Santé

Passer trop de temps en position assise peut endommager votre cerveau

Temps de lecture : 2 min

La station debout n'a pas que des avantages, mais elle a au moins le mérite de ne pas nous abîmer la tête.

Primary seating | Kevin Dooley via Flickr CC License by
Primary seating | Kevin Dooley via Flickr CC License by

Passer ses journées dans un fauteuil, aussi confortable et ergonomique soit-il, ne serait pas sans risques. C'est ce qu'a démontré une équipe de recherche d'UCLA. Les chercheurs et chercheuses de l'université californienne ont étudié les conséquences d'un comportement sédentaire sur quelques-unes des fonctions vitales de hommes et de femmes d'âge moyen, ainsi que de personnes âgées.

Les conclusions sont édifiantes: non seulement les sujets restant trop longtemps assis accroissent leur risque de maladie cardiaque, de diabète ou de décès prématuré, mais les effets sur le cerveau sont également indéniables. La position assise aurait notamment une influence sur la mémoire puisqu'elle contribuerait à affiner considérablement le lobe temporal médian.

2% de lobe temporal en moins par heure en position assise

Âgées de 45 à 75 ans, les personnes observées ont confié rester assises chaque jour pendant une durée variant de 3 à 15 heures. D'après l'équipe de recherche, à chaque heure passée quotidiennement en position assise correspond un désépaississement de 2% de ce lobe temporal médian. Autrement dit, explique la biostatisticienne Prabha Siddarth au site UPI, «passer 5 heures en position assise revient à perdre 10% d'épaisseur» par rapport à quelqu'un qui ne s'assiérait jamais.

Aucun lien de corrélation n'a en revanche été trouvé entre le degré d'activité physique des personnes et l'état de leur lobe temporal. L'idée selon laquelle une quantité suffisante de sport pourrait compenser les dommages de la sédentarité est donc fausse dans le cas du cerveau. «Nous n'essayons pas de dire que l'activité physique est inutile», précise Prabha Siddarth.

Il serait possible d'enrayer les effets de la position assise en prenant régulièrement des pauses, ajoute la chercheuse, pour qui la continuité de la station assise constitue le principal problème. Siddarth ajoute que de nombreuses recherches restent à mener sur le sujet, notamment sur l'intensité intellectuelle des activités menées par les personnes lorsqu'elles sont assises. Réfléchir à un problème complexe sur sa chaise de bureau ou regarder une émission de C8 dans son canapé n'a sans doute pas les effets à long terme sur le cerveau, mais cela reste à établir précisément.

En outre, les avantages et les inconvénients de la position allongée n'ont pas encore été traités, mais on peut croiser les doigts et espérer très fort que passer ses journées au lit puisse avoir des effets positifs sur le cerveau.

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