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Comment détecter qu'une guerre va bientôt être déclarée

Temps de lecture : 13 min

Petite liste des indices permettant de savoir si Trump a l’intention d’attaquer un autre pays.

The big red button | włodi via Flickr CC License by
The big red button | włodi via Flickr CC License by

Les États-Unis sont-ils sur le sentier de la guerre? De plus en plus de gens semblent le penser, surtout depuis que le président Donald Trump a renvoyé plusieurs des grandes personnes de son entourage qui, selon plusieurs sources, tempéraient ses pires instincts et qu’il s’est attelé à la nomination de va-t-en-guerre tels que le directeur de la CIA Mike Pompeo et l'ancien ambassadeur aux Nations unies John Bolton. Dans le New York Times Magazine du 26 mars dernier, Robert Worth décrit le secrétaire à la défense James Mattis comme la seule voix de la raison dans le nouveau «cabinet de guerre» de Trump et met en avant les risques de conflits avec l’Iran, la Corée du Nord et peut-être quelques autres pays. À quel point devons-nous nous inquiéter, et comment savoir si Trump envisage sérieusement de déclencher une guerre?

Trump en avril 2018 | Mandel Ngan / AFP

La première chose qu’il faut garder à l’esprit, c’est que les chefs d’État ne déclenchent pas des guerres s’ils pensent qu’elles seront longues, coûteuses et susceptibles de déboucher sur une défaite. Bien sûr c’est ainsi que se terminent nombre d’entre elles, mais les dirigeants qui les initient le font parce qu’ils se persuadent tout seuls que le conflit sera rapide, pas cher et couronné de succès. Avant la Première Guerre mondiale, les dirigeants allemands croyaient que le plan Schlieffen leur permettrait de battre la France et la Russie en quelques mois, et Hitler, qui entretenait le même genre d’espoir avec la blitzkrieg, avait construit l’intégralité de la machine de guerre nazie sur l’hypothèse que la guerre serait brève. Le Japon savait qu’il ne pouvait gagner une longue guerre contre les États-Unis, et l’attaque contre Pearl Harbor était un pari désespéré de Tokyo qui espérait ainsi ébranler le moral des Américains et convaincre Washington de lui laisser le champ libre dans l’est asiatique. Saddam Hussein ne pensait pas que quiconque s’opposerait à son annexion du Koweït, et George W. Bush et les néo-conservateurs (tout comme Bolton) croyaient sottement que la guerre en Irak serait facile, vite faite et autofinancée.

Dans une démocratie, les leaders déterminés à partir au combat doivent aussi convaincre l’opinion publique de la nécessité et de la logique de lancer le «dé de fer» de la guerre, pour citer le chancelier allemand Theobald von Bethmann-Hollweg en 1914. Le Congrès américain a renoncé à son droit constitutionnel de déclarer la guerre il y a bien longtemps, ce qui donne aux présidents une bonne liberté d’action, mais aucun président n’est susceptible d’ordonner le recours à la force à grande échelle (contrairement à celui de drones ou à des raids plus modeste) s’il pense que le public y est absolument opposé. Lui et son équipe opteront plutôt pour déployer le plus d’efforts possibles afin de se gagner l’approbation de l’opinion publique.

Donc, si un président et ses conseillers décident qu’ils veulent déclencher une guerre, comment vont-ils s’y prendre pour en vendre l’idée? Voici les cinq principaux arguments que les faucons mettent généralement en avant lorsqu’ils cherchent à justifier une guerre. Considérons-les comme «Les Cinq Signes Avant-Coureurs de l’Imminence de la Guerre».

1.La menace est sérieuse et elle s’intensifie

La logique de base derrière la guerre préventive est l’hypothèse que la guerre est inévitable et qu’il vaut mieux se battre maintenant que plus tard. Ainsi, l’Allemagne est entrée en guerre en 1914 parce qu’elle pensait (faussement) que la puissance russe n’allait pas tarder à éclipser la sienne, et l’administration Bush a attaqué l’Irak parce qu’elle pensait que Saddam Hussein voulait à tout prix se procurer des armes de destruction massive et que la situation deviendrait intolérable s’il y parvenait. Par conséquent, quiconque va chercher à déclencher une guerre tentera de convaincre le public que les États-Unis font face à de nombreuses circonstances défavorables et que le déclin de son statut ne peut s’inverser que par le biais de l’action militaire. Quelle leçon en tirer? Soyez à l’affût de termes comme «fossés», «ligne rouge», «point de non-retour» ou «le compte à rebours est enclenché», qui sous-entendent que les États-Unis doivent agir avant qu’il ne soit trop tard.

Il est par conséquent préoccupant que l’administration Trump insiste pour dire que les capacités nord-coréennes en termes d’armes nucléaires et de missiles, qui ne cessent de s’améliorer, constituent une menace existentielle intolérable, et que d’autres bellicistes invoquent le spectre macabre et menaçant d’un nouvel «Empire perse» qu'il faudrait vaincre avant qu'il n'ait eu l’occasion de s’approprier toute la région. Les deux affirmations impliquent que la sécurité de l’Amérique est en train de se réduire comme peau de chagrin, ce qui rend la guerre quasiment impossible à éviter.

Bien sûr, ce genre de sombres mises en garde reposent à peine plus que sur des conjectures quant à ce que l’avenir réserve, et elles s'inspirent généralement des hypothèses les plus pessimistes sur la direction potentielle des tendances en cours. Si les États-Unis sabordaient l’accord nucléaire iranien et que Téhéran finissait par se procurer l’arme atomique, par exemple, rien ne laisse penser que la dissuasion ne fonctionnerait pas de manière aussi efficace qu’avec d’autres puissances nucléaires. De même, il n’est pas si évident que la capacité militaire croissante de la Corée du Nord dans le domaine des missiles et des armes nucléaires doive inévitablement mener à une escalade de son agressivité –et encore moins à la certitude que cela constituerait une menace directe pour les États-Unis. Il est tout aussi probable qu’elle deviendrait plus coopérante une fois débarrassée de l’angoisse d’un possible changement de régime soutenu par les États-Unis. Attention, je ne suis pas en train de dire que cela serait forcément le cas, mais c’est aussi plausible que de penser qu’obtenir des armes de destruction massive ou de meilleurs missiles inciterait soudain Pyongyang ou Téhéran à déchaîner leurs foudres impérialistes. Parce que l’avenir est toujours incertain, la crainte de circonstances défavorables qui pourraient ne jamais se matérialiser est un bien mauvais prétexte pour justifier une guerre et surtout pour un pays aussi puissant, riche et sûr que les États-Unis aujourd’hui. C’est pour cette raison que le chancelier allemand Otto von Bismarck avait qualifié la guerre préventive de «tentative de suicide par crainte de mourir».

Notez au passage que la logique de la guerre préventive implique que les États-Unis sont encore bien plus forts et plus sûrs que n’importe lequel de leurs adversaires et qu’ils n’ont donc pas besoin d’entrer en guerre sur un coup de panique. Ce qui nous amène au n°2.

2. La guerre sera facile et ne coûtera pas cher (mais seulement si nous agissons tout de suite)

Comme noté ci-dessus, personne ne lance une guerre s’il ou elle est convaincu(e) qu’elle sera longue, coûteuse ou susceptible de déboucher sur une défaite. De même, quiconque a l’intention d’expliquer que la guerre est nécessaire doit se convaincre lui-même, et convaincre l’opinion publique, qu’elle sera facile et que la victoire sera à la fois inévitable et peu coûteuse. En pratique, cela implique de persuader les gens que le coût pour les États-Unis sera négligeable, les risques d’escalade contrôlables et l’issue probable facile à prévoir.

Plus il est question «d’options limitées», de «coup de semonce», de puissance aérienne, de possibilité de conduire des «attaques chirurgicales» sans dommages collatéraux [...], plus il est légitime de se faire du souci.

Quels sont les indices à guetter dans ce cas? Eh bien, plus il est question «d’options limitées», de «coup de semonce», de puissance aérienne, de possibilité de conduire des «attaques chirurgicales» sans dommages collatéraux ou d’autres scénarios soi-disant contrôlables, plus il est légitime de se faire du souci. Ce sont là les signes qu’un gouvernement est en train de se persuader lui-même qu’il dispose d’une foule d’options qui feront des ravages chez son ennemi tout en ne présentant que très peu de risques pour le pays. Et il y a lieu d’être particulièrement inquiet lorsque ceux qui prônent la guerre semblent conjecturer que l’ennemi va se conduire exactement comme ils le voudraient, au lieu d’avoir des réactions qu’ils n’auraient pas anticipé. «L’ennemi aussi a le choix» est un cliché familier mais c’est aussi une idée que les faucons écartent régulièrement lorsqu’ils expliquent qu’il faut agir.

3.La guerre va résoudre tous (ou en tout cas la plupart de) nos problèmes

Les va-t-en-guerre promettent généralement que la victoire résoudra tout un tas de problèmes à la fois. Saddam Hussein pensait qu’envahir le Koweït serait un coup de maître qui éliminerait d’un coup ses principaux créanciers, augmenterait le PIB de l’Irak de plusieurs milliards de dollars du jour au lendemain, augmenterait son influence sur l’Arabie Saoudite, calmerait les mécontentements à l’intérieur du pays et lui donnerait les moyens de rivaliser avec l’Iran à la puissance potentiellement plus conséquente. De même, Bush et les néo-conservateurs estimaient que renverser le président irakien permettrait d’éliminer un agresseur potentiel, enverrait un message aux autres candidats à la prolifération, rétablirait la crédibilité des États-Unis mise à mal depuis le 11-Septembre et lancerait un processus de démocratisation au Moyen-Orient qui finirait par atténuer le danger du terrorisme islamique.

Le 9 avril 2003, la statue de Saddam Hussein à Bagdad était déboulonnée. | Patrick Baz / AFP

Les faucons aiment aussi exposer le revers de la médaille: selon eux, ne pas agir maintenant (ou bientôt) aurait des conséquences funestes. Non seulement cela permettrait à la balance des pouvoirs de se retourner aux dépens des États-Unis (cf le numéro 1), mais cela pousserait également les autres à douter de la résolution du pays et de sa crédibilité. En d’autres termes: si les États-Unis utilisent la force, cela forcera le respect des autres États, ce qui ne fera que renforcer le mécanisme de dissuasion, et la paix se répandra sur le monde. En revanche s’ils n’agissent pas, cela enhardira leurs adversaires, affaiblira leurs alliés et le monde s’enfoncera dans les ténèbres.

Ce qui est incroyable avec ce genre de revendications c’est la régularité avec laquelle elles sont recyclées. Peu importe le nombre de fois où les États-Unis vont en guerre ou ont recours à la force –et ils ont fait les deux vraiment souvent aux cours des dernières décennies– ce n’est jamais assez. Les effets positifs de leur vigoureuse détermination ne semblent jamais durer plus de quelques mois, en tout cas à croire les faucons qui ne tardent pas à expliquer aux Américains qu’il va falloir aller faire sauter un nouveau truc pour que les autres sachent bien qu’ils en sont capables et qu’ils n’hésiteront pas à le faire.

4. L’ennemi est diabolique. Ou fou. Peut-être même les deux

Si vous voulez mener un pays à la guerre, n’oubliez pas de diaboliser vos adversaires. Dépeindre le conflit comme un simple choc d’intérêts contraires ne suffit pas parce que si c’était le cas, le problème pourrait peut-être se résoudre grâce à la diplomatie et aux compromis plutôt que par la force des armes. Donc, les faucons se donnent beaucoup de mal pour dépeindre les adversaires comme des incarnations du mal et pour convaincre l’opinion publique que l’ennemi est moralement répugnant et irrévocablement hostile. Après tout, si un gouvernement étranger fait des choses répréhensibles et si son hostilité envers les États-Unis ne doit absolument jamais changer, alors la seule solution à long terme est de s’en débarrasser. Comme l’a dit l’ancien vice-président Dick Cheney: «Nous ne négocions pas avec le mal. Nous le vainquons.»

Les dirigeants iraniens sont généralement décrits comme des fanatiques religieux qui accepteraient le martyre de bon cœur, et les trois Kim de Corée du Nord comme des hommes bizarres, cinglés, extrêmement belliqueux.

Un autre raisonnement consiste à argumenter que les adversaires des États-Unis sont des agresseurs irrationnels et fanatiques, qui ne peuvent être découragés par leur puissance militaire supérieure, leur énorme arsenal d’armes nucléaires, leur solide réseau d’alliés et leurs divers instruments économiques. Ainsi, les dirigeants iraniens sont généralement décrits comme des fanatiques religieux qui accepteraient le martyre de bon cœur, et les trois Kim de Corée du Nord comme des hommes bizarres, cinglés, extrêmement belliqueux et par conséquent impossibles à dissuader. Peu importe que les deux régimes se soient montrés à maintes reprises non pas obsédés par le martyre et l’idéologie mais plutôt par l’idée de conserver le pouvoir et de rester en vie. Si vous voulez prêcher la guerre, il est plus efficace de clamer que ces gens sont dangereusement givrés.

Pourtant, lorsque cela les arrange, les faucons sont aussi parfaitement capables d’affirmer que l’ennemi est intelligent et sensé afin que le recours à la force ne semble pas dangereux. Un leader comme Kim Jong Un est supposé trop irrationnel pour se laisser dissuader, ce qui explique pourquoi les États-Unis doivent s’en occuper. Mais les faucons avancent également que si l’Amérique décide d’attaquer les infrastructures nucléaires de la Corée du Nord, il sera néanmoins possible de le convaincre de ne pas lancer de représailles contre les alliés des Américains ou contre les Américains eux-mêmes. Ceux qui prônent une attaque contre l’Iran ont recours au même genre d’arguments: les leaders iraniens sont soi-disant des fanatiques irrationnels que rien ne pourrait dissuader s’ils possédaient des armes nucléaires, mais ils auraient suffisamment de présence d'esprit pour rester tranquillement les bras croisés si l’U.S. Air Force conduisait une campagne de bombardements dévastateurs dans tout leur pays. Inutile de dire que lorsque vous vous retrouvez devant des arguments aussi ouvertement contradictoires, vous savez que nous êtes dans le royaume de la propagande pro-guerre plutôt que dans celui de l’analyse sérieuse.

5.La paix est antipatriotique

Le dernier signal d’alarme retentit lorsqu’une administration commence à se draper dans l’étendard national et à laisser entendre que tout scepticisme à l’égard de l’usage de la force démontre un manque de patriotisme. Pendant la guerre du Vietnam, Lyndon Johnson et Richard Nixon accusaient les activistes anti-guerre d’apporter aide et réconfort à l’ennemi, et une administration désireuse de vendre une guerre va forcément décrire ceux qui s’y opposent comme des gens sans volonté, naïfs ou insuffisamment impliqués dans la sécurité de leur pays. Si Trump envisage la guerre et que d’éminents personnages s’opposent à lui, il vous suffira de garder l’œil sur son fil Twitter pour le savoir.

Comme je l’ai déjà souligné, l’aversion actuelle des politiques américains à l’égard de la paix est déconcertante. Je suis un réaliste, pas un pacifiste, mais un pays dont la position mondiale est aussi favorable que celle des États-Unis a un intérêt évident à préserver la paix et la stabilité, et très peu à prendre de grands risques pour des gains modestes. Malheureusement, après 27 années à avoir joué à la nation indispensable et 17 années à livrer la guerre à la terreur, les Américains se sont habitués à des présidents qui tentent de résoudre des problèmes politiques et stratégiques complexes principalement en faisant sauter des trucs. Cette approche n’a pas très bien fonctionné, mais elle n’en reste pas moins la réaction par défaut des cadres de la politique étrangère. Souvenez-vous seulement du déferlement de soutien bipartisan que Trump a reçu lorsqu’il a lancé quelques dizaines de missiles de croisière en Syrie. C’était un geste exceptionnel qui n’a en rien affecté le cours de la guerre, et pourtant les Républicains –et les Démocrates– l’ont salué comme un signe que Trump prenait enfin ses responsabilités présidentielles au sérieux.

Si Trump choisit la guerre, où sera-t-elle le plus susceptible de se produire? Je dirais en Iran.

Ce que je veux dire, c’est que si cette administration décide qu’elle veut lancer une guerre, elle fera tout ce qui sera en son pouvoir pour intimider ou marginaliser les sceptiques. La manière la plus sûre de le faire consiste à mettre en doute leur patriotisme, dans l’espoir que tout le monde aura oublié combien de dégâts les faucons trop zélés ont causé ces dernières années.

Donc, si vous voyez l’administration déployer certains des arguments que je viens d’identifier (et pour être honnête, elle l’a déjà fait à un certain degré), méfiance. Ce qui peut compliquer la tâche cependant, c’est qu’une nation qui ne veut pas faire la guerre peut se conduire comme si elle avait des intentions belliqueuses dans l’espoir de convaincre le camp adverse de faire des concessions. C’est une manœuvre périlleuse, soit parce qu’elle peut alors être mise au défi de faire, soit parce qu'on peut se mettre à croire à sa propre propagande et se convaincre soi-même d’entrer petit à petit dans la guerre.

Si Trump choisit la guerre, où sera-t-elle le plus susceptible de se produire? Je dirais en Iran, pour deux raisons. Tout d’abord, la Corée du Nord possède déjà des armes nucléaires, pas l’Iran, donc les risques encourus en cas de guerre avec la première sont infiniment plus grands. Ensuite, même une guerre purement conventionnelle sur la péninsule coréenne rendrait la Corée du Sud, le Japon, la Chine et d’autres pays très nerveux; en revanche, les clients de l’Amérique au Moyen-Orient seraient absolument ravis de voir Trump succomber à leurs flatteries et attaquer l’Iran à leur place. Si Trump a envie de détourner l’attention de ses autres problèmes, ou s’il est déterminé à compenser la taille de ses toutes petites mains, une guerre avec l’Iran a beaucoup plus de sens qu’une guerre avec la Corée du Nord.

Ce qui ne veut pas dire que cela soit sensé. Je pense toujours qu’une guerre avec l’un ou l’autre pays est peu probable parce que les États-Unis n’ont pas grand-chose à gagner et beaucoup à perdre en déclenchant une nouvelle guerre. Nul besoin d’être un génie pour le comprendre. Mais c’est une piètre consolation parce qu’il m’est déjà arrivé de surestimer l’intelligence, la prudence et le bon sens de dirigeants américains. Malheureusement, il arrive que de très mauvaises idées soient mise en place quand même.

Stephen M. Walt Professeur à Harvard

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