Monde / Culture

En Inde, des cinémas itinérants pallient le manque de salles obscures

Temps de lecture : 2 min

Picture Time propose des cinémas à l'intérieur de camions.

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9.000, c'est le nombre d'écrans de cinéma en Inde, selon Quartz. Un nombre ridicule au regard de la population du pays -1,3 milliard d'habitants. Pour comparaison, les États-Unis et leurs 325 millions d'habitants possèdent 40.000 grands écrans. En outre, les multiplexes indiens sont concentrés dans les 30 plus grandes villes du pays, laissant les villes moyennes et les villages loin de la magie du cinéma.

Pour remédier à ce problème, un enfant du pays, Sushil Chaudhary, a créé Picture Time. Voyant les coûts exorbitants pour créer sa prope chaîne de salles de cinéma, ce quadragénaire a eu l'idée d'un cinéma itinérant:

«Je voulais donner accès à l'expérience du multiplexe aux habitants des villes moyennes et des zones rurales de l'Inde.»

Son aventure a commencé en 2015 avec un camion. Aujourd'hui, dix camions de Picture Time sillonnent les routes indiennes, et cent autres seront mis en circulation d'ici la fin de l'année. Et dans les trois à cinq prochaines années, Sushil espère compter pas moins de 3.000 «ciné-trucks».

Ces camions contiennent tout le matériel pour diffuser, en haute qualité, des films comme au cinéma. Ils sont placés à côté d'une structure gonflable, qui sert de salle (climatisée!) pour les spectateurs, et qui peut accueillir jusqu'à 150 personnes. Prix du ticket: entre 30 et 50 roupies (soit entre 37 et 62 centimes d'euros). «Je veux vraiment que ce soit abordable», confie Sushil:

«Je ne veux en aucun cas que le prix dépasse les 50 roupies.»

Les camions se rendent déjà dans les zones rurales des États de Chhattisgarh, Uttar Pradesh, ou encore Andhra Pradesh, et diffusent les derniers succès du cinéma bollywoodien. Sushil souhaiterait aller plus loin, explique Quartz, et «créer des zones de loisirs, construites autour de ces cinémas mobiles, où les gens pourraient venir pour regarder un film, ou juste pour traîner, et pour utiliser l'accès au wi-fi.»

Ce pari a un coût économique, qui laisse dubitatifs certains professionnels du milieu. Mais Sushil croit en son projet, dans ce pays qui produit le plus grand nombre de films au monde par an.

Slate.fr

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