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Vladimir Poutine était bien le premier chef d'État à vouloir féliciter Trump pour son investiture

Temps de lecture : 2 min

Pas de chance, c'est Theresa May qui l'a eu en premier...

Donald Trump et Vladimir Poutine, le 11 novembre 2017, à Danang, au Vietnam. Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK / AFP
Donald Trump et Vladimir Poutine, le 11 novembre 2017, à Danang, au Vietnam. Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK / AFP

Le passage de Michael Flynn au poste de conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump aura été bref, mais intense. Flynn avait dû démissionner en février 2017, moins d'un mois après l'investiture du nouveau président américain après des révélations sur des conversations avec l'ambassadeur russe dans lesquelles il le rassurait, «alors que l'administration Obama –toujours au pouvoir– ordonnait des sanctions après son ingérence présumée dans l'élection présidentielle américaine, en décembre dernier», comme nous l'expliquions alors.

Mais visiblement, Michael Flynn n'avait pas des problèmes qu'avec le vice-président à qui il avait menti sur cette histoire. Quartz revient sur une anecdote sortie d'une dépêche de l'agence de presse américaine AP et d'un article du Wall Street Journal et dans lesquels on découvre toute la frustration de Donald Trump à son égard.

«Des memos déclassifiés de l'ancien directeur du FBI, James Comey montrent le mécontentement de Donald Trump quand il a appris bien plus tard qu'un chef d'État étranger (dont le nom avait été censuré dans les mémos) avait été le premier à le féliciter après son investiture et que son son principal conseiller à la conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, avait mis des jours à le lui dire.»

Poutine a décroché le téléphone en premier

Selon AP et le Wall Street Journal, ce chef d'État était donc Vladimir Poutine. Le WSJ raconte ensuite comment Trump a découvert tout ceci:

«Cet appel a été dévoilé à Trump lors d'un déjeuner avec Theresa May au cours duquel il la remerciait d'avoir été la première à l'appeler. Michael Flynn s'est immiscé dans la conversation et a expliqué que c'était Vladimir Poutine, et non Theresa May qui avait appelé en premier et que Donald Trump devait bientôt le rappeler, selon plusieurs sources.»

Dans ce mémo, James Comey écrit que plus «Donald Trump a répondu véhément qu'attendre six jours pour rappeler quelqu'un n'était pas approprié pour quelqu'un d'un tel pays. [...] Il a expliqué que s'il avait appelé [censuré] et n'avait pas eu de réponse pendant six jours, il aurait été furieux».

«Vladimir Poutine avait hâte de lui parler»

En racontant cette histoire, Comey assure que le président américain a pointé ses doigts vers sa tête et a dit: «Ce gars a de graves problèmes de jugement.» Une phrase largement reprise dans la presse américaine depuis quelques jours.

À l'époque, le New York Times avait expliqué que Michael Flynn avait fait exprès de repousser la conversation entre Vladimir Poutine et Donald Trump afin de satisfaire le «protocole», qui veut qu'en tant que représentante de l'alliée des États-Unis, la cheffe du gouvernement britannique soit la première à discuter avec le président-élu. Et ce, même si visiblement, «Vladimir Poutine avait hâte de lui parler».

Les deux hommes avaient finalement pu se parler au téléphone le 28 janvier, huit jours après l'investiture du 45e président américain.

Slate.fr

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