Politique / Culture

Spirou, derrière les bulles, un message politique

Temps de lecture : 13 min

Le groom et son copain journaliste ont occupé l'imaginaire de nombreux enfants, avec des histoires qui ont un sens.

Un Spirou gonflable pendant le Festival de la B.D. de Bruxelles, le 6 septembre 2014. | Emmanuel Dunand / AFP
Un Spirou gonflable pendant le Festival de la B.D. de Bruxelles, le 6 septembre 2014. | Emmanuel Dunand / AFP

L’adaptation cinématographique de la bande dessinée Gaston Lagaffe est sortie: le «héros sans emploi» n’y travaille plus à la rédaction du journal Spirou, mais dans une start-up productrice d’articles inutiles. Officiellement, il s’agit de moderniser l’histoire. Mais la dévalorisation du lieu de naissance du personnage peut aussi faire signe, alors même qu’en ce mois d’avril 2018 l’hebdomadaire fête ses 80 ans. Car la rédaction de Spirou ne produit pas de l’inutile éphémère, mais du papier qui raconte des histoires. Et ces histoires ont un sens, y compris et ô combien: un sens politique.

Édition spéciale de Spirou publiée le 16 janvier 2015

Dans un numéro spécial publié après les attentats de janvier 2015, le magazine y affirmait pourtant fermement: «Spirou n’est pas un journal politique». Néanmoins, une lecture politique peut en être faite. Avant tout, du personnage phare: Spirou ou 80 ans de combats d’une gauche humaniste, anti-autoritaire, et pourtant teigneuse. Car si «à côté de Gaston, Julien Coupat est un petit rigolo», Spirou relève lui d’une constante acclimatation aux nouveaux combats prioritaires d’une social-démocratie qui aurait à la fois le courage de cogner et la volonté de demeurer indignée.

La politique à coups de poings

Bien sûr, on peut pointer les aspects conservateurs des personnages. Dupuis, la maison d’édition de la série, souhaite faire de la bande dessinée tous publics et, originellement, le créneau est celui de la bonne éducation catholique. Spirou et Fantasio ne représentent rien qu’eux-mêmes, ils n’ont été élus par personne, et c’est souvent une affaire personnelle qui les amène à combattre des puissants méchants. Au départ, les personnages ne portent guère d’autres valeurs que celles de l’amitié et de l’aventure. Cette dernière se fait à coups de poings. Il faut relire les histoires de Spirou des années 1950 pour constater à quel point la socialisation de la violence a évolué dans les sociétés d’Europe occidentale, à quelle vitesse elle a été dévalorisée: c’est un marqueur saisissant.

Les actuels auteurs de la série, Yoan et Vehlmann, en ont d’ailleurs fait un élément de départ d’une aventure, «Dans les griffes de la vipère»: une multinationale qui veut acheter Spirou (le journal… et la personne elle-même) fait déposer une plainte par des familles dont l’avocate énumère les incitations à la violence véhiculée par la série, entraînant la condamnation de Spirou... Il se retrouve enfermé sur une île poussée à la banqueroute par la même compagnie qui l’a ensuite rachetée à vil-prix et en a fait un enfer ultra-libéral… Il parvient à s’enfuir. Mais la firme fait croire aux lecteurs du journal de Spirou qu’il s’agit d’un jeu, Spirou se dissimulant et devant être signalé sur Twitter par des lecteurs qui le repéreraient et qui gagneraient ainsi des cadeaux. La critique du capitalisme moderne organise ainsi toutes les péripéties d’un récit d’aventures lisible de «7 à 77 ans», comme disaient les lecteurs du rival journal de Tintin.

Dans les albums d’André Franquin, aux commandes de la série de 1946 à 1968, Spirou ne cogne au départ que ce qui est à portée de poings. C’est une sorte de poulbot bruxellois, avec un penchant pour la morale compensant celui pour la bagarre de rue (voir l’album 4 aventures de Spirou, 1953). Mais son attitude évolue quant à l’autorité. On le voit, par exemple, avec sa relation aux frontières, aujourd’hui tant sanctuarisées dans l’opinion publique. Dans l’histoire courte «Mystère à la frontière» (1950), il est encore sous l’influence du moralisme justicier de Tintin, venant aider la police à démanteler un trafic de drogue international. Mais, deux ans après, lui et Fantasio poursuivent le voleur du marsupilami quand des douaniers les stoppent et appliquent une grève du zèle. Les personnages s’énervent, dévastent le poste de douane, tabassent les fonctionnaires sur plusieurs pages. Jetés en cellule, ils finissent par se réconcilier avec les garde-frontières en échangeant des tournées au bar du Joyeux contrebandier. Le pli est discret, mais il est pris: les héros ne reconnaissent plus à l’État, selon la formule de Max Weber, le monopole de la violence physique légitime. Ils frapperont quand ils l’estiment légitime, selon leur morale souveraine.

Mais s’ils s’estiment libres de taper, ils demeurent des gentlemen. En 1955, les éditions Dupuis gomment les pistolets de gangsters qui poursuivent les héros, au grand dam d’André Franquin, dont les méchants se retrouvent les doigts tendus dans le vide. Mais les armes à feu sont l’objet d’une aversion absolue du personnage de Spirou, qui ne cesse de leur vouer une détestation qui ne sera remise en cause qu’à la fin de la période où Tome et Janry en sont les auteurs. Cherchant à moderniser la série, ils ajoutent une petite dimension sexy (moins lourde que dans leur série du Petit Spirou néanmoins) et, surtout, acclimatent leur héros aux revolvers et à une action plus agressive. C’est là un lourd contresens par rapport à des décennies d’histoires qui explique en partie l’échec de cette tentative de réorientation.

Totalitarisme d'opérette

Dans la série, l’ordre est soupçonné d’aisément dériver vers l’autoritarisme, la puissance est un excès en soi qui ne peut que mener à son emploi démesuré. Ainsi de la saga de Zorglub, savant fou qui grâce à sa zorglonde transforme les hommes en soldats sans volonté autre que de lui obéir, les Zorglhommes. Ceux-ci s’expriment dans la zorglangue, prononçant tous les mots à l’envers, l’idée reprenant ainsi au totalitarisme, et en particulier au nazisme, sa façon de reconstruire le langage pour imposer son monde. Tous les codes graphiques sont empruntés au nazisme. Franquin n’est pas pour autant une personne hantée par les fascismes encore récents. Dans ses premières histoires, il réutilise même quelques poncifs racistes contre les juifs et les Africains comme ressorts de gags. C’est en mûrissant que s’est faite sa conscientisation idéologique, avec son propre désarroi face au fait qu’il ait pu, jeune homme, lui même colporter de tels clichés –mais il s’agaçait également de la façon dont certains journalistes ou essayistes venaient traquer les traces de racisme dans toute la vieille bande dessinée, comme si tout gag devait être soumis à des règles de politiquement correct intemporel.

Si Franquin invente un totalitarisme d’opérette avec Zorglub, ce n’est pas disjoint de son temps. Les deux histoires sont publiées dans le Journal de Spirou entre 1959 et 1960. Si c’est en 1963 qu’Hannah Arendt parlera de «banalité du mal», c’est en 1951 qu’elle a publié Les Origines du Totalitarisme. La jonction des deux se fait clairement par les Zorglhommes. Mais la méfiance envers une autorité qui pourrait devenir totalitaire est marquée par le fait que les Zorglhommes sont recrutés parmi les forces de l’ordre. Dans Spirou, l’État comme le capitalisme doivent être à une place mesurée –on peut retrouver là l’esprit du conservatisme chrétien social de la bande dessinée belge des débuts.

Cette prudence s’étend aux moyens de communication modernes: plus ou moins manœuvré par Zantafio, l’infâme cousin de Fantasio, Zorglub utilise la zorglonde dans des publicités, prenant le contrôle de l’esprit des auditeurs pour les forcer à acheter des savons et dentifrices qu’il produit. Les petites gens se ruinent, entassant des montagnes de produits inutiles qu’ils finissent par devoir manger pour survivre… La démocratie capitaliste peut porter la dérive totalitaire est-il en somme dit en pleine Guerre froide; elle serait, elle aussi, grosse du cauchemar orwellien.

D’ailleurs, les États-Unis de Spirou ne sont pas ceux de Tintin: ce sont les histoires new-yorkaises de mafias italienne et chinoise de Tome et Janry, et c’est le simulacre d’Hollywood, des Chapeaux noirs (1952) au prochain album annoncé, ou dans un récent one-shot (une série parallèle où des auteurs proposent une vision alternative de l'univers –le prochain sortant ce 20 avril et portant très loin le concept).

L’Amérique n’est pas un horizon, juste une illusion: malgré son pharmacien alcoolique, ses habitants toujours prêts à vous chasser en meute, son maire, caricature du politicien capable de clamer que «le champignacien, poursuivant son droit chemin, tourne délibérément ses pas vers l'avenir, car il sait qu'agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont il abreuve ses enfants», c’est le bucolique village de Champignac qui représente le lieu où les héros s’échappent. Si ce n’est pas la vision réactionnaire du hameau qui serait parfait car traditionnel et sans conflit, c’est que les héros sont trop optimistes pour être réactionnaires, et aussi trop lucides pour croire que le passé soit un sésame –idée formulée en 2016 avec une parfaite mise en abyme dans un dialogue de Yoan et Vehlmann dans La colère du Marsupilami, où Fantasio lance à Spirou autant qu’aux lecteurs: «Au fond, tu n’es pas si différent de Zantafio qui remâche ses souvenirs d’un âge d’or révolu».

Qui est l’Ennemi?

Cette vision n’est pas limitée à la période de Franquin. Dans le contexte des années 1980 de retour à la Guerre froide, avec entre autres le programme de «Guerre des étoiles», le dépassement de l’homme par ses capacités technologiques homicides revient à travers la guerre bactériologique et la robotique. En 1985, les auteurs Tome et Janry font connaître aux héros un voyage dans le temps les emmenant en un monde où le fils de Zorglub règne en maître absolu: le temps a été aboli et les montres remplacées par des «skons» qui dictent aux personnes l’action qu'il leur faut mener à chaque moment. L’être humain d’aujourd’hui dont la journée est planifiée par le smartphone et scandée par ses notifications d’applications pourra relire cette histoire avec quelques délices...

Les limites de la science et de la violence légitime sont en fait celles du projet politique. C’est le sens de l’incroyable séquence du «Voyageur du mésozoïque» (prépubliée dans le journal en 1957). Une horde de savants travaille autour de la naissance d’un dinosaure géant (pour résumer) quand ce dernier dévore l'un d'eux. Ses pairs se désolent de la tragédie, puis, quand le comte de Champignac leur révèle qu’il avait invité la malheureuse victime pour qu’elle puisse se reposer un peu de ces travaux sur une super-bombe, se réjouissent. Spirou tique à ce changement d’attitude, devant continuer à représenter la morale, mais, comme avec les Zorglub, la leçon est claire: le docteur Folamour, voilà l’ennemi!

Cependant, si dans le propos de la série, la science doit être éthiquement encadrée, Spirou n’est pas technophobe. Les albums réalisés par Fournier ou Morvan et Munuera accordent une large place aux éléments fantastiques et de science-fiction, mais chez Franquin la science à la fois prodigieuse et éthique est celle du comte de Champignac qui, sur la base des champignons qu’il découvre, produits des effets extraordinaires. La nature est un garde-fou de l’éthique.

Si cette conscience parcourt toutes les périodes, les ennemis affichés ont changé. Après le totalitarisme de Zorglub il y eut diverses organisations et dictateurs. Dans QRN sur Bretzelburg, Franquin raconte l’histoire de deux pays en conflit, dont les populations sont affamées par une course à l’armement, mais dont les deux despotes sont en fait le même comédien escroc, et dont les armes ne sont en fait que les conserves de nourriture qui manquent tant, déguisées. Spirou n’est pas Tintin: quand il repart les tyrans sont à bas, et le dernier dessin montre un ancien résistant qui balaye les armes… Jean-Claude Fournier revient sur ce rapport entre dictatures et nourriture, avec l’histoire en deux tomes (1979 et 1980) d’un régime asiatique narco-dictatorial où les héros font entrer semences légales et machines agricoles en faisant croire qu’il s’agit d’un convoi d’armes.

Les ennemis affichés sont donc ceux des gauches social-démocrates. Spirou défend la «société ouverte», et la montée du Front national entraîna ainsi en 1993 une fable antiraciste, Le Rayon noir. Les actuels auteurs déclinent depuis quelques tomes une liste de méchants tout à faits conformes à l’évolution du temps, puisque, outre les capitalistes transnationaux, Spirou et Fantasio ont même visité un pays ressemblant fort à l’Irak, avec sa guerre civile et ses islamistes. Ici, comme dans le pays sud-américain de Palombie, inventé par Franquin et continué par eux, ou lors de leur aventure en Australie avec Tome et Janry, les héros se montrent soucieux de la préservation du milieu et de la culture des populations indigènes. L’action des héros change les rapports de force au bénéfice des dominés, mais jamais ils ne leur donnent consignes pour organiser le nouveau monde. Spirou et Fantasio sont souvent des libérateurs, mais ils ne sont pas accusables d’impérialisme, même s’ils ont eu donc, à travers leurs actions contre des dictatures, quelques décennies d’avance quant à la notion de droit d’ingérence.

Cette tendance consensuelle explique les angles morts de la série: nos globe-trotters reporters et aventuriers vivent dans un monde où Israël et Palestine n’apparaissent pas, et où, quand ils interviennent en Afrique, le rôle du méchant est tenu par un Blanc, que ce soit avec Franquin en 1959 ou avec Fournier en 1974. Cette dernière histoire se situant au Sénégal, on pourrait citer le discours de Nicolas Sarkozy qui, à Dakar, argua que l'Africain n'était pas entré dans l'Histoire. L’anticolonialisme et l’antiracisme font que les Africains ne sont pas des antagonistes, mais cela aboutit involontairement à ce que les personnages africains n’aient pas la possibilité d’être des protagonistes.

Une éthique critique

Malgré les bagarres, la porte du retour à l’humanité demeure ouverte: il y a du bon en Zorglub, qui redevient l’ami des héros. Cette rédemption n’est pas offerte à Zantafio, l’éternel salaud de la saga. Qu’il soit aventurier, dictateur, second de Zorglub, membre de la mafia russe, il n’a jamais pour seul mobile que de s’enrichir. Moins que le double négatif de Fantasio, il est l’appât du gain fait homme, et tous ses crimes en découlent. Ce lien à l’argent comme déterminant le choix entre le Bien et le Mal a été fortifié dans les années 1980 par la reprise de Tome et Janry. Franquin avait regretté l’embourgeoisement qu’il avait fait connaître aux personnages, dotés à la fin de sa période d’une vaste maison et d’une voiture de sport mythique, la Turbotraction. Tome et Janry en font des fauchés, d’autant plus héroïques dans leur façon de se dévouer aux autres et de combattre des ennemis qui, eux, ont fait le choix du lucre.

L’écologisme prend également une place naturelle dans des récits déjà tant structurés par l’image de la nature. Zorglub, Zantafio, Zabaglione: les pires ennemis sont tous à un moment assommés par un surpuissant coup du marsupilami, force indomptable et originelle. Dans l’histoire récente marquant son retour dans la série (dans La colère du Marsupilami), les auteurs ont mené la métaphore au bout: Zantafio veut récupérer le marsupilami pour faire fortune en brevetant ses gênes. Il est mis en déroute par la zorglonde qui fait converger contre lui tous les ennemis de la jungle. Il y disparaît en maugréant qu’un jour il sera riche, sans apercevoir dans les branches les Indiens indigènes qui s’apprêtent à leur tour à le châtier. La nature inachetée, inachetable, triomphe de la culture de l’argent-roi.

Si Spirou représente donc la morale, la série, elle, porte bien une éthique, c’est-à-dire une morale appliquée dans une conduite. Là aussi, c’est ce qui explique le ratage de certains auteurs trop peu soucieux de cette dimension humaniste, sociale et populaire. En particulier, le scénariste Yann, qui depuis plusieurs années tente une sorte d’offre publique de reprises de l’œuvre de Franquin, a-t-il voulu en 2009 appliquer son humour cynique à un Spirou replacé dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, dans Le groom vert-de-gris.

Mais, dans sa vision tout se vaut, les résistants ne sont guère différents des nazis. Ce relativisme mine les fondamentaux mêmes du récit et, au contraire de ce que souhaiterait affirmer la transgression apportée, lui fait perdre la charge subversive de la série –car est sans doute plus incorrect aujourd’hui de défendre un humanisme égalitaire de combat qu’un cynisme post-moderne. Le dessinateur Joan Sfar, certes trop régulier des interventions excessives, avait bien pointé le malaise produit, alors que, sur le même thème, Émile Bravo a su produire un volume d’une extrême finesse narrative Le journal d'un ingénu. On retrouve le même décalage complet d’auteurs ayant mal saisi les personnages qu’ils manœuvrent dans son album numéro 50 Aux sources du Z, déroute scénaristique et catastrophe humoristique s’achevant avec une vision de Spirou dans le futur, sorte de play-boy high-tech philanthrope améliorant le monde depuis un aéronef et selon ses plans. On est bien loin du caractère spontanéiste, individualiste et libertaire du personnage.

Les crises et atermoiements de la série pourraient être placés en vis-à-vis de cycles politiques. Mais, à travers ses huit décennies de bons et loyaux services, Spirou dit nettement plus que cela: de l’âge des masses à celui des individus aussi atomisés que globalisés, la série raconte en fait le combat de gens ordinaires, d’un petit gars rouquin et têtu, sans autre capital que son courage physique, afin de rendre le monde plus vivable, sans jamais vouloir imposer pour autant de dogmes aux autres. En ces temps où chacun préjuge de tout dans des polémiques incessantes, Spirou est une école du doute et de la volonté, des niveaux de gris perçus par un brave homme qui souhaite non marquer le monde, mais le rendre un peu plus léger, ici et maintenant. C’est un optimisme mesuré, mais cela fait nettement plus de 80 ans que ça nous fait courir.

Nicolas Lebourg Chercheur en sciences humaines et sociales

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