Société / Monde

Il est condamné par la justice pour avoir entraîné un chien à faire le salut nazi

Temps de lecture : 2 min

Mark Meechan avait réalisé une vidéo où on le voyait répéter à un chien la phrase «gazer les juifs» pour l'exciter.

Buddah devant Hitler  | Capture d'écran YouTubeLicense by
Buddah devant Hitler | Capture d'écran YouTubeLicense by

La vidéo avait fait le tour de la toile en avril 2016. On y voyait un chien regarder des discours de Hitler devant la télévision et lever la patte de façon à faire un salut nazi, encouragé par un homme hilare lui répétant inlassablement «gas the Jews» et «sieg heil».

Un Buddah néo-nazi

Le dresseur improvisé, Mark Meechan, un Écossais de trente ans, avait été arrêté par la police quelques jours après la diffusion de la vidéo sur la plateforme YouTube. Il s'était alors défendu de toute incitation à la haine à caractère antisémite en arguant qu'il s'agissait là d'une blague faite à sa copine, la propriétaire du bouledogue nommé Buddah: il avait souhaité, disait-il, faire de son petit chien jusqu'alors adorable une nouvelle incarnation insouciante du mal, soit un chien néo-nazi.

Lors d'une première audience, Meechan réitérait le motif de l'humour pour sa défense: «Lorsque vous commencez à emprisonner des comédiens pour avoir fait des blagues, vous êtes sur une pente glissante.»

Il vient cependant d'être jugé coupable par le tribunal d'Airdrie pour avoir publié un contenu «grossièrement offensant» et «de nature antisémite et raciste», en violation de la loi sur les communications, dans une infraction aggravée par le préjudice religieux, rapporte le Guardian. En conséquence, il est condamné à payer 800£ d'amende (soit environ 913€).

La large diffusion de la vidéo n'a pas non plus joué en sa faveur, le shériff soulignant qu'alors que Meechan affirmait que sa «blague» était destinée à sa petite-amie, celle-ci ne s'était pas même abonnée à sa chaîne de diffusion.

En sortant du tribunal, Meechan a déclaré que cette décision établissait un précédent dangereux au regard de la liberté d'expression. Le shérif Derek O'Carroll, qui a prononcé la peine, avait quant à lui souligné l'importance de cette liberté fondamentale tout en en réaffirmant les limites démocratiques.

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