier 2018 | David A. Smith / Getty / AFP

Aussi éloignée dans la réalité que dans la fiction, l’année qui suivra le discours historique de Luther King sera d’ailleurs celle du premier Oscar décerné à un comédien noir aux États-Unis en la personne de Sidney Poitier pour le Lys des Champs. Les deux hommes se connaissaient et, un an avant son assassinat à Memphis, Martin Luther King dressait un portrait élogieux de l’acteur qui a ouvert le chemin du cinéma aux Noirs américains: «C’est un homme d’une grande profondeur, un homme concerné par la société, un homme engagé pour les droits de l’homme et la liberté.» Vous allez constater que le militantisme des Noirs américains et le cinéma entretiennent une ancienne et étroite relation.

Revenons en 2015 et à la colère d’April Reign qui fait un simple calcul auquel Hollywood ne peut se soustraire. Sidney Poitier fait partie du club trop restreint des quinze acteurs noirs qui ont remporté un Oscar en quatre-vingt-sept ans d’existence. Quinze acteurs noirs, quatre acteurs latinoaméricains et trois acteurs asiatiques, tel est le triste palmarès de la diversité au cinéma depuis la première cérémonie en 1929. Avec cette sélection 100% caucasienne, son sang ne fait qu’un tour, un élan de rage qui se traduit en janvier par un hashtag aussi efficace qu’un bon slogan: #OscarsSoWhite

Le hashtag réussi est toujours celui qui traduit simplement la pensée de centaines de milliers de personnes. Tel un blockbuster, celui-ci se répand instantanément sur la toile. Une diffusion massive favorisée par le contexte sociétal où le sang des Noirs coule toujours sur le bitume. Dans cette Amérique gouvernée par Barack Obama, premier président noir de l’histoire, le pays traverse une grande crise liée aux violences policières à l’encontre des Noirs américains. Aux quatre coins des États-Unis, et notamment à Ferguson, des Afro-Américains trouvent injustement la mort sous les coups et les balles de la police. La justice semble aveugle et un sentiment d’impunité s’installe chez les policiers blancs qui disposeraient d’un permis de tuer les Noirs.

April Reign sait qu’un hashtag peut changer le réel et elle s’attaque au monde merveilleux du cinéma. Le #OscarsSoWhite monte en puissance sur les réseaux et sur les plateaux des shows américains où April Reign est invitée à présenter sa campagne. Un mouvement qui va crescendo jusqu’à la cérémonie des Oscars du 22 février 2015 présentée par Neil Patrick Harris, l’acteur blanc rendu célèbre pour son interprétation du Docteur Doogie dans la série du même nom. Malgré la gronde, le diagnostic est fait et l’ensemble des comédiens récompensés est d’une uniformité saisissante. Un palmarès qui fait pâle figure dans une société de plus en plus divisée. Mais avec le #OscarsSoWhite, April Reign pose la première pierre, le premier jalon du hashtag qui œuvre pour une meilleure représentation de la diversité.

Cérémonie 2016: boycott et rires jaunes

D’une cérémonie à l’autre, passons au deuxième épisode de la série #OscarsSoWhite pour arriver en 2016. Nous sommes à quelques heures de la révélation des nominations de la 88e cérémonie. L’espoir est grand de découvrir une large palette de comédiens de couleur. La société reste divisée, les violences policières n’ont pas quitté le terrain de l’actualité. Barack Obama joue la dernière partition de son mandat. Quel va être le choix d’une académie sous pression? Le suspense est haletant et la déception immense. Pour la deuxième année consécutive, et contre toute attente, aucun comédien de la diversité ne figure dans les catégories d’interprétation. April Reign assiste devant son écran à une suite déplorable qui ravive les séquelles. Sans qu’elle ne le demande, le #OscarsSoWhite s’invite de nouveau sur les réseaux avec une force démultipliée. Selon April Reign, «une première fois peut être considérée comme un malheureux hasard mais deux fois c’est le début d’un problème structurel, et c’est à ce moment que les gens interviennent».

L’Académie a beau confier la présentation de la cérémonie au comédien et humoriste noir Chris Rock, cela ressemble à une maladroite tentative de compensation. Avec Whoopi Goldberg, interprète magnifique dans les plantations de coton de La Couleur pourpre, Sammy Davis Jr., Diana Ross et Richard Pryor, Chris Rock n’est que le cinquième présentateur noir des cérémonies des Oscars depuis 1980. Imaginez-vous, cette sélection 100% blanche est comme un double uppercut à la face de la communauté noire. D’ailleurs, pour le film Creed: L’Héritage de Rocky Balboa, c’est le vieux Sylvester Stallone qui est nommé dans la catégorie second rôle tandis que Michael B. Jordan rayonne dans le premier. Pour le film NWA: Straight Outta Compton qui retrace la saga du groupe de rap afro-américain, seuls les scénaristes blancs décrochent une nomination alors que tout le reste du casting est noir. Quant au comédien britannique Idris Elba, salué par la critique et le public pour son rôle dans Beasts of No Nation, il brille par son absence. Quelques exemples parmi d’autres qui laissent April K.O. debout.

«Une première fois peut être considérée comme un malheureux hasard mais deux fois c’est le début d’un problème structurel, et c’est à ce moment que les gens interviennent.»

April Reign

La jeune militante compte désormais de nouveaux alliés pour poursuivre le combat. Le réalisateur Spike Lee, dont l’engagement politique n’est plus à démontrer, riposte sur le réseau Instagram en postant une photo de Martin Luther King accompagnée du #OscarsSoWhite et du message suivant: «Quarante acteurs blancs en deux ans et aucun de couleur, comment cela est-il possible? Nous devons réagir.» Le réalisateur de Malcolm X annonce qu’il boycottera la cérémonie. Un geste de protestation suivi par d’autres comédiens comme Jada Pinkett Smith et son mari Will Smith qui portait cette année-là le film Seul contre tous. Le réalisateur de documentaires Michael Moore adoube le boycott, tout comme le rappeur 50 Cent qui demande même à Chris Rock de lâcher le micro par solidarité. Sans aller jusqu’au boycott, des comédiens blancs apportent leur soutien, tels Natalie Portman, Matt Damon ou George Clooney qui évoque un «recul des mentalités».

L’action d’April Reign entraîne une forte mobilisation portée par des têtes d’affiche et son hashtag est sur toutes les lèvres. L’absence de diversité dans la sélection devient le débat central avant la cérémonie. Hollywood guette avec impatience la réaction du présentateur noir placé sous le feu des projecteurs. Suivra-t-il les consignes de boycott? Et intégrera-t-il cette polémique à son show? Chris Rock confirme sa présence et compte se servir de l’actualité pour réécrire ses textes. Cette cérémonie multidiffusée en direct dans le monde entier sera une fantastique tribune pour défendre à sa manière le #OscarsSoWhite.

Le 28 février au Dolby Theater de Los Angeles, face à une constellation de stars et devant 35 millions de téléspectateurs américains, Chris Rock entre en scène au son de «Fight the Power» du groupe de rap Public Enemy: le ton est donné! Voilà pour la bande originale. Aux costumes, Chris porte une chemise et une veste toute blanche. #ChrisSoWhite aurait pu inventer April, qui a forcément apprécié le clin d’œil. Au-delà de la forme, le maître de cérémonie marque les esprits avec un discours introductif de dix minutes entièrement consacré à la polémique.

Des blagues qui s’enchaînent et une assemblée qui rit jaune. «Rendez-vous compte, s’il y avait eu des nominations pour la présentation, je n’aurais même pas eu ce boulot. Vous seriez tous en train de regarder Neil Patrick Harris.» Chris Rock poursuit avec un humour tranchant, sa marque de fabrique. «Si vous voulez des nominations de Noirs tous les ans, il faut simplement créer des catégories pour Noirs! Vous l’avez déjà fait pour récompenser les hommes et les femmes! Créez l’Oscar pour le meilleur ami noir par exemple.» À son aise, le MC place le sujet sur le terrain social et politique. «Il est très probable que ce genre de situation soit déjà arrivé dans les années 1950 ou 1960, durant les années où Sidney [Poitier] n’a sorti aucun film. Disons qu’en 1962 ou 1963, aucun Noir n’a protesté. Pourquoi? Parce que nous avions d’autres choses plus importantes contre lesquelles nous lever. Nous étions trop occupés à être violés et lynchés pour nous soucier de qui gagnerait le prix de la meilleure photographie.» La salle applaudit en chœur pour cacher le malaise et la caméra cherche désespérément dans le public des réactions d’artistes noirs. Entre deux saillies, Chris Rock pose une question assassine en point d’orgue de son discours: est-ce que Hollywood est raciste?

La réponse fuse en un sourire: «Bien sûr que oui, mais c’est un racisme auquel vous vous êtes complètement habitués!» Avec classe et audace, Chris Rock a rendu hommage aux comédiens oubliés, la 88e cérémonie des Oscars pouvait enfin commencer… presque normalement!

2017, l'année de la prise de conscience

Au lendemain du show, Hollywood ne peut esquiver la question de la discrimination. April Reign peut être fière de son hashtag et remercier les stars qui lui ont offert un écho international. Il est temps pour la militante de s’attaquer aux causes profondes du manque de représentation. Son regard se tourne alors vers la composition des membres de l’Académie, ce grand collège de 6.700 électeurs qui désigne les personnes nommées dans chaque catégorie de la compétition. Pas évident de trouver des informations sur cette assemblée aussi discrète que puissante. April Reign tombe néanmoins sur des chiffres éloquents révélés en 2012 par une enquête du Los Angeles Times. Sur les 6.700 votants, 94% sont caucasiens. Seuls 14% d’entre eux ont moins de 50 ans et les femmes ne représentent que 27% de l’assemblée. Vous l’avez compris, le portrait type du votant est bien cet homme blanc de plus de 60 ans qui vote pour des comédiens à son image.

Toute l’industrie du cinéma s’est construite autour de cette figure dominante. Les hommes blancs dirigent les grands studios et embauchent des gens qui leur ressemblent. L’idée selon laquelle mettre seul en tête d’affiche un comédien issu de la diversité représente un risque financier est encore tenace. D’où la tradition du whitewashing (blanchiment) qui a éclaboussé le cinéma américain, une pratique qui consiste à confier à des comédiens blancs l’incarnation de personnages de couleur. Comme le rôle de Tony Mendez dans Argo, un enquêteur mexicain de la CIA interprété par Ben Affleck, ou encore récemment le premier rôle féminin du manga japonais Ghost in the Shell tenu par Scarlett Johansson à la place d’une comédienne asiatique. Une étude de l’institut Media, Diversity & Social Change Initiative menée sur les 800 principaux succès au box-office de 2007 à 2015 démontre que sur les 779 réalisateurs derrière la caméra, seuls 45 sont noirs. Les 100 films ayant dominé le box-office en 2014 sont constitués à 73,1% de personnages blancs contre seulement 12,5% de Noirs, 5,3% d’Asiatiques et 4,9% d’Hispaniques. L’onde de choc provoquée par le #OscarsSoWhite oblige l’Académie à revoir ses modalités de fonctionnement. Le grand public découvre que les mécanismes de reproduction de l’ordre établi sont bien installés. Les membres sont nommés par d’autres membres d’un même secteur, une sorte de cooptation malsaine et surtout ils sont nommés à vie! Sous la pression, le conseil d’administration s’engage à doubler le nombre de femmes et de membres issus de la diversité au sein de l’Académie d’ici 2020 et le mandat sera dorénavant limité à dix ans. Le premier pas d’un long chemin vers l’égalité.

Place au dernier épisode de #OscarsSoWhite avec la cérémonie des Oscars 2017. April Reign n’aura pas besoin d’activer son hashtag car pour la première fois, six artistes noirs sont nominés, avec au moins un acteur ou une actrice dans chaque catégorie d’interprétation. Au-delà des nominations, l’Oscar du meilleur second rôle est attribué à Viola Davis pour sa performance dans le film Fences, tout comme Mahershala Ali pour son rôle dans le drame Moonlight. Et l’Oscar du meilleur film est remporté par Moonlight du réalisateur noir Barry Jenkins qui conte les aventures d’un jeune afro-américain homosexuel de Miami qui traverse tout au long de sa vie de multiples discriminations.

L’année 2017 sera bien celle de la prise de conscience par l’Académie de la nécessité d’une meilleure représentation de la diversité de la société américaine, l’année où Donald Trump prendra le pouvoir, paradoxe. April Reign reste néanmoins vigilante, il faut que ce mouvement s’inscrive dans la durée et surtout qu’au-delà des Oscars les comédiens issus de la diversité jouissent des mêmes opportunités que les Blancs. April Reign est bien trop lucide pour considérer cette édition 2017 comme un happy end. Grâce à l’ancienne avocate devenue activiste, le hashtag #OscarsSoWhite a prouvé au monde entier qu’il pouvait jouer les premiers rôles pour défendre l’égalité des chances aux États-Unis.

François Saltiel

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