Sociéte / Monde

Infanticide dans les tribus amazoniennes: jusqu'où faut-il respecter les cultures autochtones?

Temps de lecture : 12 min

Tuer les enfants les plus fragiles pour garantir la survie collective: c'est contre cette tradition qui perdure dans certaines tribus amazonienne qu'une loi devrait bientôt être votée au Brésil. Des anthropologues s'élèvent contre ce qu'ils jugent être une normalisation forcée.

Txoutlaka, de la tribu des Fulni-o, pose pour une photo à l'occasion du «jour des Indiens», fête annuelle brésilienne qui chaque 19 avril célèbre la culture autochtone. | Carl De Souza/AFP
Txoutlaka, de la tribu des Fulni-o, pose pour une photo à l'occasion du «jour des Indiens», fête annuelle brésilienne qui chaque 19 avril célèbre la culture autochtone. | Carl De Souza/AFP

Voici plus de dix ans, Kanhu quittait la terre des Kamayurás, une tribu indigène comptant à peu près 600 membres et peuplant l'extrémité sud de l'Amazonie brésilienne. Elle avait 7 ans et n'y est jamais retournée depuis. «Si j'étais restée», expliquait l'an dernier Kanhu, atteinte d'une dystrophie musculaire progressive, à des députés brésiliens, «je serais certainement morte à l'heure qu'il est».

Pourquoi? Parce que sa communauté l'aurait probablement tuée, comme elle le fait depuis des générations avec les enfants handicapés.

Au Brésil, les Kamayurás font partie des peuples indigènes connus pour pratiquer l'infanticide de nouveaux nés et le meurtre sélectif d'enfants plus âgés. Parmi leurs cibles, les handicapés, la progéniture de mères célibataires et les jumeaux –que certaines tribus, dont les Kamayurás, estiment porter malheur. Le père de Kanhu, Makau, m'a ainsi raconté l'histoire d'un adolescent de 12 ans, de la génération de son père, qui fut enterré vivant parce qu'il «voulait devenir une femme». (Kanhu et Makau, à l'instar de beaucoup de Kamayurás, n'ont qu'un prénom et pas de nom de famille).

Kanhu et sa famille ont pu s'installer à Brasília, la capitale du Brésil, grâce à des missionnaires évangéliques. Depuis plusieurs années, les religieux alertent les médias et mènent une campagne de lobbying pour mettre fin aux meurtres d'enfants. Des efforts qui se sont soldés par un projet de loi controversé visant à éradiquer la pratique, ratifié en 2015 par une large majorité à la Chambre des députés, la chambre basse du Congrès national brésilien. Le texte est aujourd'hui en cours d'examen par le Sénat fédéral, sa chambre haute.

Degré de sauvagerie

Mais si cette législation pourrait sembler juste et depuis longtemps nécessaire, elle aura en réalité suscité l'indignation de bon nombre d'universitaires et d'associations défendant les droits des peuples indigènes. C'est le cas de l'Association brésilienne d'anthropologie qui, dans une lettre ouverte publiée sur son site internet, assimilera le projet de loi à une volonté de placer les peuples indigènes «dans la situation permanente d'accusés d'un tribunal chargé de déterminer leur degré de sauvagerie».

Cette controverse sur les meurtres d'enfants soulève une question fondamentale pour le Brésil, un vaste pays abritant des centaines de tribus protégées qui, pour beaucoup, vivent dans un état d'isolement relatif: l’État a-t-il le droit d'interférer dans des traditions semblant inhumaines au monde extérieur, mais qui ont permis, depuis le fond des âges, la survie collective dans un environnement hostile?

En 1973, le Brésil adoptait le Statut de l'Indien, regroupant les communautés indigènes en trois catégories: celles vivant dans un état d'isolement total, celles entretenant des contacts limités avec le monde extérieur et celles intégrées complètement à la société moderne. Le texte stipule que les tribus comme celle de Kanhu ne sont soumises aux lois fédérales qu'en proportion de leur assimilation à la vie brésilienne. C'est cette législation qui évite aux peuples autochtones d'être poursuivis en justice pour infanticide.

«Droit inviolable à la vie»

Le projet législatif visant à mettre fin à cette pratique est surnommé «la loi de Muwaji», du nom d'une femme indigène qui, en 2005, avait refusé de suivre les us et coutumes de son clan en ne tuant pas sa fille handicapée. Si le texte passe au Sénat, il constituera un amendement au Statut de l'Indien et obligera les agences gouvernementales en charge des communautés autochtones à prendre une série de mesures proactives. L'une d'entre elles créera un registre de femmes enceintes à risque (mères célibataires, grossesses gémellaires) pour permettre au gouvernement de garder un œil sur les nouveaux-nés les plus susceptibles d'être tués par leurs tribus. Une autre mesure exigera que le ministère public soit immédiatement informé des cas de violations des droits de l'homme commises à l'encontre de nouveaux-nés ou de tout autre membre marginalisé des communautés autochtones, y compris les personnes âgées. L'amendement stipule également que quiconque apprendra que la vie ou la sécurité d'un autochtone est menacée sans le signaler aux autorités sera «sanctionné en vertu des lois en vigueur».

En 2007, le projet de loi fut présenté par Henrique Afonso, alors membre du Congrès, de la congrégation évangélique du Brésil et du Parti des Travailleurs, au pouvoir à l'époque. Immédiatement, le texte allait susciter des tensions entre les partisans de droits de l'homme universels, se focalisant sur l'individu, et les défenseurs du relativisme culturel, privilégiant la liberté des communautés à s'organiser selon leurs propres codes moraux.

Une dichotomie intégrée de fait dans la Constitution de 1988, qui étend «le droit inviolable à la vie» à tous les Brésiliens, tout en protégeant les structures sociales, les coutumes, les langues, les croyances et les traditions des «peuples indigènes». Après des décennies de dictature, la ratification de la Constitution fut un moment décisif pour le Brésil et attestera d'un changement d'attitude de l’État vis-à-vis des peuples autochtones. (En revanche, le Statut de l'Indien, ratifié sous le régime militaire, spécifie dès son ouverture son intention de «les intégrer, progressivement et pacifiquement, dans le giron national»). Aujourd'hui, les multiples tribus ne seraient plus obligées de se conformer à des valeurs extérieures. La protection des cultures tribales et de leurs différentes visions du monde a été garantie et valorisée comme telle. Sauf que la non-résolution de cette contradiction constitutionnelle aura placé les générations ultérieures de législateurs devant une gageure: que faire des pratiques indigènes considérées comme inhumaines par les étrangers?

Pas de données sur les infanticides

L'ampleur des meurtres d'enfants commis au sein des groupes autochtones est difficile à mesurer. La Fondation nationale indienne, plus connue sous son acronyme portugais Funai, ne collecte pas de données sur les infanticides et refuse de reconnaître publiquement le phénomène. Lorsqu'on insiste, la Fondation affirme que la pratique ne concerne qu'une proportion négligeable de la population indigène totale. Selon l'Association brésilienne d'anthropologie, les infanticides seraient sur le déclin. Dans un communiqué de presse de 2016, Funai déclarait que la simple mention du problème relevait «dans bien des cas d'une tentative de stigmatiser les peuples autochtones et d'exprimer des préjugés à leur encontre».

«Une tentative de stigmatiser les peuples autochtones et d'exprimer des préjugés à leur encontre»

La Fondation nationale indienne

Une association missionnaire consignant les meurtres d'enfants estime qu'une vingtaine de groupes, sur plus de 300 peuples indigènes que compte le Brésil, se livrent à cette pratique. Selon le recensement le plus récent, réalisé en 2010, le nombre d'indigènes brésiliens s'élevait à 897.000 personnes –0,5% d'une population totale atteignant les 191 millions d'individus.

La sous-déclaration explique peut-être la rareté des données. En 2014, lorsque l'Institut latino-américain des sciences sociales avait publié une «Carte de la violence» au Brésil, la ville arrivant en tête de liste était Caracaraí, une municipalité amazonienne de 19.000 habitants appartenant pour beaucoup à la tribu des Yanomami. Ce classement inattendu reflétait la toute première prise en compte des infanticides autochtones, avait alors déclaré aux journalistes Amadeu Soares, secrétaire d’État à la Sécurité publique. «C'est dans la culture des peuples indigènes de sacrifier les enfants nés avec un problème, une infirmité», avait-il expliqué. Reste que Soares allait aussi exiger que les auteurs du rapport retirent Caracaraí de la première place car, selon lui, les taux d'homicides avaient été gonflés par des décès survenus en dehors de sa juridiction. (Les auteurs de l'étude ne se plieront pas à ses desiderata).

Environnement extraordinairement hostile

Les voix critiques affirment que ce débat national sur les droits des Brésiliens indigènes, lancé par des missionnaires évangéliques, possède de sinistres points communs avec l'histoire coloniale du pays et la violence subie par les indigènes de la part des étrangers –une violence perdurant à ce jour. Dans une condamnation publique de la loi de Muwaji, l'Association brésilienne d'anthropologie la comparait aux «actions les plus répressives et meurtrières jamais perpétrées contre les peuples indigènes des Amériques, invariablement justifiées par de nobles causes, des valeurs humanitaires et des principes universels».

Un anthropologue de Funai, ayant demandé à rester anonyme parce qu'il n'est pas autorisé à parler au nom de la fondation, affirme que l'infanticide au sein des peuples autochtones doit être compris dans le contexte de l'environnement extraordinairement hostile de l'Amazonie. L'anthropologue, qui travaille depuis des années à la frontière entre le Brésil et le Venezuela, me dit avoir entendu des histoires de meurtres d'enfants, aussi difficiles que tragiques. Mais il explique aussi que le contexte est essentiel. «À nos yeux, une jambe déformée ce n'est pas grand-chose», dit-il, «mais ce n'est pas si simple pour eux». Pour ces enfants, survivre dans la jungle pourrait relever d'un obstacle insurmontable et ils seraient «condamnés d'avance», selon les mots de l'anthropologue.

«À nos yeux, une jambe déformée ce n'est pas grand-chose, mais ce n'est pas si simple pour eux.»

Un anthropologue ayant demandé à rester anonyme

Mais aux yeux de nombreux Brésiliens, il est inacceptable que le gouvernement permette aux tribus de tuer des enfants handicapés au nom de la préservation culturelle, plutôt que de laisser l'État leur fournir un traitement médical.

«Sur le sujet, le Brésil est libre de mener un débat académique dans les universités», déclare Maíra Barreto, une avocate spécialiste des droits de l'homme et dont la thèse de doctorat porte sur les questions juridiques et bioéthiques soulevées par les meurtres d'enfants autochtones. Si la Constitution de 1988 marque un conflit entre le droit à la vie de l'individu et le droit à l'autodétermination des peuples autochtones, souligne Barreto, le pays a depuis ratifié des traités internationaux visant à combler le fossé entre approches relatives et absolues des droits des indigènes.

Incompatibilité avec les droits de l'homme

Elle cite notamment la Convention relative aux peuples indigènes et tribaux, ratifiée par le Brésil en 2002, stipulant que les peuples indigènes «doivent avoir le droit de conserver leurs coutumes et institutions dès lors qu'elles ne sont pas incompatibles avec les droits fondamentaux définis par le système juridique national et avec les droits de l'homme reconnus au niveau international».

Selon Barreto, en droit international, la voie à suivre est évidente. «Certaines pratiques culturelles sont ici incompatibles avec les droits de l'homme», dit-elle. «Il faut les contrecarrer, il n'y a pas de compromis possible».

Barreto siège au conseil d'administration d'Atini, une association évangélique qui, sur son site Internet, se décrit comme «internationalement reconnue pour son travail précurseur dans la défense des droits des enfants autochtones». Fondée en 2006 par Márcia Suzuki et son mari Edson, des missionnaires ayant vécu des dizaines d'années au sein de groupes indigènes isolés, l'organisation gère un foyer à Brasília destinés aux parents indigènes ayant fui leurs communautés pour préserver la vie de leurs enfants, qui auraient autrement été condamnés à mort. L'organisation mène également une campagne de sensibilisation sur la question des infanticides autochtones. Ses membres ont été consultés par les rédacteurs de loi de Muwaji.

Les Suruwaha, coutumiers du suicide comme de l'infanticide

Selon Suzuki, le plaidoyer de son association en faveur des enfants autochtones a débuté par hasard. À la fin des années 1990, avec son mari, elle vivait parmi les Suruwaha –une tribu de moins de 200 membres ayant pris contact avec le monde extérieur pour la première fois dans les années 1970– afin d'étudier leur langage. (Atini, selon les Suzuki, signifie «voix» dans la langue Suruwaha). Pour certains de leurs détracteurs, le couple était aussi là pour faire du prosélytisme.

Depuis longtemps, la tribu est coutumière du suicide comme de l'infanticide. Le premier constitue une partie essentielle de sa tradition culturelle, tant il est considéré comme une mort spirituellement désirable, tandis que le second est utilisé comme une forme de contrôle de la population.

Durant le séjour des Suzuki chez les Suruwaha, la tribu aurait décidé que deux enfants qui ne semblaient pas se développer correctement devaient mourir. Plutôt que de les tuer, les parents préférèrent se suicider. Selon les dires des Suzuki, la tribu enterrera alors les enfants vivants, comme le voulait la coutume. L'une d'entre eux, une petite fille nommée Hakani, survivra à l'épreuve, mais sera condamnée à mourir de faim. Son frère aîné la gardera en vie des années durant en lui passant clandestinement de la nourriture, avant de la déposer aux pieds des Suzuki.

«Soit elle perd sa culture soit elle meurt»

«Nous avons pris contact avec Funasa par radio», explique Suzuki, mentionnant l'agence gouvernementale supervisant à l'époque les soins de santé dans les territoires indigènes. «Nous leur avons dit: “Il y a une gamine ici qui est en train de mourir”». Un mois s'écoulera sans que les services ne viennent récupérer la petite fille. «Ils disaient: “C'est vraiment très compliqué. Enlever l'enfant lui ferait perdre sa culture», se souvient Suzuki. «Et je leur répondais, “Soit elle perd sa culture soit elle meurt”.»

En 2000, les Suzuki décident de prendre Hakani, alors âgée de 5 ans, et de la soigner par leurs propres moyens. Après une longue traversée en bateau, ils embarquent sur un vol pour Porto Velho, la capitale de l'État de Rondônia, au nord du Brésil. Là, des médecins lui diagnostiquent une hypothyroïdie, soit une maladie traitable. Les Suzuki la soignent et tentent de la ramener dans sa tribu. «Nous voulions leur montrer qu'elle n'était pas maudite, explique Suzuki. Mais personne n'en voulait.» Les parents de Hakani étant décédés, «personne ne voulait prendre soin d'elle». Les Suzuki choisissent alors de l'adopter.

Pour les Suzuki, leurs actions étaient sans doute commandées par l'altruisme, sauf qu'elles seront à l'origine, en 2003, d'une ordonnance du bureau du procureur de l'État d'Amazonas, stipulant que toute personne non indigène soit bannie des terres habitées par les Suruwaha. Le procureur faisait également remarquer que les Suzuki n'avaient jamais demandé l'autorisation requise pour vivre avec la tribu.

Dommages irréversibles au mode de vie

Un rapport rédigé par l'anthropologue Marcos Farias de Almeida et soutenant l'injonction du procureur général, accusait les Suzuki de vouloir défendre des valeurs occidentales au détriment de celles dispensées par les Suruwaha. En enlevant Hakani, les Suzukis «ont fait obstacle à la réalisation d'une pratique culturelle pleine de sens», écrit Almeida. Et la ramener une fois en bonne santé relevait d'une «énorme erreur», car cela équivalait à «introduire dans l'univers symbolique de Suruwaha une solution possible à un problème, dans leur vie, par des moyens autres que ceux sous contrôle de leurs pratiques traditionnelles». En d'autres termes, selon le rapport d'Almeida, les Suzuki avaient causé des dommages irréversibles au mode de vie des Suruwaha en montrant que certaines incapacités physiques n'exigeaient pas la mort. (Dans un autre passage de son rapport, Almeida regrette que les Suzuki aient encouragé un Suruwaha à consulter un médecin pour sa douleur chronique, ce qui l'empêchera de résoudre le problème comme il l'avait prévu à l'origine, c'est-à-dire en se suicidant).

Suzuki admet qu'avoir ramené Hakani un an plus tard dans la tribu a pu bouleverser la vision du monde des Suruwaha –un développement qu'elle estime cependant positif. En voyant ce qui était arrivé à Hakani, explique Suzuki, d'autres parents ont voulu chercher de l'aide. En 2005, deux familles Suruwaha demandèrent une assistance médicale pour leurs enfants. Ils sortirent d'Amazonie par avion pour rejoindre São Paulo, la plus grande ville du Brésil, où les enfants furent soignés. En décembre 2005, les missionnaires seront convoqués devant le Congrès pour expliquer leur rôle dans cette affaire. Les Suzuki témoigneront que Funasa leur avait fourni l'autorisation nécessaire pour quitter l'État. (Ce que l'agence gouvernementale n'a jamais explicitement confirmé).

Des enfants qui ont grandi et peuvent débattre

Le débat sur les infanticides dans les tribus indigènes dure aujourd'hui depuis si longtemps qu'il est possible d'en discuter avec certains des enfants concernés.

Il y a une dizaine d'années, Kanhu et sa famille quittaient leur tribu avec l'aide des Suzuki. Aujourd'hui, la famille vit dans un modeste pavillon de la périphérie de Brasília. S'adapter à leur nouvelle réalité n'a pas toujours été chose facile.

«J'étais avec des gens qui n'étaient pas de mon peuple. J'étais terrifiée. Je ne savais même pas comment parler.»

Kanhu, qui a quitté sa tribu, atteinte d'une dystrophie musculaire progressive

«J'étais avec des gens qui n'étaient pas de mon peuple. J'étais terrifiée. Je ne savais même pas comment parler», explique Kanhu, en se souvenant de ses premières semaines loin de l'Amazonie. «La nourriture était bizarre, comme les vêtements, comme tout.»

Les parents de Kanhu sont tristes d'avoir dû abandonner leur mode de vie. «Ici, tout le monde est enfermé dans des endroits séparés», déclare Makau, son père, en désignant les différentes pièces de la maison. En dernière année de lycée, Kanhu s'est coupé les cheveux au carré et arbore un piercing dans le nez. Elle espère poursuivre des études supérieures et se déplace à l'aide d'un fauteuil roulant.

En mai 2017, lors d'une audition devant le Congrès, Kanhu prononcera un discours enflammé sur les droits des personnes handicapées. «Quand on aborde le sujet des infanticides, il y a des gens qui disent: “Oh, mais c'est leur culture. Nous devons la respecter”. Mais pour l'amour de Dieu! Une culture qui implique la mort d'innocents doit cesser», a-t-elle déclaré. «C'est triste de voir comment nous sommes ignorés. Vous nous abandonnez, vous faites comme si nous étions invisibles parce que nous vivons au beau milieu de la jungle. Vous prétendez que nous ne sommes rien et vous prenez la culture comme excuse. Une fois de plus, je vous demande d'y réfléchir. Nous sommes là (...) Nous demandons de l'aide. Nous hurlons pour obtenir des droits.»

Cleuci de Oliveira Journaliste à Brasilia

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